Présentation rapide

Présentation rapide
Chaque jour est une coïncidence-_-_-_-_-_-_-
-_-_-_-_-_Chaque coïncidence est une chance
Chaque chance vaut la peine d'être prise-_-_-_




"J'ai caressé la soie, pleuré sur l'émeri,
J'ai flairé la nature, succombé aux encens,
Souri aux pleines chairs ou aux fines enfants,
Goûté des peaux d'ivoire ou tannées et brunies
Mes lèvres ont fait le tour de centaines de gorges
De longs et doux soupirs, ma mémoire regorge.
Mes mains ont possédé tant de corps, apeurés,
Réticents, furieux, enfin abandonnés,
Qu'il me faudrait au moins mille autres éternités
Pour couvrir le papier de mes nuits sans journées.
Il y a eu des cris, il y eut des plaisirs,
Des chairs laissées sans vie, d'autres emplies de désir
J'ai traîné sous la Lune mes contradictions
Ai fait craindre mon ombre, ai fait fuir à mon nom,
J'ai hanté les esprits des vierges romantiques,
Arrosé leurs prières de souffles oniriques.
J'ai traîné sous la Lune mes pensées errantes,
Allumé des brasiers de gorges incandescentes,
Sans le moindre remord, la moindre hésitation
J'ai fait craindre mon ombre et fait fuir à mon nom..."
*_*_*_*_*_*_*_*Isobel d'Aerys*_*_*_*_*_*_*_*_*_*



Pour ceux qui me connaissent déjà, j'ai voulu écrire quelque chose ici de plus "léger" que mon autre "fic' "...
Pour ceux qui ne la connaissent pas, cliquez ==> ici <== (En ligne jusqu'au 11 Novembre inclus)
Et pour avoir mon blog perso....vous pouvez toujours lire !!!!!

On m'a dit qu'il trainait par ici quelques vampires.....Je n'en sais pas plus que vous, mais à vrai dire, je n'y crois pas trop !!! Et puis, s'il y en a, n'y en a-t-il qu'un ou une ? Plusieurs ?....Aucun, du moins pour le moment ?....
A vous de voir...


Si vous voulez être prévenu des publications, laissez un com ici en précisant votre adresse, si elle n'est pas donnée....

Bonne lecture
&
Bienvenue
dans les méandres
de la vie...

M.A
# Posté le vendredi 02 mai 2008 12:22
Modifié le samedi 03 janvier 2009 13:03

Chapitre 1

Chapitre 1

D'un geste rageur, elle renverse le bac à glaçons et plonge ses mains dedans. Un puissant frisson lui remonte le long du dos, elle reste comme paralysée. Le contact avec la glace l'a réveillée, mais c'était surtout pour stopper le saignement d'une fine plaie sur sa main qu'elle a fait ces gestes. Elle sort de l'eau ses mains blanches dont les ongles sont devenus gris et les observe un moment avant de les essuyer grossièrement avec un torchon. Elle jette un regard à l'horloge et, sans plus se soucier de ce qu'elle a sorti auparavant, monte l'escalier en courant. Elle ouvre la porte de sa chambre à la volée, prend son téléphone sur le bureau, le glisse dans une poche de son manteau qu'elle enfile, attrape son sac et le met sur son épaule. Elle lance un dernier regard dans sa chambre, encore à moitié dans l'obscurité, histoire de s'assurer qu'elle n'oublie rien. Puis elle s'empresse de descendre et de rejoindre la porte, qu'elle ouvre sans ménagement. Une voix.
- Chérie ! Tu n'a pas rangé...!
La porte claque. Ce sera pour plus tard. Je traverse le jardin en courant et saute par dessus le petit portail. Je me précipite au bout de la rue. A quelques mètres de moi, je vois le bus partir. Je cherche à le rejoindre, car aucun ne passe après. A l'arrière du bus, la porte est encore ouverte, quelqu'un, de l'intérieur, me saisit le bras. J'ai tout juste le temps de réaliser et je me retrouve tirée à l'intérieur, contre celui ou celle que je serais tentée un instant d'appeller "mon sauveur". Les portes derrière moi se referment d'un coup.
Encore blottie contre "mon sauveur", je reprend mon soufle. Puis, réalisant que j'étais collée à un ou une parfait(e) inconnu(e), je me recule brusquement et lève timidement les yeux. Le jeune homme me sourit. Je me sens rougir légèrement mais tente tout de même de m'expliquer.
- Je...euh...enfin, désolée pour...euh...enfin, l'arrivée un peu...brutale...
- Mais ce n'est rien, répond-il en souriant de plus belle. Je m'appelle Aïen. Et vous ?
- Julia.
- Enchanté, ajoute-t-il avant de porter ma main, qu'il tient toujours dans la sienne, à ses lèvres.
Il y dépose un léger baiser, tout en me regardant. Je prie en vain pour ne pas rougir encore.
- Et tu...vous...avez quel âge ? interrogé-je
- 18 passés. Tu peux me tutoyer, il n'y a pas de problème...Et toi ?
- Comment ?
- Tu as quel âge ? Tu es au lycée ?
- 16...bientôt 17. Oui, je suis au lycée. Et toi ?
- En première année. Mais le lycée et l'Université sont à proximité et certains cours d'Uni sont dans le bâtiment du lycée. On pourra se revoir...?! ajoute-t-il avec un clin d'oeil.
Je hoche la tête et lui souris. Il me montre de la main deux places assises et nous y prenons place.

Il n'est pas trop grand, ni trop petit. Juste une tête de plus que moi. Un pantalon noir, un T-shirt ou sweat-shirt blanc et par-dessus une veste noire. Classique. Il regarde un instant droit devant lui, avec un air sérieux. Son visage a un air doux, calme...posé. Ses cheveux, blonds foncés, ne sont pas tout à fait courts, et pas vraiment mi-longs. Ils se retourne vers moi avec un sourire et entame la conversation. Nous parlons de tout et de rien. Puis il me pose une question, à laquelle je ne m'attendais pas...
- Tout à l'heure, quand tu es montée, pourquoi avais-tu... les mains si froides ? Alors que nous sommes en septembre et il ne fait pas froid ! Il fait même plutôt bon.
A son air intrigué, j'explose de rire. Je lui montre alors la petite plaie encore rouge sur ma main.
- Ca saignait un peu donc j'ai plongé mes mains dans l'eau froide pour l'arrêter.
- Froide ? Plutôt gelée !!! Mais, ajouta-t-il en fixant la plaie, c'était sûrement pas nécessaire je pense. C'est un peu démesuré...non ?
Il passa un doigt sur ma plaie et éloigna ses mains en regardant un instant les portes qui venaient de se refermer.
- Enfin, lâcha-t-il, ce n'est rien !...Donc si j'ai bien compris, tu es nouvelle ici ? Je te ferais visiter rapidement en arrivant, si tu veux.
Je hochais la tête. Nous continuâmes à parler jusqu'au terminus. Il me fit rapidement visiter, comme il l'avait promis. Puis il m'aida à trouver ma classe. La sonnerie retentit, nous nous séparions sur un sourire. Et la journée passa.
Le soir, je retrouvais Aïen dans le bus et lui racontais ma journée. Durant tout le trajet, il m'écouta attentivement, me regardait dans les yeux et parfois souriait. Son regard m'hypnotisait, et j'avais peine à le soutenir. Aïen était pour moi un mystère. Comme chaque nouvelle rencontre.
Quand je dus descendre, il me fit la bise et, me regardant droit dans les yeux, me demanda :
- A demain ?
Je hochais la tête en souriant et rentrais chez moi.

Verdict ?
# Posté le vendredi 02 mai 2008 13:09
Modifié le lundi 23 février 2009 08:13

Chapitre 2

Chapitre 2

Je poussais la porte. Roxy, mon chien, se précipita vers moi. Il s'arrêta brusquement et grogna. Je me baissais pour le caresser un peu puis allais au salon. Maman était assise sur le canapé, les jambes collées à sa poitrine, devant la télé. Des larmes coulaient le long de ses joues. Je jetais un rapide coup d'½il au poste et secouais la tête en souriant. Encore une de ces séries à l'eau de rose où l'on pleure tout le temps...Je posais un petit bisou sur sa joue, elle tourna la tête et me sourit. Je montai dans la salle de bain et jetais mon sac dans ma chambre au passage. Une douche rapide et je m'installais sur mon lit. Pas de devoirs aujourd'hui. Je lus un peu, jusqu'à ce que maman m'appelle pour manger. La table était mise pour deux.
- Papa n'est pas là ?
- Il est...au travail.
- Ah.
Au travail. Encore. Bizarrement, depuis qu'on avait emménagé ici, à l'autre bout du pays, il y a deux mois, Papa était souvent au travail jusque très tard. Enfin, ce n'était pas vraiment mes oignons. Nous commençâmes à manger en silence. Quelque chose me traversa l'esprit et je demandais :
- Max vient ce week-end ?
- Non. Je ne pense pas. Tu sais bien qu'il est resté là où nous étions avant. Je ne sais pas s'il va venir ce mois-ci. Et puis, tu sais...Bon, tu connais ton frère, il est grand maintenant. Il a fini ses études, il a voulu partir...
- Il n'a pas voulu partir ! m'écriai-je. Il a juste trouvé du boulot, tu vas pas lui reprocher !
- Non, non. C'est seulement qu'il me manque quand même un peu. C'est mon petit garçon. Mais il est grand maintenant, fit-elle avec un sourire. C'est comme toi, tu grandis. Tu n'as plus besoin qu'on te lise des histoires le soir ! dit-elle en riant. Et sinon, comment c'est passé ta journée de cours ?
- Bien, les profs ont l'air sympa, pédagogues, et la classe...c'est comme tout, y a du bon et du mauvais !
- Oui, bien sûr...Et tu as rencontré du monde ? Tu as fait connaissance avec des gens en particulier ?
- Euh...murmurais-je en rougissant.
- Je vois, n'en dis pas plus ! répondit-elle avec un grand sourire. Et...comment il s'appelle ?
Je me levais précipitamment et commençais à la chatouiller. Elle se sauva dans le salon et nous courions dans toute la maison. Nous finissions écroulées de rire dans le canapé. Après l'avoir embrassée sur les deux joues avec ce qu'elle appelle des « bisous d'escargots » bien baveux, je montais me coucher.
Je me réveillais dans la nuit. Papa et Maman, sûrement dans la cuisine, parlaient à voix basses. Je me rendormis.

Le lendemain, je me levais en retard. Je me dépêchais et, comme la veille, attrapais le bus de justesse. Enfin « attrapais ». Disons plutôt que, comme la veille, Aïen m'attrapa de justesse.
- Décidemment ! me dit-il.
Je lui souris et lui fit la bise. Comme la veille, nous parlâmes de tout et de rien.
- Tu finis à quelle heure ? demandais-je
- 14h, j'ai un bon emploi du temps aujourd'hui !
- ...
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Je finis à 15h...Tu m'attendras ?
- Si tu veux. Mais je serais peut-être en retard, je dois poser des affaires chez moi.
- D'accord, c'est pas grave.
Nous continuâmes de parler, j'appris qu'il vivait avec des amis, « 3 garçons pour être précis ! J'ai eu beaucoup de liberté très jeune... ». Arrivés au terminus, nous nous séparâmes et, de mon côté, j'attendis 15h avec impatience.
L'après-midi , il arriva un peu en retard, mais décontracté. Jean, T-shirt blanc avec des motifs verts. Il me proposa d'aller faire un tour en ville. J'acceptais. Nous prîmes le bus, en direction opposée au retour, et arrivâmes au centre-ville au bout d'une demie heure. Nous flânions au gré de nos envies. Il me montra les coins sympas, les lieux à ne pas manquer « quand on a pas envie d'être seul »...Il me raccompagna chez moi et me laissa à l'arrêt de bus. Il me dit qu'il était un peu en retard, et que s'il l'était plus, il se ferait tuer par ces coloc'. Je rigolais, lui fit la bise, et rentrais chez moi. Comme la veille, Papa rentra tard, et il parla avec Maman.
Pendant cinq jours, il en fût ainsi. Et pendant cinq jours, j'étais triste. Mes parents ne se comprenaient plus vraiment et aucun signe d'Aïen.


Je sais, c'est sal*p, mais j'attends 10 com's pour la suite ^^
(et bronchez pas, j'ai pas l'habitude de faire ça)
Et côté positif, au moins, ça me laissera le temps xD
Bye !

Edit : je vais être gentille, je vais en demander que 5...
N'oubliez de me prévenir si vous voulez
être prévenus pour la suite ^^
# Posté le dimanche 04 mai 2008 09:22
Modifié le samedi 25 octobre 2008 10:44

C'est pas encore la suite !!!

C'est pas encore la suite !!!
"C'est pas encore la suite"...quel titre explosif, vous trouvez pas ? xD
Donc cet article ne sert à rien (jusqu'à maintenant), à part à me rappeller (j'ai une mémoire infaillible, vous saviez pas ?) les personnes que je dois prévenir...
Comme ça, vous savez où vous inscrire.

La règle du jeu : je mets des pseudos (msn, sky' ou pseudos tout court), sans préciser...
Et si vous avez un sky' ou un msn associé à votre pseudo et que vous souhaitez les rendre "visibles" (les sky' ou les msn), vous me le faites savoir et je mettrais un lien.
Un exemple (très bête, je vous l'accorde) : pseudo = vamp-really (skyblog, à rendre visible)
sur la liste donne vamp-really
Assez parlé, vous avez compris je pense...


Pour ceux qui me passent leur adresse mail, vous recevrez un mail de
m.ampublic@yahoo.fr lors des publications...

(vous pouvez aussi utiliser M.Ampublic@yahoo.fr ... plus facile à retenir)


Si vous m'écrivez , n'oubliez pas le " . " (point) entre "m" et "ampublic"


A prévenir :
# Posté le jeudi 08 mai 2008 12:23
Modifié le samedi 10 janvier 2009 12:50

Chapitre 3

Chapitre 3

Le lundi suivant, je montais dans le bus, comme d'habitude. Encore une fois, aucun signe d'Aïen. Je m'assis vers le milieu du bus. Pleins de questions se bousculaient dans ma tête : Qu'est-ce qui se passe entre mes parents, pour qu'il y ait cette atmosphère lourde et oppressante à la maison ? Que devient mon frère que j'admirais tant, avant de venir habiter ici loin de lui ? Et surtout comment allait Aïen, cet ami dont je ne pouvais plus me passer ? Je me sentais observée et levais la tête. En face de moi, un homme, à peine plus âgé qu'Aïen, me fixait. Un pantacourt ample pourpre à bords blancs, un t-shirt gris à motifs marron. Il avait les yeux d'un vert très sombre, presque noir, et des cheveux bruns attachés en queue de cheval. Il me regardait fixement et sans ciller. Je me sentais mal à l'aise et, pour échapper à son emprise, regardais par la fenêtre. Sans faire attention, j'approchais mon bras de la vitre et le retirais brusquement en étouffant un petit cri. La vitre était brûlante. Je me massais le bras et relevais la tête. Le jeune homme était parti, il venait de descendre du bus. Je descendis au terminus et, n'ayant rien d'autre à faire, je me dirigeais vers ma salle. Je m'assis sur le banc, fermais les yeux et laissais les rayons du soleil me chauffer doucement la peau. Puis, d'un coup, je sursautais : des mains s'étaient posées sur mes yeux. Je ne bougeais plus, mon c½ur se mit à battre plus vite.
- Aïen ? demandais-je
J'espérais en savourant cet instant. Je sentis un souffle chaud près de ma joue et mon oreille.
- Gagné... !
Je pris ses mains dans les miennes et me relevais précipitamment du banc. Puis, le plus simplement du monde, je lui sautais au cou. Un peu surpris, il me laissa faire et me colla un bisou bien claquant sur la joue.
- Je t'ai tant manqué que ça ?!?
- Rigole ! J'ai cru que tu t'étais fait massacré pas tes colocs, t'as même pas donné de nouvelles !!!
- Mais non !!! fit-il en rigolant. Je me suis pas fait massacré ! J'étais malade ! Mais je suis guéri maintenant...Et comment voulais-tu que je te prévienne ? En appelant le lycée ?
- Parfaitement ! Alors au moins, dis-moi où je peux te joindre la prochaine fois !
- Tu vas me passer ton numéro, et je te passerais le mien...
Il sortit de son sac un grand cahier où était écrit « Eco » et me présenta la première page, blanche. Je lui tendis mon agenda. J'inscris : Julia : 06 ** ** ** **. Puis je me tournais vers lui. Il avait fini de noter ses numéros.
- Dis, Aïen, t'as pas encore eu cours d'économie ?
- Comment veux-tu que j'aie eu cours d'éco, patate, vu que j'étais malade !
- C'est vrai, avouais-je en rougissant.
- De toutes façons, moi et l'éco...Bon, tu m'appelles sur le portable. Et si tu as vraiment besoin, si tu as essayé sur le portable plusieurs fois et que je ne réponds pas, tu peux appeler le fixe. Mais c'est en cas de vraie urgence, d'accord ? Les garçons n'aiment pas quand quelqu'un, à part un de nous quatre, appelle sur le fixe. Et, ils ne vont pas me tuer, rajouta-t-il avec un sourire, mais ils vont m'en vouloir de troubler la « tranquillité » de l'appartement.
La sonnerie retentit. Il me demanda si nous mangions ensemble le midi. J'acceptais avec un grand sourire. Je rentrais en classe. Devoir de maths. Et m....., j'adore les cours de première...
Le midi, je mangeais avec Aïen. A mon grand étonnement, il ne prit pas de viande. Je n'aimes pas le sang, m'avoua-t-il. Il me raconta sa semaine, à flâner chez lui ou dans un parc non loin. Il me dit qu'il s'était un peu ennuyé, et qu'il aurait préféré être à l'école. Je m'interrogeais : à l'école ? Pour les cours ou...pour me voir ? Il me sourit et me questionna sur ma semaine. Je lui racontais mes accablantes journées de cours.
- Et chez toi ? Il se passe rien ? Tu as vu ton frère ?
- Oh...non, je ne l'ai pas vu. Et puis, il se passe pas grand-chose, la routine quoi.
Je m'en voulais de lui mentir. Mais je ne voulais pas le mêler à une histoire où, moi-même, je n'en savais pas assez.
Les jours et les semaines passèrent. Nous étions souvent ensemble, à se balader en ville ou dans les parcs alentours. Le week-end, il venait chez moi, quand mes parents n'étaient pas là. J'appris qu'il ne voyait plus ses parents depuis déjà quelques années, ni les membres de sa famille. Sa seule vraie famille était maintenant ses colocataires. Quand je lui demandais ce qui s'était passé, s'il avait cherché à revoir sa famille, où est-ce qu'ils étaient, il évitait la question. Un jour qu'il était chez moi et alors que nous parlions, assis dans ma chambre, je lui reposais ces questions et insistais pour avoir une réponse. Il ne répondit d'abord pas, puis s'impatienta.
- Je t'ai dit que je ne voulais pas en parler...
- Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est si grave que ça ?
- Mais, laisse-moi avec ça !
- Mais pourquoi tu ne veux rien dire ??! Tu ne me fais pas confiance ?
- Lâches-moi, d'accord ?!!T'as compris ? Laisse-moi tranquille ! Ce qui s'est passé c'est...c'est trop compliqué pour toi !
- Trop compliqué ?!! Je suis une fille qui ne comprend que les choses simples alors ?! Vas-y, dis-le que je suis une idiote, une ignorante ! Dis-le ! Dis-le comme mon frère !! m'exclamais-je.
J'étais aux bords des larmes. En colère contre lui, je pris un verre laissé sur la commode et le lançais de toutes mes forces dans le couloir. Il se brisa contre le mur. Je portais mes mains à ma bouche, surprise par ce que je venais de faire, enfouis ma tête sur mes genoux, et me mis à pleurer doucement. Il s'approcha de moi et me pris dans ses bras.
- Non, je n'ai pas dit ça...Tu n'es pas ignorante, et je te fais confiance. Mais, il y a des choses que je ne peux pas te dire maintenant. Je te le dirais, je te le promets. Mais plus tard...Plus tard.
Il caressait mes cheveux avec des gestes doux. L'horloge sonna seize heures. Il murmura à mon oreille qu'il devait partir. Je me blottis davantage dans ses bras. Il se leva lentement et répéta qu'il devait y aller. Je le regardais et lui demandais s'il m'en voulait. Il secoua la tête en souriant. Je m'excusais en baissant les yeux et me levais. Il passa un bras autour de mes épaules et déposa un baiser sur mon front. Je le raccompagnais jusqu'au bus.
Une semaine passa. Tout était redevenu comme avant. C'était vendredi. Mon frère devait arriver le soir même. Malgré tout ce qu'il avait pût dire, je ne lui en voulais pas. Je finissais plus tôt exceptionnellement, à quinze heures. J'avais prévenu Aïen que je rentrerais plus tôt. Et je suis rentrée.



Verdict ? Cette fois-ci, je veux 8 coms (parce que je suis capricieuse)
Concernant les liens, c'est pour la musique,
parce que parfois les vidéos...(on va rien dire)
Cadeau !
Le plan de la maison de Julia (pour mieux se repérer)
RDC / Etage
(Je sais, je dessine comme un manche, surtout sur Paint)
A quand le chapitre 4 ?
# Posté le jeudi 08 mai 2008 12:42
Modifié le samedi 25 octobre 2008 10:47

OS

OS
OS = One Shoot,
histoire courte si vous préférez...



Les OS n'ont, en général, aucun rapport avec
ce qui les précède
ou ce qui les suit...



C'est juste...
une petite histoire.













La foule opaque leur compresse le coeur. Ils marchent droit devant eux, l'un vers l'autre, la tête baissée, sans prendre garde.
Un vélo fait entendre sa sonnette, il lève les yeux. Un moment d'inattention. Ils se percutent brusquement, sans prévenir. Elle relève la tête, il la regarde. Ils sourient et se disent désolés. Elle part à gauche, lui à droite. Elle à droite, lui à gauche. C'est parfois dur de se comprendre. La foule se presse autour d'eux, sans trop les gêner. Juste assez pour qu'ils ne puissent bouger sereinement. Pour passer, ils auraient besoin l'un de l'autre.
- Euh...
- Je...
Sourires, gêne, désarroi, patience, envie...Ils s'arrêtent un instant et se regardent, écoutant la ville se déverser autour d'eux, ne craignant rien, ignorant tout, passé comme avenir. L'important c'est juste le présent.
Un vélo passe, dans l'autre sens. Elle lève la la tête et le suit du regard. Il pose sa main sur son bras, s'approche de son visage, elle le regarde. Aucune peur, aucune crainte. Juste leurs sourires.
Il pose doucement ses lèvres sur les siennes, leurs mains se rejoignent. Le baiser est doux, simple, riche, nécessaire. Leurs têtes tournent, leurs âmes volent. Un instant.
Ils se séparent, leurs lèvres se détachent. Leurs mains s'éloignent. Souriant, il la regarde et est emporté par la foule. Elle le suit des yeux, cet inconnu, jusqu'à l'horizon. Et puis, émue, conquise, elle se laisse emporter par la foule, court vers lui.
L'histoire ne dit pas si elle le retrouva, ni ce qui se passa par la suite.
L'histoire dit juste que vous saurez vous imaginer ce qui leur arrivera...
Cette histoire. Ce baiser. Baiser volé. Volé à la foule, volé au temps...

M.A. 09/05/08
# Posté le vendredi 09 mai 2008 14:06

Chapitre 4

Chapitre 4

Après plus d'une heure et demie à ranger ma chambre, nettoyer la salle de bain et faire le lit dans la chambre d'ami, j'entendis la porte d'entrée claquer. Je descendis et trouvais Maman en train de poser les sacs de courses sur la table de la salle à manger. Elle semblait agitée, nerveuse. Je lui proposais mon aide, qu'elle refusa en me souriant. Je montais donc dans ma chambre et pris un livre, pour changer. Une histoire un peu bizarre, un homme sans vraie identité, qui est indifférent à tout, ne vit que pour les sensations...Etranger, comme dit le titre. A la vie, à tout. Bouah, ça va me saper le moral ça encore ! Voyons ce que j'ai d'autre...Charlie et la chocolaterie, mon roman préféré ! Bon, je sais, ça fait gamin, mais bon. Je suis gourmande, passionnée, et puis j'ai gardé une part d'enfance ! Alors que je m'attaque au cinquième chapitre, j'entends du bruit. Je tends l'oreille. Des voix, Papa est là...Depuis quand ? Je laisse mon livre ouvert sur mon lit et descends voir ce qui se passe. Le ton n'est plus le même qu'auparavant, ils sont à la limite entre « parler » et « crier »...Je n'écoute pas ce qu'ils se disent, d'un bout à l'autre du salon. Seule une crainte presque imperceptible me prend le c½ur. Alors qu'ils crient toujours, je demande un peu fort :
- Qu'est-ce qui se passe ? Max arrive bientôt ?
- Non ! Il ne vient pas JUSTEMENT ! me lance Papa sur le même ton qu'à maman en se tournant vers moi.
- Arrête ! Arrête avec ça ! Ne mêles pas nos enfants à tes...tes conneries !!!
- Mes conneries ?!!
- Parfaitement ! Pourquoi est-ce que Max ne vient pas à ton avis ?...
- Il...
- Il a honte ! Voilà pourquoi ! Et toi, tu me dégoûtes !
- Mais arrête un peu aussi ! Tu te montes la tête pour rien !
- Tais-toi ! Tu m'énerves !
- Toi aussi !
- Alors, vas la rejoindre ta...ta pseudo collègue qui occupe la plupart de tes soirées !!!
- ARRÊTEZ !! je hurle, au bord des larmes. Arrêtez, ça suffit !!!
Ils continuent leurs échanges meurtriers sans se soucier de mes paroles. N'en pouvant plus, je me rue dans ma chambre. Des larmes coulent le long de mes joues, j'attrape mon téléphone et dévale l'escalier jusqu'à la porte d'entrée. Je l'ouvre brusquement et me mets à courir, droit devant moi, sous la pluie qui commence à tomber. Courir. Toujours. Je n'en peux plus, rien n'est vrai. Courir, encore. J'entre dans un petit parc et continue de courir. Je me réfugie sous un petit abri rustique, type abribus. Le front contre le bois humide, la pluie crépitant autour de moi, j'essaye de calmer mes pleurs et de reprendre mon souffle, tout en martelant la cloison. Je me laisse glisser contre la paroi.
Après un moment, je reprends mes esprits. Mes larmes coulent toujours. Je ne veux pas rentrer. Je sors mon téléphone et le regarde d'un air suppliant. Tremblant légèrement, je compose le numéro de Max. Une fois, deux fois. Il ne répond pas. Je regarde le répertoire. Appel...Une sonnerie. Mes larmes remontent doucement. Deuxième sonnerie. S'il ne décroche pas, je ne sais pas ce que je fais. Troisième sonn...
- Allô ?
- Aïen ? dis-je en tremblant. C'est moi...Julia.
- Julia ! Qu'est-ce qui se passe ? T'as pas l'air bien...
- Je...je sais pas quoi faire...j'ai...
- Tu es où ? me coupe-t-il.
- Euh...je ne sais pas, dans un parc.
- Un parc ?...Essaye de voir si tu es loin de...Tu te rappelles le parc avec la fontaine où sont gravés des oliviers ?
- Oui.
- Tu penses que tu en es loin ?
- Je ne sais pas. Pas trop, je pense.
- Bien. Alors, je te rejoins là-bas dans cinq minutes. Pas de connerie, hein ?
- ...
- Pas de conneries ?!
- Oui...Merci, murmurais-je.
Je raccrochais et me relevais péniblement. J'avais un poids sur la poitrine, sur le c½ur et je n'arrivais pas à m'en défaire. Je regardais aux alentours et repérais une bâtisse m'indiquant ma position. Je me mis à courir vers la direction que je supposais être celle du parc aux oliviers, toujours sous la pluie qui s'intensifiait encore.
A l'entrée du parc, je ralentis l'allure et marchais. Simplement. J'arrivais à la fontaine doucement, les bras ballants, et levais les yeux. En face de moi, une silhouette se rapprochait rapidement. Dès qu'il fût assez près, je distinguais Aïen. Quand il arriva à ma hauteur, je pus lire sur son visage une sorte d'inquiétude et, alors qu'il me demandait si ça allait, je me précipitais dans ses bras et me remis à pleurer. Il me serra plus fort. Nous étions dans un parc désert, sous la pluie battante, trempés jusqu'aux os, mais pour moi, plus rien n'avait vraiment d'importance : il était là.


Voilà...Je me suis fait prendre au piège !!!
8 coms'...ben voilà, je les ai eu...
Vous me posez trop de questions !!! et pour le moment
je ne peux dois PAS y répondre !!!!
Je peux juste vous dire que certains (ne suivez pas mon regard) me prennent court
et je pensais que demander des coms me laisserait du temps pour écrire,
eh beh pas vraiment...
Je tiens juste à signaler que le personnage principal n'est pas moi
et je ne suis pas le personnage principal, c'est-à-dire Julia
Bin, deux de plus, c'est pas trop demandé ? xD ...Donc 10
Au fait, les liens musiques ne correspondent pas forcément à l'histoire
@+ !
# Posté le samedi 10 mai 2008 11:31
Modifié le samedi 25 octobre 2008 10:50

Chapitre 5 (partie 1)

Chapitre 5 (partie 1)


Nous restions ainsi, collés l'un à l'autre, sous la pluie qui ne cessait de tomber drue, comme pour nous défier de rester. Je ne saurais dire combien de temps cela dura. Une éternité...Pas assez.
Au bout d'un moment, il frotta sa main contre mon dos. Je restais les bras serrés contre le c½ur, contre lui. Je ne voulais pas que tout s'arrête. Il se pencha un peu, posa un baiser sur mon front et me dit de venir, tout en gardant son bras autour de mes épaules. Nous marchions tranquillement, en silence. Nos vêtements étaient trempés au point que, sur notre peau, si nous n'avions rien eu, ç'aurait été pareil. La pluie cessa peu à peu, nous traversions le parc. Au loin, l'horloge de l'église sonna six coups. Il faisait encore jour et la vie, arrêtée un instant par la pluie, reprit son cours. Des oiseaux se remettaient à piailler, des gens pressés passaient à la hâte, on entendait de nouveau à quelques pâtés de maisons les voitures qui circulaient. On était vendredi, et tous rentraient chez eux. En silence, je pensais à ce qu'aurait dû être ma soirée. Joyeuse, chaleureuse, avec mes parents et mon frère. Mais quelque chose ou quelqu'un avait dérangé tout cela. Et je pressentais que cette occasion ratée empêcherait toutes les autres de se produire. Dans ma poche, mon portable vibra. Je l'ignorai délibérément. Je levai la tête vers Aïen, celui qui avait répondu à mon appel. Celui qui était là quand ça n'allait pas. Celui...qui m'aiderai peut-être. Je baissai la tête et regardai mes pieds. Je ne me sentais pas le courage de lui parler maintenant. Plus tard. Parce qu'il voudra sûrement savoir ce qui s'est passé pour que je partes de chez moi ainsi, sous la pluie, que je l'appelles presque en pleurs et que je m'effondre dans ses bras à son arrivée. Il faudra lui dire. Je ne vais plus lui cacher. Mais comment lui avouer, ça je l'ignore. Distraitement, je regarde autour de moi. Nous avons quitté le parc, je ne sais pas vraiment où nous sommes, ni où nous allons. Je le regarde. Il tourne la tête vers moi et me sourit. Ses cheveux encore alourdis par l'averse encadrent son visage et le rendent plus jeune. Il n'est pas vieux, non. Mais, comme ça, les cheveux plaqués, le visage traversé par moment par quelques gouttes d'eau, il a l'air plus jeune, presque...un enfant.
Le bruit du gravier sous nos pas me fait sortir de mes songes. Nous nous sommes engagés dans une allée de gravier blanc-gris, assez longue, bordée par une pelouse. Sur la gauche, un sapin. De ses branches tombent encore les restes de cette simple et innocente averse. Son souvenir me rappelle mon état, je frissonne. Il me regarde d'un air un peu étonné et resserre son bras autour de mes épaules. Je lève les yeux et ralentis, bouche bée. Devant moi, le soleil se couche derrière la maison, la rendant plus sombre. Je grave dans ma mémoire l'image de cette maison. Un étage, le côté d'où nous venons est obscurci par le manque de soleil et les contours de la bâtisse se dessinent dans le ciel rose-orangé du crépuscule. Nous montons les trois marches du palier. Il passe devant moi et cherche quelque chose dans sa poche. J'en profite pour me retourner. L'allée est, comme je le pensais, assez longue. On peut voir encore après, à quelques centaines de mètres, la grille et les reliefs du parc.
- Tu viens ?
Aïen a ouvert la porte. Je rentre, il ferme la porte derrière moi et me mène jusqu'à la cuisine. Il ouvre le frigo et les placards, apparemment à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent.
- C'est vraiment dommage qu'il ait plu ! Je te proposerai bien de prendre une douche mais tu n'as rien pour te changer...Sauf si tu prends des affaires à moi, mais je doute qu'elles t'aillent. On ne fait pas la même carrure et moi et la conversion homme/femme pour les fringues, ça fait deux...
Je ris. Il a ouvert le frigo de nouveau, se retourne et me sourit.
- Mais si tu veux essayer...Tu veux boire ou manger quelque chose ? Un chocolat chaud, ça te tente ?
Rien qu'au mots « chocolat chaud », mes yeux brillent. Je lui souris et, avec une mimique enfantine, les deux mains jointes, je le regarde et hoche la tête frénétiquement. Il rit de bon c½ur et me propose alors de me changer et, le temps que mes affaires sèchent, de boire un chocolat avant de prendre un douche « si tu en as envie bien sûr » et de remettre mes affaires quand elles seront sèches. Je lui répond un « oui » joyeux et lui fais mon plus beau sourire. Il met le lait à chauffer et me conduit dans sa chambre. Il me fait rapidement visiter. Nous retournons vers l'entrée en passant par le salon.
- A côté, c'est la salle à manger. Le couloir à gauche. Si tu as envie, les toilettes se trouvent deuxième porte à gauche. La troisième, c'est la chambre d'amis, mais elle ne sert pas souvent. A droite, c'est une sorte de salle de détente. On a la chance d'avoir un billard, un baby-foot et un vieux canapé miteux pour aller avec le tout !!! Je t'avoue que pour ma part, continue-t-il sur le ton de la confidence, je préfère largement le canapé du salon !
Et il a de quoi. D'après ce que j'ai vu, celui du salon est blanc et à trois places. Pratique pour la sieste.
- L'escalier au bout du couloir. Donc on monte...alors, à gauche, au dessus de la salle détente, il y a trois chambres. Et à droite, première porte : la salle de bain ; deuxième porte : encore des toilettes ! et troisième porte, une chambre...Voilà ! Suis-moi...Ma chambre est au fond à gauche. Alors...qu'est-ce que je vais bien pouvoir te donner ?... J'en – sais – rien – du – tout...dit-il lentement. Euh, dis-moi : t-shirt, sweat, chemise, pantalon, jean, short...jogging ?
J'explose de rire devant l'énoncé de ce qui lui pose problème. Il me fait une petite moue, l'air de dire « mais je sais pas moi, qu'est-ce que j'ai dit ?... ». Je reprends mon sérieux.
- Choisis pour moi.
- Quoi ?! Ah non, t'es vache !
- Mais je sais pas plus que toi !
- Bon...Alors euh...Une chemise et un jean, ça te va ?
J'acquiesce. Il cherche les vêtements dans la penderie et me les tend. Il se baisse à nouveau, farfouille dans un tiroir et brandit devant moi sa trouvaille.
- Tu veux les chaussettes aussi ?
Je rigole. Il me fait un petit sourire avant de rire avec moi. Puis, sans prévenir, il se jette sur moi et se met à me chatouiller. Je tombe sur le lit et essaye entre deux fous rires, de lui dire d'arrêter. Il finit par le faire de lui-même en se redressant brusquement.
- Aah, le lait !!! J'te laisse t'habiller !...
Il sort de la chambre en courant et je l'entends dévaler les escaliers. Avec un dernier rire, je ferme la porte et me change. Comme prévu, sa chemise est trop grande, et j'ai tellement l'habitude d'en mettre que je réussis à casser le bouton du haut...Mes yeux se posent sur un petit miroir, posé entre le mur et la penderie. Je le sors, l'adosse au mur et m'éloigne un peu pour me regarder. Je me mets à rire de mon image : les jambes nues, la chemise qui descend jusqu'à la moitié des cuisses au moins, les manches trois fois trop grandes, mes cheveux en chignon mal fait à moitié secs qui rebiquent...Je souris d'un air presque pathétique et mets le jean. Qui lui, au moins, me va. Trois petits coups à la porte. J'ouvre. Aïen est là, un plateau avec deux tasses dans les mains. Il pose le plateau à terre près de son lit et se retourne vers moi. Il garde le silence un petit moment et finit par lâcher, un brin amusé :
- Waaah, t'es trop sex !
Il rigole et se reçoit un coussin dans la figure. On se demande bien qui l'a lancé...Il se jette sur moi et recommence à me chatouiller.
- Non !...Aïen...ahahah...arrête....ahaha...t'es tout mouill...ahaha arrête !!!...les chocolats vont être froids...ahaha...
Il continue encore quelques instants et se ravise, prétextant que je ne lui ferais pas boire son chocolat froid...Bien sûr, bien sûr. C'est de ma faute, je te crois. Je souris et m'assois en tailleur sur le lit. Il me tend une tasse, s'assoit sur le rebord du lit et avale une gorgée de la sienne. Je le regarde, les deux mains serrées sur la mienne pour mieux me réchauffer. Puis je prends une gorgée. Il me sourit.
- C'est bon ?
- Hummm...
Ses yeux me lancent un éclair. Je réplique d'un air joyeux :
- Mais si c'est bon euh ! Je rigole !!
- Ah ! Tant mieux !...Sinon, je te l'aurais pris et t'aurais rien eu d'autre, précise-t-il avec un clin d'½il.
Je lui souris et reprend une gorgée de chocolat.



Voilà ! Alors c'est un chapitre que je qualifierais de "décisif"
Je voulais faire un chapitre long, genre 2 pages sur Word
et en fait, mon chapitre en fait 4 !!!
C'est pour ça que je l'ai coupé en deux...
Donc, comme c'est pas un chapitre entier, ça fait 6 coms ^^
Merci beaucoup pour vos coms et remarques pertinentes
[pour info, Aïen se prononce "Ayen"]
Je vous attends avec la suite ^^
@+ M.A.
# Posté le mardi 13 mai 2008 06:43
Modifié le samedi 25 octobre 2008 10:54

Chapitre 5 (partie 2)

Chapitre 5 (partie 2)


Je lui souris et reprend une gorgée de chocolat. Il se lève et ouvre la penderie, en sort un t-shirt et un jean, qu'il pose à côté. Il retire son sweat, puis son pantalon...Waah ! Ah, mais non ! Non, mais...non, non, faut pas !!...Je rougis, gênée et détourne la tête. Il se retourne et me demande :
- Euh, tu veux peut-être que je me change dans la salle de bain ?
- Euh, non, oui, enfin, si tu veux, c'est, c'est...comme tu veux...
Il me sourit et partit se changer dans la salle de bain. Il revint quelques minutes après, me demanda si je revoulais du chocolat chaud et comme j'acquiesçais, un peu gênée, il repartit avec mes vêtements mouillés et les siens, le plateau et nos tasses. Il revint avec les deux tasses remplies et me précisa qu'il avait mis mes vêtements à sécher...Il s'assit sur le lit en tailleur devant moi et me regarda droit dans les yeux. Je les fermais et poussais un soupir.
- ...Je suppose que tu veux savoir pourquoi je t'ai appelé...
- Ca m'arrangerait un peu...Qu'on me dise pas après que je t'ai kidnappé...
Je souris à sa remarque. Je m'étais enfuie, j'étais chez lui, alors de toute façon...
- Mais rigole pas, tu sais que je risque la taule en t'amenant ici ! lança-t-il avec un sourire.
- Je sais...Tu as le droit de savoir.
Et je lui racontais tout. Comment je m'étais trompée sur les larmes de maman le premier jour de cours, les disputes nocturnes de mes parents, comment je l'avais vécu lorsqu'il était malade, mes doutes sur les activités de mon père, l'engueulade d'il y a quelques heures, comment je m'étais enfuie, mon pressentiment sur ce qui s'était passé...Il m'écouta silencieusement. Quand j'eus fini, il posa sa tasse à terre et semblait réfléchir.
- Aïen, tu...tu pense qu'ils vont se séparer ? Que mon père a vraiment...une maîtresse ? demandais-je la gorge nouée.
- Concernant ton père, il n'y a que lui qui peut te le dire. Même si je pense que si c'est le cas, il ne te l'avouera pas comme ça, tout simplement parce que tu es sa fille. Si tu veux savoir, il faudra que tu cherches...Et pour tes parents, je ne veux pas être pessimiste, mais s'ils ne trouvent pas un moyen de se parler sans s'engueuler, si rien ne s'arrange, il y a des chances qu'ils se séparent, oui...Mais, ton frère Max, il en pense quoi lui ?
- Je ne sais pas. Je ne l'ai pas eu téléphone. Mais maman a dit que c'était parce qu'il savait qu'il n'est pas venu...
- Ta mère était peut-être énervée, c'est pour ça. Il a peut-être eu un empêchement. Ou alors, il est vraiment au courant et ne veut pas affronter tes parents. Je ne dis pas qu'il est lâche ou quoi, seulement, je sais que ces histoires sont dures à vivre, et toi aussi en ce moment tu en vis une. Mais tu sais que, si tu as besoin, tu m'appelles, quelque soit l'heure, d'accord ?
- Oui. Merci Aïen.
- Allez viens là !
Il me prit dans ses bras, je posais ma tête contre son épaule. Nous restâmes de longues minutes dans les bras l'un de l'autre. Puis il caressa ma tête et me dit qu'il allait voir si mes affaires étaient sèches. Je l'attendis. Il revint avec un air triomphant :
- C'est sec ! Tu veux prendre une douche avant de te changer ?
- Et...après ?
- Après, je ne sais pas, soit je te ramènes, soit tu crèches ici pour la nuit...Tu dormiras dans la chambre d'amis...Mais bon, d'abord il faut prévenir tes parents, surtout qu'il est bientôt 8 heures...Enfin, on verra.
J'acquiesçais, pris mes affaires et partis me doucher.

L'eau chaude me fait du bien. Je pourrais rester ainsi pendant des heures, juste à profiter d'une bonne douche après la pluie. Deux coups à la porte. J'éteins l'eau, me sèche rapidement et enroule la serviette autour de moi. Trois coups plus forts.
- Ouvre !!!
Je prends mes affaires et celles qu'Aïen m'a prêtées et ouvre la porte. Je m'arrête, nez à nez avec un jeune homme aux cheveux rouges foncé, courts, les yeux noir, tout aussi surpris que moi. Je rougis :
- Désolée, je ne savais pas que quelqu'un voulait la place...
Je passe sur le côté et me dirige vers la chambre d'Aïen, sous le regard du garçon, la bouche grande ouverte. Aïen, justement, vient par les escaliers.
- Ah, t'es là, toi ! Je te cherchais...dit le garçon aux cheveux rouges.
Aïen me regarde rapidement et me montre sa chambre des yeux. Je m'y rend, tête baissée, mais laisse traîner une oreille.
- Qu'est ce que tu me voulais ?
- Oh, pas grand-chose. J'ai vu que tu as fait des courses aujourd'hui...
- C'est...
- Et tu te rappelles encore plus qu'on avait dit qu'on ne prendrait plus certaines choses...
- ...Ecoute, je...
Soudain, j'ai un flash. Une femme. Un homme. De la pelouse. Une maison. Des cris. La même femme, baignant dans le sang. Morte. Cette femme...elle me ressemble. Je suis pétrifiée. Le miroir me renvoie l'image d'une fille au visage effrayé, au regard angoissé. Moi.
Je jette les vêtements d'Aïen sur son lit, m'habille à la hâte et sort en courant. Je croise le regard d'Aïen mais ne m'arrête pas. Je dévale l'escalier aussi vite que je peux. Il m'appelle, je l'entends me suivre. J'enfile mes chaussures rapidement, ouvre la porte et court sans prendre la peine de la fermer. Fuir. Fuir cette maison et toutes ces pensées. Aïen court derrière moi, crie mon nom. Non, courir, ne pas se retourner. Je sens qu'il se rapproche. Je suis presque au bout de l'allée. Une main retient mon bras et me retourne. Aïen. Je secoue la tête, les yeux grands ouverts. Je répète non, non ! Aïen me prend les bras et me crie :
- ARRÊTE ! N'AIES PAS PEUR, JE T'EN SUPPLIE !!! CE N'EST RIEN ! JULIA, ECOUTE-MOI ! JE SUIS UN VAMPIRE, TU M'ENTENDS ? UN VAMPIRE !!!
Non ! Non ! Je reçois un coup sur la tête. Et tout devient noir.



Tada !
Bon, d'accord, ça peut paraître un peu niais, mais c'est pour la bonne cause...
(Je suis si prévisible que ça ?)
Concernant un plan de la maison, vous n'en savez pas encore assez
sur les locataires pour que je vous le passe...
mais il est prêt à sortir, tout fini, tout beau ^^
dans quelques chapitres, promis !!!
deuxième partie, pour la suite : ...7 ?
# Posté le jeudi 15 mai 2008 12:34
Modifié le samedi 25 octobre 2008 10:58

Chapitre 6

Chapitre 6

Noir. Je ne vois autour de moi que cette couleur. Ai-je au moins ouvert les yeux ? Je touche ma tête. Je n'ai pas de bosse. Je n'ai pourtant pas rêvé !!! Ou alors, je suis morte. Tout mon être se refuse à cette simple idée : je ne peux pas être morte ! Mes yeux s'accoutument à l'obscurité ambiante. Je suis allongée, sur un lit. C'est déjà ça. Je peux distinguer les contours d'une porte grâce aux infimes rayons de lumière qui en filtrent. J'entends des pas étouffés. Je me recouche, tournée dos à la porte. Je ne veux pas savoir qui vient. Je vais sûrement mourir...Je ne veux pas !!! Un déclic à la porte. Je ferme les yeux aussi fort que je peux. Je perçois à travers mes paupières un flot important de lumière. Quelqu'un s'approche de moi. J'entends sa respiration. Des larmes coulent le long de mes joues. Je suis trop jeune pour mourir.
La personne s'assoit sur le lit, au niveau de mon dos. Elle pose une main sur mon bras et se penche, son souffle chaud sur mon cou. Un murmure.
- ...Julia...Julia, s'il te plaît...Je ne vais rien te faire, je te le promets...Ecoute-moi...Viens, s'il te plaît !...Je t'en prie...
Je reconnais la voix d'Aïen. Mes larmes coulent de plus belle. Moi qui le prenais pour un ami, alors qu'il ne voulait que mon sang ! Ce dernier mot résonne dans ma tête, j'entends mon c½ur battre, je sens mes veines palpiter...
- Un vampire !...un vampire...murmuré-je en étouffant un sanglot.
- Julia, je ne suis pas que ça. Et tu le sais bien !...Julia, je ne t'ai jamais fait de mal et je ne t'en ferais jamais ! Je ne veux que ton bien...Sinon, je n'aurais pas prit la peine de te connaître et... ! Crois-moi, s'il te plaît...
Sa main descend le long de mon bras. D'un geste, je la serre entre mes propres mains, me relève, assise, sur le lit. Je le regarde à contre jour. Ses yeux expriment sa profonde tristesse, il est tel que je ne l'ai jamais vu. Je me jette dans ses bras en pleurant. Il caresse mes cheveux.
- Je suis désolé...Je suis désolé...
Je pleure encore quelques instants dans ses bras. Puis il se lève, tenant encore ma main dans la sienne. Je ne veux pas me lever. Je ne veux pas quitter cette pièce sombre où je me sens en sécurité. Je ne veux pas quitter le Aïen que j'ai connu. Il me regarde, inquiet, et effectue une petite pression du pouce sur le dos de ma main. Je me lève à contrec½ur, encore angoissée à l'idée de tout ce qui pourrait m'attendre si je m'engage dans ce raz-de-marée lumineux...Il passe devant, je reste derrière lui, serre son bras dans mes mains. Nous sommes chez lui. Une seule porte sur le mur d'en face, des escaliers à gauche. J'étais sûrement dans la chambre d'ami. Du bruit dans le salon. La télé est allumée. Le garçon aux cheveux rouges est assis dans le canapé, côté couloir. Aïen me conduit de l'autre côté, m'invite à m'asseoir. Je me mets sur le fauteuil, côté cuisine, les jambes collées contre la poitrine, entourées par les bras.
- Je vais te chercher de l'eau.
Le garçon aux cheveux rouges a les yeux rivés sur l'écran, appuie sur tous les boutons de la télécommande. Et quand Aïen part à la cuisine, « Cheveux rouges » me lance un regard et souffle, l'air excédé. Aïen revient, me tend un verre d'eau, que je porte à mes lèvres avec gêne, ne pouvant me défaire de l'image de sang qui me hante. L'autre lance à Aïen, des éclairs dans les yeux :
- 'Tin, Aïen ! C'est bon ? J'ai faim, moi ! T'as été bouffé toute à l'heure, tu m'as laissé jouer le garde-malade, maintenant, c'est bon ! J'ai la dalle quoi ! Il me faut ma dose ! Je peux y aller ?!?
- Oh, la ferme toi ! Tu ne peux pas parler correctement ? Même pas assez intelligent pour te présenter ou au moins t'excuser !
- Ouais, c'est bon...maugréa-t-il
- Non, justement ! Julia, cet aimable jeune homme que tu vois là est un de mes colocs, il s'appelle Antony. Et comme il te l'a subtilement fait comprendre, c'est aussi un vampire...Et, je t'expliquerais, parce que c'est un peu compliqué comme ça, mais...c'est lui qui est responsable des images que tu as vues tout à l'heure, l'espèce de flash...
- J'en ai marre, j'y vais !
Le dénommé Antony se leva, prit une veste en cuir sur une des chaises de la salle à manger et, sans prendre la peine de l'enfiler, se dirigea, hargneux, vers la porte d'entrée. Au même moment, celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître un jeune homme, à peine plus âgé. Il se retourna lorsque Antony passa en coup de vent près de lui. Il avait les cheveux noirs, légèrement ébouriffés, descendant un peu au dessous des épaules. Mais ce qui me frappa surtout lorsqu'il se retourna, étaient ses yeux d'un bleu clair qu'il en paraissait presque transparent. Il portait un jean sombre, une chemise blanche légère, dont les deux boutons du haut étaient défaits, laissant apercevoir une petite chaîne dorée. Il posa sa veste en velours sur une des chaises et s'approcha de nous avec un sourire. Aïen était assis sur l'accoudoir du fauteuil. Il serra la main du nouveau venu, qui me tendit la sienne poliment. Je lui serrais la main, gênée et surprise par tant de gentillesse après l'épisode « Antony ».
- Elle est au courant, Krys, lâcha Aïen.
Son sourire se figea. Il semblait presque aussi gêné que moi. Il se frotta les mains, embarrassé, et s'assit. Puis, il me regarda.
- Et, comment tu t'appelles ?
- Julia.
- Julia, enchanté. Krys. Et donc, tu es une amie d'Aïen ?
- Oui...
- D'accord...Et...qu'est-ce qui s'est passé avec Anto ? Il avait l'air sur les nerfs...
- Un peu, répondit Aïen. Cet...imbécile a vu Julia ici avec moi ce soir et, je ne sais pas vraiment pourquoi, il lui a envoyé un flash assez morbide. Elle a eu peur, elle s'est enfuie et j'ai dû la rattraper et...lui dire.
- Tu l'as engueulé ? demanda Krys avec un petit air sadique.
- Oui, ça l'a vexé d'ailleurs !
- Tu es sorti ?
- Oui, j'ai été faire un tour tout à l'heure. Juste avant de partir, je lui ai dit que s'il s'avisait ne serait-ce que de penser toucher Julia, continua-t-il en passant la main sur mon dos, je l'enfermerais quelque part jusqu'à ce qu'il se ronge les sangs !!!
- Non ! T'as pas osé, le pauvre ! ajouta Krys en riant et me regardant. Et toi, Julia, tu as mangé ?
- Euh...non. Mais il est quelle heure ?
- Plaplapla, il est, dit Krys en se penchant vers la cuisine, 23 heures passées.
- Déjà ! Mais je n'ai pas prévenu mes parents !
- Euh...Je l'ai fait pour toi, me prévint Aïen. Je les ai appelés et je leur ai dit que j'étais le frère d'une de tes amies, ça fait moins suspect...De toutes façons, demain c'est samedi...
- Merci, fis-je en me levant, avant de déposer un petit bisou sur sa joue.
- Bon, c'est pas le tout ça, mais je ne vis pas sur mes réserves moi ! Aïen, Julia, vous voulez manger ?
- Oui, peut-être ! Par contre Krys, j'ai pas trop tardé tout à l'heure, donc...Ca t'ennuierai de rester avec Julia, vous vous préparez de quoi manger et moi je reviens ? Je vais voir au passage si je trouve Matt...Sinon...tu le préviens ?
- Okay, mon pote. On te prépare quelque chose en même temps, je sens que t'en auras besoin...
Aïen et Krys se firent une accolade. Aïen me prit dans ses bras et murmura à mon oreille : « Merci...Je reviens dans peu de temps... ». Il sortit et m'adressa un dernier regard, avant de me laisser seul avec son coloc, vampire, Krys.



Un nouveau chapitre !
Au vu des réactions, vous vous y attendiez un peu pour Aïen...
Mais vous ne savez pas encore tout
J'en profite juste pour rappeler que je ne suis PAS Julia,
je ne suis PAS le personnage principal !!!
Evitez les réflexions que j'attends, du genre....
Bon, vous êtes assidus à ce que je vois !
Un bon week-end en perspective ;p
Un chapitre...10 ?
Je vais généraliser la règle : pas plus de 4/5 coms
par personne, par article et par jour !!!
# Posté le vendredi 16 mai 2008 13:52
Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:03