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Chapitre 4

Chapitre 4

Après plus d'une heure et demie à ranger ma chambre, nettoyer la salle de bain et faire le lit dans la chambre d'ami, j'entendis la porte d'entrée claquer. Je descendis et trouvais Maman en train de poser les sacs de courses sur la table de la salle à manger. Elle semblait agitée, nerveuse. Je lui proposais mon aide, qu'elle refusa en me souriant. Je montais donc dans ma chambre et pris un livre, pour changer. Une histoire un peu bizarre, un homme sans vraie identité, qui est indifférent à tout, ne vit que pour les sensations...Etranger, comme dit le titre. A la vie, à tout. Bouah, ça va me saper le moral ça encore ! Voyons ce que j'ai d'autre...Charlie et la chocolaterie, mon roman préféré ! Bon, je sais, ça fait gamin, mais bon. Je suis gourmande, passionnée, et puis j'ai gardé une part d'enfance ! Alors que je m'attaque au cinquième chapitre, j'entends du bruit. Je tends l'oreille. Des voix, Papa est là...Depuis quand ? Je laisse mon livre ouvert sur mon lit et descends voir ce qui se passe. Le ton n'est plus le même qu'auparavant, ils sont à la limite entre « parler » et « crier »...Je n'écoute pas ce qu'ils se disent, d'un bout à l'autre du salon. Seule une crainte presque imperceptible me prend le c½ur. Alors qu'ils crient toujours, je demande un peu fort :
- Qu'est-ce qui se passe ? Max arrive bientôt ?
- Non ! Il ne vient pas JUSTEMENT ! me lance Papa sur le même ton qu'à maman en se tournant vers moi.
- Arrête ! Arrête avec ça ! Ne mêles pas nos enfants à tes...tes conneries !!!
- Mes conneries ?!!
- Parfaitement ! Pourquoi est-ce que Max ne vient pas à ton avis ?...
- Il...
- Il a honte ! Voilà pourquoi ! Et toi, tu me dégoûtes !
- Mais arrête un peu aussi ! Tu te montes la tête pour rien !
- Tais-toi ! Tu m'énerves !
- Toi aussi !
- Alors, vas la rejoindre ta...ta pseudo collègue qui occupe la plupart de tes soirées !!!
- ARRÊTEZ !! je hurle, au bord des larmes. Arrêtez, ça suffit !!!
Ils continuent leurs échanges meurtriers sans se soucier de mes paroles. N'en pouvant plus, je me rue dans ma chambre. Des larmes coulent le long de mes joues, j'attrape mon téléphone et dévale l'escalier jusqu'à la porte d'entrée. Je l'ouvre brusquement et me mets à courir, droit devant moi, sous la pluie qui commence à tomber. Courir. Toujours. Je n'en peux plus, rien n'est vrai. Courir, encore. J'entre dans un petit parc et continue de courir. Je me réfugie sous un petit abri rustique, type abribus. Le front contre le bois humide, la pluie crépitant autour de moi, j'essaye de calmer mes pleurs et de reprendre mon souffle, tout en martelant la cloison. Je me laisse glisser contre la paroi.
Après un moment, je reprends mes esprits. Mes larmes coulent toujours. Je ne veux pas rentrer. Je sors mon téléphone et le regarde d'un air suppliant. Tremblant légèrement, je compose le numéro de Max. Une fois, deux fois. Il ne répond pas. Je regarde le répertoire. Appel...Une sonnerie. Mes larmes remontent doucement. Deuxième sonnerie. S'il ne décroche pas, je ne sais pas ce que je fais. Troisième sonn...
- Allô ?
- Aïen ? dis-je en tremblant. C'est moi...Julia.
- Julia ! Qu'est-ce qui se passe ? T'as pas l'air bien...
- Je...je sais pas quoi faire...j'ai...
- Tu es où ? me coupe-t-il.
- Euh...je ne sais pas, dans un parc.
- Un parc ?...Essaye de voir si tu es loin de...Tu te rappelles le parc avec la fontaine où sont gravés des oliviers ?
- Oui.
- Tu penses que tu en es loin ?
- Je ne sais pas. Pas trop, je pense.
- Bien. Alors, je te rejoins là-bas dans cinq minutes. Pas de connerie, hein ?
- ...
- Pas de conneries ?!
- Oui...Merci, murmurais-je.
Je raccrochais et me relevais péniblement. J'avais un poids sur la poitrine, sur le c½ur et je n'arrivais pas à m'en défaire. Je regardais aux alentours et repérais une bâtisse m'indiquant ma position. Je me mis à courir vers la direction que je supposais être celle du parc aux oliviers, toujours sous la pluie qui s'intensifiait encore.
A l'entrée du parc, je ralentis l'allure et marchais. Simplement. J'arrivais à la fontaine doucement, les bras ballants, et levais les yeux. En face de moi, une silhouette se rapprochait rapidement. Dès qu'il fût assez près, je distinguais Aïen. Quand il arriva à ma hauteur, je pus lire sur son visage une sorte d'inquiétude et, alors qu'il me demandait si ça allait, je me précipitais dans ses bras et me remis à pleurer. Il me serra plus fort. Nous étions dans un parc désert, sous la pluie battante, trempés jusqu'aux os, mais pour moi, plus rien n'avait vraiment d'importance : il était là.


Voilà...Je me suis fait prendre au piège !!!
8 coms'...ben voilà, je les ai eu...
Vous me posez trop de questions !!! et pour le moment
je ne peux dois PAS y répondre !!!!
Je peux juste vous dire que certains (ne suivez pas mon regard) me prennent court
et je pensais que demander des coms me laisserait du temps pour écrire,
eh beh pas vraiment...
Je tiens juste à signaler que le personnage principal n'est pas moi
et je ne suis pas le personnage principal, c'est-à-dire Julia
Bin, deux de plus, c'est pas trop demandé ? xD ...Donc 10
Au fait, les liens musiques ne correspondent pas forcément à l'histoire
@+ !

# Posté le samedi 10 mai 2008 11:31

Modifié le samedi 25 octobre 2008 10:50

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