Chapitre 7

Chapitre 7



- Alors ? Qu'est-ce que tu veux manger ?
- Euh, je ne sais pas...Qu'est-ce que tu as ?
- Bah, viens te servir, ça sera plus facile ! Alors...tu connais Aïen depuis longtemps ?
- Le début de l'année...
- Année, année ? Ou année scolaire ?
- Scolaire. On s'est rencontré dans le bus.
- T'es dans le lycée à côté du sien ?
- Oui. Enfin de son Uni.
- Oui, de l'Uni. Non, moi, je suis en ville. Tu dois te dire « mais à quoi, ils jouent ? Ils sont vampires et ils sont encore à l'école ! ». Et bien figure-toi que, tous ici, ça fait longtemps qu'on ne voit plus nos parents, ni nos familles. Matt, que tu vas sûrement bientôt croiser, est le plus âgé : il a 19 passés. Et Aïen en a 18. Anto et moi, on n'est pas encore majeurs officiellement, parce que même si on ne grandira plus vraiment physiquement, sur les papiers, ça continue. Donc, officiellement, on n'est pas majeurs, et de ce fait, nos deux sympathiques aînés se sont mis en tête qu'il fallait qu'on aille au moins jusqu'au bac ! Ce qui fait qu'ils vont en cours en grande partie pour vérifier qu'on y est bien. Aïen est chargé d'Anto, mais apparemment, il profite bien de ses journées de cours aussi. Et moi, je me paie Matt, rajouta Krys en fourrant un morceau de concombre dans sa bouche. Mais tu lui dis pas que j'ai dis ça, hein ? Sinon, j'te mords !
Je lui souris, embarrassée par ses propos.
- Eh, mais je rigole ! Si t'es une amie d'Aïen, je ne vais pas te sucer le sang ! Tu n'imagines pas ce que c'est de subir les tortures d'Aïen pendant un mois, alors pendant une petite éternité !!!
- Et sinon...ta soirée s'est bien passée ?
- Délicieuse ! fit-il avec un sourire. Dans tous les sens du terme ! Il faisait assez bon pour un début de novembre, il y avait du monde où je traînais, c'était vraiment bien...Tu viens dans la salle ?...Bon à part que j'ai dû finir sur une colombe, parce qu'après, il n'y avait plus un chat dans les rues...
Je posais mon assiette et ouvrais des yeux ronds. Une coco, une co...une colombe ?
- Eh, je rigolais ! Je sais que les vamps, comme on dit, ont un goût douteux, mais que veux-tu...Tu sais, il y a des jours où on se passerait bien d'aller mordre quelques gorges. C'est assez contraignant, il faut souvent changer de secteurs, même si on a nos lieux préférés...Et puis, dis-toi que, c'est pas toujours facile. Et si un jour, tu trouves rien, t'es vraiment, vraiment mal. C'est comme la drogue ou la cigarette. Le jour où t'en as pas, tu ne te sens pas bien. A la différence que pour nous, c'est vital. On ne va pas en mourir, pour la bonne raison qu'on est immortels, mais personne ne peut prédire nos réactions dans ce cas, me confia-t-il en mâchant un morceau de poulet. On avait un maître dans le temps. C'est déjà arrivé qu'il n'ait pas sa ration pendant trois jours et deux nuits. Il était fou, on ne savait plus quoi faire. On a essayé de le retenir, mais rien. La troisième nuit, il a décimé une colo d'enfants. 21 pauvres gosses qui se sont trouvés sur son chemin, et leurs trois accompagnateurs. Ca a fait du bruit dans la région pendant un certain temps. A cette époque, on a été obligés de rentrer chez les gens pour se nourrir. Ca fait un peu gore, je sais, mais on n'avait pas le choix. Alors on essayait de réduire les doses. Une petite famille pour deux, animaux compris. C'est comme la cigarette, je t'ai dit. Ce n'est pas le goudron et l'espèce d'herbe qui t'intéresse, mais la nicotine. Nous, ce n'est pas le sang en lui-même, même si ce n'est quand même pas désagréable, mais l'énergie. On en a besoin en moyenne de 4 à 6 fois plus. Si tu calcules, ça fait 3 à 5 personnes. Par nuit. Mais on peut compenser par la nourriture de tous les jours, ajouta-t-il en me montrant du couteau son fromage. C'est pratique. Voilà.
- ...Krys...Qu'est-ce qui s'est passé au juste avec Antony ? Il m'a...envoyé des images ? demandé-je en piquant mon rouleau jambon-fromage avec la fourchette
- Ah oui ! On a tous nos spécialités. Tu sais, les options obligatoires que tu choisis en seconde ? Pareil. On a apprit à mi-temps. Et Anto, sa spécialité, c'est d'envoyer des images qu'il crée, ou qu'il a vues, à d'autres personnes. C'est traître, parce qu'il peut te faire miroiter ce qu'il veut sans que tu le saches, le bon, comme le mauvais. Mais il ne faut pas te laisser faire. Dis-lui que tu vois clair dans son jeu, il fera celui qui ne comprend pas mais insiste, même si tu ne comprends pas toi non plus. Il te lâchera. En fait, il peut être parfois un peu jaloux. Mais il est sympa quand on le connaît. Parce qu'on a décidé, il y a quelques temps, de ne plus emmener nos bombonnes à la maison. Nos réserves de sang, si tu préfères. Ca nous empêchait de vivre tranquilles, il fallait toujours faire attention à ce qu'on disait. Et puis, quand on était en manque, c'était pas facile d'avoir quelqu'un à côté de toi sans pouvoir rien faire, simplement parce que ce n'est pas toi qui l'a ramené ce quelqu'un...
Nous continuions encore à parler d'autres choses, de politique, de médias, de choses où je prenais part. Aïen rentra et fut surpris de me voir bavarder gaiement avec Krys sur le canapé. Il se joint à nous avec un sandwich. Sur le coup de deux heures, deux heures et demie, je m'excusais pour aller me coucher. Aïen monta rapidement et revint avec un long t-shirt appartenant, à ses dires, à Matt. Après la blague sur « Prête à passer la nuit avec des vampires ? » de Krys, qui réussit à me faire sourire, je fis la bise aux deux garçons et partis me coucher.
Le lendemain, je me réveillais vers une heure de l'après-midi. Seul Aïen était là. Il me raccompagna pour deux heures. Je posais un bisou sur sa joue et, avant de passer le portail, lui lançais : « A lundi ? ». Le rendez-vous était pris.



Bon, je reprends un peu de service
quelques tensions en ce moment ne me permettront
peut-être pas d'être aussi assidue qu'auparavant...
Je sais que la limitation de commentaires en frustre certains,
mais dites vous que plus on avancera dans l'histoire,
plus je reculerai la limite....
Concernant le plan de la maison d'Aïen, je vous le passerai au chapitre 9
(pourquoi le chapitre 9 ?...mystère !!!)
Comme toujours...10 ?
Et j'essayerai de republier avant la fin de la semaine xD
(si les circonstances s'y prêtent...)

# Posté le lundi 19 mai 2008 16:58

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:07

Chapitre 8

Chapitre 8


Le lundi, je me réveillais avec un mal de tête aussi horrible qu'inexplicable. J'avais passé mon samedi après-midi et la journée du dimanche dans ma chambre, à éviter avec les plus grand soin mes parents, et à cogiter sur ce qui m'arrivait. Une atmosphère électrique régnait à la maison, et j'étais bien décidée à en parler avec mon frère cette semaine, où qu'il soit. Je m'étais levée un peu en avance, pour pouvoir me laver les cheveux. Quand je sortis de la salle de bain, je vis la porte de la chambre d'amis entrouverte : Papa, qui y avait dormi, devait être réveillé. J'allume mon téléphone et le pose sur le bureau le temps de me sécher les cheveux et de préparer mon sac. Puis je m'apprête à descendre lorsque l'écran du mobile m'interpelle : 1 nouveau message.

Quelques problèmes avec Anto. Ne m'attends pas, on se voit à l'arrivée ? Aïen


Un peu contrariée, je descends avec mes affaires. Papa est dans la salle à manger, avec un journal. Dans une des colonnes, je lis en gros titre : « 8 personnes tuées hier en ville ». Je frémis en pensant que ces personnes ont peut être péri, mordues par des vampires. Je prends un verre de jus d'orange et m'installe à table, de manière à mieux voir le filon de l'article. « 8 personnes âgées de 17 à 35 ans ont trouvé la mort hier à la périphérie de la ville. Apparemment sous l'emprise de l'alcool, un des conducteurs s'est engagé en sens inverse sur la route, avec à son bord 4 autres passagers. L'automobile a percuté de plein fouet une autre voiture, dont les 3 passagers sont morts sur le coup. Le conducteur en effraction et le passager avant ont péri au moment de l'impact, les trois autres ont été conduites aux urgences, mais n'ont pu être sauvées. » Je poussais un soupir de soulagement, certes un peu égoïste, mais quand même : ce n'était pas Aïen et ses...amis. Mon père, levant la tête des news, me demanda si je voulais aller faire un tour avec lui, mercredi ou le week-end prochain. Un instant, je fus tentée de lui répondre à l'affirmative, afin d'en savoir plus sur l'histoire entre maman et lui. Mais passer une journée avec lui en ayant cela dans la tête et, si ça se trouve, le flot d'explications ou le silence... Je répondis non. Il me regarda d'un air penaud, avant de se replonger dans son journal. Je saisis mon sac et ma veste et sortis, sans même lui dire au revoir. Il ne le remarqua pas.
Je pris le bus. Arrivée au lycée, je cherche Aïen des yeux. A ma grande surprise, ce n'est pas Aïen mais Antony qui vient à ma rencontre.
- Salut !
- ...
- Ecoute, euh...
- Julia.
- Oui, Julia, c'est ça. Ecoute, je pense qu'on n'est pas partis sur de bonnes bases vendredi. J'étais énervé, je ne savais pas qui tu étais. Et après, j'avais un peu la dalle, alors...voilà. On repart à zéro ? Moi, c'est Antony, dit-il avec un sourire en me tendant la main. Sans “h”, parce que mon père voulait que je m'appelle Tony et que je sois basketteur, mais ma mère n'était pas vraiment d'accord...!
J'hésite un instant. C'est bête.
- Julia, fais-je en lui serrant la main et en le gratifiant d'un sourire.
- Enchanté, mademoiselle !
Je rigole. Lui aussi.
- Bah, ça a l'air de se passer plutôt bien, à ce que je vois...
- Aïen ! lancé-je avant de lui faire la bise. Alors comme ça, tu m'as lâchée pour lui ?
- Il n'est pas toujours facile, je m'en serais bien passé.
Il reçoit un coup de coude dans les côtes, cadeau d'Antony. La sonnerie retentit. Nous nous dirigions chacun vers nos salles. A midi, nous mangeâmes ensemble, de même le lendemain, et le reste de la semaine. Et à aucun moment, nous ne parlions de vampires...
Le mercredi, Maman me prévint que, le week-end même, Max allait venir. Il arriverait le samedi matin et repartirait le dimanche après-midi. Bon week-end en perspective. Bizarrement, j'avais essayé de l'appeler tout au long de la semaine, en lui laissant des messages, et il ne m'avait jamais répondu. Alors je comptais sur ces deux jours pour rattraper le temps perdu...



Petite suite, comme quémandée xD
Et en plus ça fait 100 coms ^^
Ceux qui connaissent mon style d'écriture diront
que ce chapitre n'en est pas vraiment un
(ce serait plutôt le début d'un chapitre coupé...)
...Et ces gens là auront raison !!
Trop long en 1 seul, un peu dur à séparer mais bon...
Comme ça vous aurez le plan plus vite
Au prochain chapitre si je m'en souviens...
Sinon, vous avez le droit de vous enflammer...
Allez, c'est jour de fête, on va faire baisser,
comme ce qu'est censé faire le pouvoir d'achat :
8 !! (eh oui, je sais, c'est la fête)
Voili voilou !!!

# Posté le jeudi 22 mai 2008 16:41

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:09

Chapitre 9

Chapitre 9

Le vendredi, après les cours, j'allais au parc de l'olivier pour dire au revoir à Aïen. Assise à la fontaine, je profitais des derniers rayons de soleil avant décembre. Je vis passer devant moi des poussettes, des femmes avec leurs enfants, des jeunes en vélo, des hommes pressés par le temps, un jeune homme aux cheveux rouges qui...Comment ?
- Antony !
Il se retourna. Je lui fis un signe de la main. Il fit de grands yeux étonnés et me sourit, vint s'asseoir auprès de moi.
- Bah Julia, qu'est ce que tu fais là ?
- J'attends Aïen.
- Ah...Messire Aïen ou Aïen le gueux ?
Je lui envoyais de l'eau dans le visage. Il me prit par le poignet et, sans que j'aie le temps de réagir, me pencha juste au dessus de la fontaine, qui, au passage, fonctionnait à plein régime. Le tout, avec un grand sourire.
- Anto, non ! Arrête !
- “Anto, arrête !!” J'adore quand les gens disent ça !
- T'es un gros malade !
- Houlàlà ! Attention, tu tombes !
- Anto ! Non !!
- Bon, allez...Je suis gentil aujourd'hui, dit-il en me ramenant dans une position plus stable. Tu veux venir attendre Aïen à la maison ?
- ...Non, c'est bon, merci : je dois rentrer chez moi.
- Bon, d'accord. Si je peux te donner un conseil...la prochaine fois, n'attend pas Aïen, va le chercher.
- Euh. D'accord...
- Moi, j'y vais. A la prochaine !
Je lui fis un sourire et il s'éloigna vers la partie la plus dense du parc.
Je reçus quelques gouttes d'eau sur le bras, me retournais.
- Je savais que tu serais là...
- ...Je ne t'ai pas dit au revoir ce midi !
- Y a pas que ça, avoue ! me lança-t-il en me prenant dans ses bras.
- Oui, je voulais te demander pour mon frère...
- Tu sais qu'il n'y a que toi qui peux y faire quelque chose...Mais si tu as besoin, je suis là.
- Oui, merci Aïen...T'es un vrai ami...
Bouh, la menteuse !...Si c'était que ça...Il me sert plus fort dans ses bras, pose un bisou sur mes cheveux, me propose de me raccompagner. J'hésite un instant, et finalement, secoue la tête.
- Comme tu veux...On se voit plus tard ?
- Oui.
Je part, lui fais un signe de la main, il me sourit. Et je rentre. Arrivée chez moi, il pleuvait.



Vous me prenez de court là xD
Et comme promis...La maison d'Aïen et de ses charmants colocs !!!
RDC / Etage
(j'ai rajouté les fenêtres !!! lol...)
Prochain chapitre...6 coms ?
(mais c'est bien parce que celui-là est très court !!!)

# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:58

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:12

Chapitre 10

Chapitre 10


Le climat de tension des dernières semaines a fait place à une joie contagieuse : joie, parce que c'est le week-end, parce qu'on va revoir Max, joie...tout simplement. J'aidais Papa à faire le lit de la chambre d'amis. Pour le week-end, il allait redormir avec Maman. Les petits différends étaient oubliés, mis entre parenthèses. Le repas fut animé, par le souvenir de Max cette fois. Mes parents me racontèrent avec délice son enfance, ses premiers pas, ses bêtises, sa réaction quand je suis née, et tout le reste. Nous sommes restés jusque très tard à bavasser à son sujet. Déjà 5 mois qu'on ne l'avait pas vu. Je m'endormis avec difficulté, ne cessant de songer à tout ce qu'on pourrait faire de ces deux jours si courts, comment rattraper ce qu'on a pas vécu...Je me tournais et retournais dans mon lit et finalement, au bout de quelques heures, épuisée, je m'endormis.
Une agréable odeur vient me chatouiller les narines. Une odeur d'enfance, de chocolat chaud au coin du feu, de vacances. Un bisou sur ma joue. Un parfum que je connais bien. J'ouvre doucement les yeux. Devant moi se dessinent les contours d'un visage fin, un nez aquilin, des cheveux noirs courts et bouclés, des yeux verts en amande qui me regardent. Je souris et, sans prendre la peine de me lever, me jette dans ses bras.
- Max !
- Eh ma puce ! Ca va ? Tu dors toujours comme une marmotte, il est bientôt 11 heures !
- Mais je ne savais pas que tu arrivais si tôt !
- Je ne suis là que depuis une heure...J'ai apporté le petit-déj', tu viens ?
Je fais la moue. Il me regarde, attendri, et secoue la tête.
- Tu te rends compte quand même que t'as bientôt 17 ans et que t'es plus grande qu'avant ? Je ne vais pas te porter jusqu'à tes 35 ans !
- Siiii !!!! Et même que si tu le fais pas, ce sera mon chéri qui le fera !!!!
- Ton chéri ? C'est qui ton chéri ?
- Euh...Pour le moment c'est toi !
Il sourit, se penche et me prend dans ses bras pour me descendre jusqu'au salon, où nous arrivons après quelques coups dans les escaliers sous l'½il heureux de nos parents. La journée se passe de même, dans la bonne humeur, à flâner en ville sous le soleil, jusqu'au soir.
Après le dîner, je monte dans ma chambre quelques minutes, jette un regard à l'ordinateur : Aïen est connecté !

Vivement le week-end !!!... (Julia) dit :
Coucou !
Starlights are only pretty dit :
Coucou, ça va ?
Vivement le week-end !!!... (Julia) dit :
Oui et toi ?
Starlights are only pretty dit :
Bien...Je suis désolé, je reste pas longtemps...
Vivement le week-end !!!... (Julia) dit :
Oh....Pourquoi ?
Starlights are only pretty dit :
J'ai pas mangé.
Vivement le week-end !!!... (Julia) dit :
Ok. Quoi de neuf, depuis hier ?
Starlights are only pretty dit :
Pas grand-chose. J'ai tué Anto ce matin, il a démonté la chaîne-hifi parce qu'il ne savait pas s'en servir. J'ai dû tout remonter tout seul. Heureusement que je m'y connais.
Vivement le week-end !!!... (Julia) dit :
La modestie t'étouffe dis-moi...
Starlights are only pretty dit :
Exactement. Ca se passe bien chez toi ?
Vivement le week-end !!!... (Julia) dit :
Plutôt oui !
Starlights are only pretty dit :
Sorry, je dois y aller, sinon y aura plus rien...Bye !
Vivement le week-end !!!... (Julia) dit :
Bisous !

- Toc toc ! Je peux entrer ?
- Hmm...
- Je prends ça pour un oui. Qu'est-ce que tu fais ? Tu tchates ?
- Oui, mais il est plus là.
- Il qui ? Ton chéri ?
- Non ! Un ami !
- Je vois, je vois...Alors tu ne m'as pas encore raconté ta vie trépidante de ces derniers mois...
- Oh, y a pas grand-chose à raconter...fis-je en me laissant tomber sur le lit.
- Supposons. Raconte-moi ta vie alors...
Il s'assit sur le lit près de moi. Je poussais un soupir, que je voulais de soulagement, et lui racontais tout. L'arrivée cet été, les absences de Papa, les disputes de plus en plus fréquentes, de plus en plus violentes, l'ignorance qui s'était installée depuis quelques temps. Puis je lui parlais de l'école, de mon année, des amis que j'avais rencontré. Sans préciser bien sûr qu'ils étaient des...
- Parle-moi plus d'Aïen...



Voilà...Alors je voulais signaler quelques points importants :
A la base, si j'ai demandé des coms, c'est pour avoir le temps d'écrire !!!
Et tout ce que j'écris ça part en même pas une semaine !!!
Bon, je vais pas me plaindre, mais quand même...
Et ce que je voulais dire aussi c'est que,
Because of le Bac et déménagement,
Je risque de ne pas republier tout de suite...
Disons une ou deux semaines peut-être
(je vais essaye de squatter un ordi pour publier au pire, mais je promets rien...)
Donc, comme je suis dans ma période sadique
(faut pas faire souffrir mon canard xD à ceux qui comprennent),
Et qu'on est déjà au Chapitre 10...Je demande 12 coms ^^
Merci pour les 126 coms, les 201 visites, rien que depuis 25 jours ;)
Et sur ce, je vous laisse avec le suspense intenable du "Parle-moi d'Aïen..."
...D'ailleurs, si vous deviez parler des personnages, de l'histoire,
De la suite que vous imaginez...vous diriez quoi ?
@+ ! M.A.

# Posté le mardi 27 mai 2008 06:12

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:14

Chapitre 11

Chapitre 11
"Talk"
Coldplay


Je le regardais, étonnée. Pourquoi d'Aïen ? Je lui parlais de nos après-midi à flâner, à parler, des mercredis où il venait à la maison...Max me regarda droit dans les yeux et ajouta subtilement que, la prochaine fois, il s'arrangerait pour être là le mercredi...Je souris et baisse les yeux. Je continue, en triturant la couverture, sur le soutien que m'apporte Aïen, notamment quand je me suis enfuie après la dispute des parents. Quand d'autres, eux, n'ont pas été là. Il me regarde, ferme les yeux. Ma dernière phrase l'a blessé.
- Je...C'est pas facile pour moi non plus cette histoire. Je suis loin. Et il se trouve que c'est toi qui est en première ligne, mais...Je suis là quand même, tu peux m'appeler, n'importe quand, je...
- Tu n'as pas répondu la semaine dernière, le coupé-je posément.
- Je suis...désolé. Je n'étais pas près du téléphone. Mais je t'ai rappelé après, tu n'as pas décroché. J'ai pensé que ce n'était pas si grave que ça...La prochaine fois, je répondrais, promet-il en me prenant dans ses bras.
Je laisse mes larmes rouler sur mes joues. Il ne les voit pas, tant mieux. Il me redresse cependant et essuie mes larmes avec ses pouces.
- Ne doute plus de moi, s'il te plaît. Si tu veux venir me voir, appelle-moi et viens...Pour le moment, on est ensemble...Aïen n'est pas juste un ami pour toi, pas vrai ?
Je pris un air offusqué et riais en lui lançant mon coussin dans la figure. Il prit une peluche et riposta. Je m'enfuis en courant, mon oreiller à la main, et me réfugiais dans la chambre d'amis. Je l'entendais m'appeler d'une voix mielleuse, pleine de promesses. Je l'entendis descendre “discrètement” les escaliers. Je sortis sur la pointe des pieds et retournais dans ma chambre. A peine entrée, la porte se referma et Max, caché derrière la porte, me tapa avec le nounours. Je tombais sur le lit, essayant désespéramment de résister à l'envahisseur, comme lors de nos jeux, quand nous étions plus jeunes. Il prit mon coussin et s'affala sur moi, me bloquant les jambes et tenant mes poignets.
- Alors ! dit-il avec un sourire aussi grand qu'il pouvait. Voilà le programme : tu vas répondre à ma question, en développant bien sûr, sinon...D'abord, je te ferais des guillis ; ensuite, je te ferais des bisous sur les joues bien baaveeuuxx et, si ça ne marche toujours pas, tu prendras ta troisième douche de la journée, avec en prime enfermement dans la salle de bain, décrochage de téléphone et appel de tu sais qui pour qu'il vienne jouer les supermans...T'as toujours rien à me dire ?
- Noonn !! fis-je en riant. Juste que je ne suis pas sûre que tu aies réellement 22 ans !
- Tu l'auras voulu ! déclara-t-il en commençant à me chatouiller.
Et je résistais, morte de rire, mais je résistais quand même. Il passa à la partie “bisous bien baveux”, je le repoussais en essayant de le chatouiller. Il me prit par la taille et me posa sur son épaule. Je n'arrêtais pas de me débattre.
- Max, non ! Arrête !! T'as ton âge, je rigolais !! Non, arrête !!
Attiré par les cris, Papa nous regarde, amusé. La porte de la salle de bain est fermée à clé.
- Maman, tu peux ouvrir ? Julia aimerait prendre une douche !!!
- Non, n'ouvre pas Maman ! N'ouvre surtout pas !!!
- Bon...
Max dévale l'escalier. Mais...
- Qu'est-ce que tu fais ?!!
- Bah, il pleut dehors !!! Et en plus, tu pourras faire un bain de boue, comme dans les instituts !!
- Non !!! Arrête !! D'accord, j'avoue !! Pose-moi par terre !
- Non, fit-il en remontant à l'étage.
Il me jette sur mon lit, ferme la porte et se pose assis devant moi.
- Alors ?
- Pfff....C'est pas juste !!!
- M'en fiche. Alors ?
- Non.
- Comment ?
- J'ai dit...non.
Il me prend le poignet en se relevant.
- D'accord, d'accord, j'avoue : c'est plus qu'un ami !
- Aaah...J'le savais, précise-t-il en se rasseyant.
- Mais...c'est pas réciproque...
- Pff, qu'est-ce t'en sais, tête de linotte !!! Un mec, en général, il se pose pas 36 questions, et de ce que tu m'as dit, je peux te prouver qu'il tient à toi !
Je le regarde, lève un sourcil. Ah bon ?
- C'est simple. S'il tenait pas plus que ça à toi, il ne t'aurait pas amené chez lui, où en plus tu avais des chances de croiser son“entourage”. Il t'aurait emmené dans un coin qu'il connaît, un club, un bar d'alcooliques...
Je lui lançais une peluche sur la figure. Il rattrapa la peluche et me sourit.
- Et si tu étais persuadée qu'il ne tenait pas à toi, tu ne le défendrais pas.
- ...
- T'as vu ? J'suis casé, niveau sentiments des mecs, quand même, non ?
Je rigolais. Nous continuions de parler. J'appris qu'il avait depuis peu une petite amie, qui faisait presque une tête de plus que lui...Comment peut-on être plus grand que lui ? Niveau taille, je veux dire. Parce que des fois...Je souris de ma remarque. Il ne comprit pas.
- Tu as les yeux dans le vague, il faut dormir un peu de temps en temps ! Regarde-moi ça ! Et en plus, elle baille ! C'est pas possible c't'enfant !
Il posa un bisou sur mon front, me souhaita bonne nuit et sortit de la chambre en fermant la porte. Je me retournais et regardais mon lit à moitié défait.
- Ah, au fait, soeurette...
Je pivotais vers la porte et reçus une peluche en plein dans la figure. Je poussais un “oh” surpris et le vis sourire avant de refermer rapidement la porte. Je me vengerais demain. Je me couchais en repensant à ce qu'il avait dit. Parfois, ça fait tellement de bien de parler.



Voili voilou, en direct d'un cyber-ca,
J'étais scotchée de voir le nombre de coms alors j'ai publié
(Vous avez de la chance que j'aie eu ma clé usb pour mon CV
et que les deux romans en word sont toujours dessus lol)
Donc, à partir de maintenant, je me prends plus la tête en fait
Et je vais publié les longueurs que j'aurais écrite
Et demandé en conséquence...
Donc voilà...
AVIS AUX LECTEURS D'EMY-ROMAN :
NOUVEAU CHAPITRE PUBLIé !!!
Chapitre 21 : La scène ou les coulisse
lien vers le blog / lien chapitre direct
C'est pas dit que je republie sur les deux avant une voire plusieurs semaines...
(Je n'aurais accès à Internet qu'au cyber
étant donné que j'aurais la ligne chez moi dans deux semaines au mieux
because of déménagement bien sûr lol)
Bon, alors...12 ?
Pleins de bisous à tous
Et à ceux qui se reconnaîtront, vous avez intérêt à squatter en Août ^^

# Posté le mercredi 04 juin 2008 06:08

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:19

Chapitre 12

Chapitre 12

Le lendemain matin, je me levais avant Max et descendis en trombe prendre un petit-déjeuner. Un verre de jus d'orange, un bol de céréales. Maman mangeait avec moi. Elle me demanda si je voulais l'accompagner au marché pour dix heures et demie. Je lui sautais au cou et posais un bisou bien claquant sur sa joue. Sans plus attendre, je me précipitais à l'étage et courais jusqu'à la chambre d'amis. J'ouvris la porte doucement. La pièce était toujours dans la pénombre. J'entendais le faible ronflement de mon frère et contint mon rire. Je sautais sans prévenir et sans ménagement sur le lit, sur le corps de mon frère, emmitouflé sous la couverture, et criais :
- Debout Max, debout ! On va faire le marché ! Allez, lèves-toi !!!
Je descendis du lit et tirais son bras. Il résista en grognant. Je tirais encore, plus fort. Sa main attrapa mon poignet et m'attira sur le lit. Je me retrouvais sous lui, immobilisée.
- Tu sais que...tu m'as réveillé, murmura-t-il d'une voix pâteuse avec un bâillement.
- Mais debout ! Lèves-toi !
- Tu te rends compte qu'il est que 9h15, qu'on est dimanche et que j'ai cru que c'était ma petite s½ur, quand elle avait 6 ans, le jour de Noël, qui me réveillait ?
- Ah bon ?
- Exactement pareil. Tes Noëls quand tu étais enfant.
- Tu viens au marché, dis ?
- Oui, oui, j'arrive.
Je me précipitais dans ma chambre, pris mes vêtements et m'enfermais dans la salle de bain. Je ressortis quinze minutes après. Ce gros flemmard n'était même pas sorti de son lit. Je retournais dans la salle de bain me laver les dents. Après avoir rincé avec un verre d'eau, je me dirigeais vers le lit où se trouvait Max et renversait le reste d'eau du verre sur sa tête. Il poussa un cri, je m'empressais de rejoindre ma chambre en trébuchant par trois fois. Je fermais la porte à clé et attendis. Quand je sortis de ma chambre, Maman était dans le salon. Elle attendait Max. Je demandais où était Papa, elle me répondit qu'il était parti. Faire de courses pour la voiture, avait-il dit. Nous attendions Max dans la voiture. Il se mit à la place du passager et se retourna pour me lancer un sourire narquois. Je lui indiquais que je m'étais à peine vengée de la veille, et qu'il était censé être debout. Il se retourna et nous partîmes vers le centre-ville.
Arrivés au marché, nous flânions au gré des étalages, regardions avec émerveillement les créations locales encore inconnues et faisions des courses. Maman s'était penchée sur des petites boules à neige et Max regardait autour distraitement. Je remarquais non loin de nous une bande de jeunes, trois garçons et deux filles, qui discutaient avec animation. Je me demandais ce que pouvais bien faire les garçons, Matt, Aïen, Anto et Krys, quand je sentis quelque chose vibrer dans ma poche. Le téléphone. Un message d'Aïen :

Coucou ! ça va de beau matin ?

Je souris et réponds sur la seconde.

Ca va, oui. Et toi ? Je me demandais justement ce que tu faisais...

Réponse, quasi immédiate :

Ca va, ça va. J'étais en train de perfectionner mes dons de voyances, tu vois. Je peux même te dire que tu es sur le marché, alors qu'il est à peine 11h, que tu portes une veste verte foncée et un jean noir avec des ballerines argentées.

Comment ?!? Comment il sait ça ?!! Je relève la tête. Mon frère me lance un regard inquiet. Je regarde à nouveau le message. Il s'éloigne un peu vers Maman. Il faut que je réponde...Mais quoi ?...

Comment tu fais ça ?! T'es où ?

Réponse :

Devant toi.

Je relève la tête. Une silhouette que je reconnais instantanément s'approche de moi. Je distingue un sourire, des yeux marron qui brillent. Je ne tiens plus en place. Je me précipite vers lui, parcourant les quelques mètres qui nous séparaient en moins de dix secondes, et lui saute au cou. Je sais, je suis démonstrative. Mais, je ne mesure pas mon amitié...Je lui colle un bisou, bien claquant, sur la joue, sous les regards attendris des passants.
- Hey ! A ce point ? fait-il, un peu étonné, avec un clin d'½il.
- Tu m'as manqué, j'ai bien le droit de te faire un bisou, non ?
- Bien sûr. Je ne suis jamais contre les bisous !
- Même ceux ici ? lancé-je dans un souffle en appuyant doucement mon index sur un point de son cou.
Il fait la moue, hausse les épaules.
- Ca dépend lesquels...Ah, oui, Julia. Je te présente le dernier de la bande...enfin, euh, le plus vieux, Matt.
Des yeux verts très sombre, presque noirs. Des cheveux bruns mi-long légèrement frisés détachés. Un regard fixe. La vue appelle le souvenir. Celui d'un trajet en bus, le jour où Aïen est revenu de sa convalescence au début de l'année. Un regard qui me gênait, une vitre brûlante...Le dénommé Matt s'approche pour me faire la bise. Je lui rends. Il se redresse avec un sourire.
- Je crois qu'on...commencé-je.
- On s'est déjà croisé, oui.
- Ah bon? Bah d'accord, sort Aïen.
Il relève la tête, regarde au-dessus de mon épaule. Je me retourne. Maman et Max arrivent à notre hauteur.
- Maman, Max, je vous présente Aïen et Matt. Des amis. Ma maman. Et Max, mon frère.
Les garçons se serrent la main, on embrasse ma mère sur les deux joues. Je note que le courant à l'air de bien passer entre mon frère et Aïen. Et ce n'est pas pour me déplaire...Maman propose qu'on continue ensemble, tout le monde approuve. Je passe devant avec Matt et Maman. Max me fait un petit clin d'½il. Je me retourne discrètement peu de temps après. Aïen me fait un sourire, lui et Max se sont apparemment lancés dans une conversation des plus passionnantes. A tel point que lorsque vient l'heure de repartir, je mets plusieurs minutes à les arracher l'un à l'autre.
- Je vous aurais bien proposé de venir manger ce soir, mais Max doit prendre l'avion dans 3 heures, et je n'aurais sûrement pas le temps de préparer quelque chose...dit Maman
- C'est très aimable à Vous, Madame, mais à vrai dire, on avait déjà prévu quelque chose ce soir...
- Ah, très bien. Ce n'est pas si grave alors...Un autre jour, peut-être ?
- Sans problème.
- Au revoir, les garçons ! Matt et...Aïen, c'est ça ? demanda Maman.
- On t'a tellement peu vu, à traîner toujours avec Max ! m'esclaffais-je.
Il me fit un petit sourire et un regard qui se voulait sévère. Lui et Matt firent la bise à ma mère. Matt fit de même pour moi, avant de serrer amicalement la main de mon frère. Aïen ébouriffa mes cheveux, passa ses bras autour de mes épaules et posa un petit bisou sur mon front. Il me sourit, puis fit une accolade à mon frère. Bah, si je m'y attendais à ça !!!
- Très heureux d'avoir fait ta connaissance, Aïen.
- Mais moi de même ! J'espère qu'on se reverra...
Alors là, je suis...sur le cul, comme on dit. Je dois avoir l'air vraiment étonnée. Max me lance : Julia, ferme la bouche !!! Ils rient, moi aussi. Nous nous séparons et retournons à nos foyers respectifs. Max va faire ses valises et repartir on ne sait combien de temps, les tensions certainement vont revenir...Mais je ne m'en soucie pas pour le moment. Je profite et ai hâte d'être à la semaine suivante.


Waaah quel plébiscite !!!
J'en ai les larmes aux yeux ^^
Toujours en direct d'un cyberca...
retour de la connexion prévue dans 2 ou 3 semaines...
Vous m'avez suprise, sans déconner (lol devindrai-je quelqu'un de grossier ?....)
Voilà !! Alors bientôt le bac ( J-2 et J-9....)
Et J-3 pour ceux qui comprennent ^^ :D
Bon, c'est un peu long quand même,
mais je vous promets de publier rapidement (si vous remplissez vos quotas bien sûr...
non, non, je suis PAS sadique)
parce que je vais sûrement avoir accès au net ce week-end...
Et parce que je suis sadique, non : égoïste, non : horrible, non : parce que je suis ce que je suis
Je peux même vous dire que j'ai 11 chapitres d'avance sur vous mouahahaha
lol
donc vos quotas...allez, c'est les vacances...10, non 11, PARCE QUE j'ai décidé que 11...
voilà ^^ pleins de bisous, et j'allais dire bonne lecture,
mais là, à la fin du chapitre, ça fait un peu con...non ?

# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:06

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:23

OS 2

OS 2
Elle était assise par terre, dans un coin, entre les portes condamnées et le mur qui avait enduré plusieurs siècles, recroquevillée. Les gens, à côté, passaient, sans la voir, ou alors en accélérant le pas pour cacher la pitié qui se lisait sur leurs traits. Personne ne savait qui elle était, d'où elle venait, depuis combien de temps elle était là...Elle y était, c'est tout.
Le temps passait, les trains sifflaient à l'arrivée, au départ. Les pigeons volaient sous l'épaisse voûte et parfois se posaient à terre pour y picorer quelques miettes de nourriture laissées par les voyageurs pressés. Un de ces volatiles se pose près d'elle, pinça la chaussure du bout de son bec. Elle ne réagit pas. L'oiseau tourna la tête et s'envola. Un homme s'arrêta, se baissa vers elle, mit sa main sur son épaule, la secoua. Elle resta immobile. Il s'accroupit devant elle, toucha délicatement sa main. Elle releva brusquement la tête. Ses cheveux un peu en bataille encadraient son visage d'une pâleur cadaverique. On voyait encore très distinctement les traces laissées par les larmes qui coulaient toujours de ses yeux brillants et humides. Elle le dévisagea.
- Eh ! Ca va aller ?
Il l'avait demandé très gentiment, d'une voix douce comme du miel. Elle hocha la tête, cherchant à refouler ses larmes. Il lui demanda où elle allait. Elle jetta un regard au sac qui gisait à ses pieds, et répondit d'une voix faible et sourde qu'elle ne savait pas.
- Je vais vous aider. Venez...
Il souriait, lui tendant la main. Elle voulait s'interroger, mais à quoi bon ? Peu lui importait si cet homme avait la peau douce ou simplement ridée, s'il avait une barbe de trois jours ou une comme le Père Noël. Ses yeux brillants et malicieux. Son sourire qui illuminait toute sa physionomie. Peu importe. Car dans ses yeux, il n'y avait pas de compassion. Il prit ses mains. Car son sourire n'exprimait pas la pitié. L'aida à se relever. Peu importe que les gens continuent de passer, que les trains sifflent toujours, que les oiseaux volent et se posent encore. Il prit son sac sur l'épaule. Peu importe, oui. Ils sortaient de la gare, un train, un café...Peu importe. Car il avait su s'arrêter, arrêter son temps pour aider cette parfaite inconnue, la relever, la consoler, marcher un peu avec elle. Parce qu'un jour, quelqu'un a dit que l'amour existait de bien des manières sur Terre. Et que les Hommes sont tous égaux, ils sont tous frères.

# Posté le vendredi 20 juin 2008 14:37

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 09:41

GROS HS





GROS HS DE LA MORT QUI TUE



PARCE QUE J'AI ENVIE :p


VIVEMENT LA FIN DU BAC
ME*DE !!!!!!


lol
@+

M.A.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 09:32

Chapitre 13

Chapitre 13


- Par ici ! Par ici !
- Céline, reste sur la gauche ! Marion, Diane, prenez l'arrière !!
- Amandine, le ballon !
Bam, bam, bam. Il fait chaud.
- Julia, attrape !
Un, deux, trois. Dévier. Reprendre. Un, deux. Tirer.
- Panier !!! On a marqué !!! 35 à 31 !
Coup de sifflet. Cris de joie, de victoire. Embrassades. Je reprends le ballon à terre, après avoir félicité et été félicitée par mes coéquipières. La cour est presque déserte, et pour cause : c'est mercredi après-midi et seuls les joueurs de deuxième ligue jouent pour le moment. Je remplace une basketteuse qui, ayant attrapé la grippe, n'a pu venir. J'aime bien ce sport. A vrai dire, je m'en sors bien, peut-être mieux que dans les autres. La dénommée Amandine, capitaine, me regarde avec un sourire, vient me remercier d'avoir jouer. Je réplique que ce n'était rien. Elle me sourit, s'apprête à aller aux vestiaires et se retourne légèrement vers moi au dernier moment.
- Au fait, tu as deux admirateurs depuis le début du match...dit-elle avant de partir se changer.
Je me retourne. Lance le ballon. Aïen le rattrape au vol, le garde entre les mains, me défiant du regard de venir le rechercher. Je m'approche, fais la bise à Krys, retire brutalement le ballon des mains d'Aïen.
- C'est à moi, ça ! fais-je avant de lui coller un bisou sur la joue. Que me vaut l'honneur de ta visite Krys ?!?
- Je viens pour l'escalade. Tu savais pas qu'Aïen a compèt' cette après-midi ?
Je lève des yeux interrogateurs vers l'intéressé, qui se gratte la tête.
- Tu fais de l'escalade toi maintenant ?
- C'est pas nouveau, hein...
- Je vois. Mais pourtant je ne t'ai jamais vu aux entraînements.
- Il n'y va pas souvent, il est tout le temps avec toi ! lance Krys avec un clin d'½il. Et puis, tu ne vas pas si souvent que ça aux entraînements...
- C'est vrai. Mais tu ne m'as jamais dit que...
- Bon, on y va ? Je vais être en retard.
Il part devant, je regarde Krys qui hausse les épaules et secoue la tête négligemment. Nous le suivons.
C'est la première fois que je vois Aïen en short...A part quand je suis venue chez lui la première fois et que...il a commencé à se changer devant moi. Mince. Il est très probable que j'aie rougi : Krys me regarde avec un petit sourire en coin. Ca veut dire quoi encore, ça ? Aïen s'équipe, met les chaussures, le baudrier. Je lui fais subtilement remarquer qu'il est « trop sex !!». Il se retourne, ses yeux me lancent des éclairs. Il s'approche rapidement d'un pas vers moi et me fouette la jambe avec sa chaussette.
- Aah Aïen !!! T'es dégueulasse !! Et ça fait mal !
- Attends, attends ! J'vais faire pareil ! s'exclame Krys en se prenant le pied.
- NON!!! T'as surtout pas intérêt !!!
Ils me sourient tous les deux.
Avant que les épreuves ne commencent, je pince la joue d'Aïen et lui dis un « Allez, champion ! » des plus enthousiastes. Pourquoi j'ai dit ça moi ? Je m'assois sur un banc avec Krys. Nous observons l'entraînement et je découvre avec plaisir que mon ami s'en sort plutôt bien...Quand viennent les vraies épreuves, notées par un jury, les concurrents passent un à un. Nous retenons notre souffle. Le moindre faux mouvement pourrait leur être fatal. Aïen monte. Il est déjà au dessus des deux mètres. Il lui en reste près de quatre à escalader. Les choses se compliquent vers cinq mètres : il doit s'accrocher, il est sur un plafond rocheux incliné à 50° par rapport à la verticale. Il tient bon. Un de ses pieds dérape, j'attrape brusquement d'une main le bras de Krys et le serre fort. Trop peut-être. Il se penche.
- Tu me fais mal...murmure-t-il à mon oreille.
- Désolée, m'excusé-je en joignant mes mains sans cesser de regarder Aïen.
Il est maintenant les pieds dans le vide. Essaye de les remettre sur la paroi. Je remarque qu'une de ses mains n'est pas bien accrochée. Il va tomber...Puis, par miracle, il arrive enfin à reposer ses pieds sur la paroi et repart. Arrivé en haut, il nous regarde avec un sourire et descend en rappel sous les applaudissements du public...Je respire mieux. Krys me secoue le bras ; nous regardons la montée des derniers participants. L'un a chuté au même passage où Aïen a trébuché. Il est 17 heures et nous attendons les résultats. Krys m'a dit en riant que, s'il gagnait, nous irions tous au restaurant le week-end même, ou alors le suivant. Le jury décerna les prix, Aïen se retrouva troisième sur une trentaine de concourants. Il eût même droit à un bisou sur les joues de la part des deux jolies demoiselles qui remirent les récompenses...Je tournais la tête, sous l'½il moqueur de Krys. Aïen partit remettre sa tenue de ville.
La fin de la semaine se passa plutôt bien. Le samedi, Maman me dit qu'elle sortirait avec des amies le soir et que, si je le voulais, je pouvais faire de même, du moment qu'elle savait où me joindre et que je n'allais pas traîner n'importe où toute seule. Je lui demandais si je pouvais passer la soirée avec Aïen, Matt et leurs amis. Elle fit une moue hésitante et finalement accepta. A la condition que je ne dorme pas chez eux et qu'ils me ramènent. Bah, bien sûr, je vais quand même pas dormir chez des amis GARCONS, on ne sait jamais ce qui peut se passer...Pfff, si elle savait où j'ai dormi quand je suis partie de la maison...Je demandais aux garçons qui me proposèrent de négocier avec ma mère. Mais, dans un sens, j'allais faire avec la contrainte du retour...
Le samedi, je passais la fin de l'après-midi avec Matt et Anto. Nous flânions dans un coin bien précis de la ville, que je reconnus pour être celui où Aïen m'avait emmenée lors de notre première sortie en ville. Nous marchions tranquillement, nos conversations étaient parfois interrompues par les « J'ai faim ! » ou « Ca donne faim » de l'un ou l'autre. Au bout du compte, je finis par leur demander s'ils veulent s'arrêter et prendre un encas. Ils se regardent et sourient. Matt se penche vers moi.
- On n'a pas vraiment faim de cette manière là...C'est un peu notre façon d'apprécier les bombonnes...
- Les...réserves ? demandé-je.
- Oui, c'est ça. Tu comprends vite ! me taquine Anto.
- Il faut suivre avec vous...Et là, vous avez encore faim ? les interrogé-je en regardant un groupe de jeunes passer.
- Oh, ne m'en parle pas ! Je crève la dalle !!! réplique Matt.
- Je vois ça ! fais-je en riant. Au fait, je voulais savoir : est-ce qu'il y a un moyen de savoir quand vous avez...vraiment très faim ?
- Aïen ne te l'a pas dit ?!? demande Anto.
- Non. On ne parle pas trop de ça à vrai dire...
- Oh, le rustre ! On aurait pu te bouffer que t'aurais rien capté !
- Anto ! Surveille ton langage ! Je te rappelle qu'il n'y a pas que nous trois ici ! intervient Matt en serrant les dents. Pour ce qui est de...enfin, vous savez quoi, je ne pense pas, Anto, que Julia soit conne au point de ne rien voir si on lui saute dessus...
- Attends, t'insinue que je suis conne là ? Répète-moi ça pour voir...ordonné-je en lui prenant le lobe de l'oreille entre deux doigts.
- Aïe ! Ce n'est pas ce que j'ai dit, t'as mal compris ! Je voulais juste dire que...
- Vas-y, Julia ! Tire-lui l'oreille !! Fais-lui mal !
- Ah, vive la solidarité ! T'es un gros sadique ! Merci ! remarque le concerné.
- Mais de rien...
- Tiens, pour la peine Matt, tu vas devoir répondre à ma question. Sinon, je tire les oreilles d'Anto.
Matt me fait un grand sourire, l'air de dire « Vas-y, je ne te répondrais pas exprès... ». Anto me prend par le bras.
- Bon, écoute Julia, c'est pas que je ne t'aime pas, mais ne commence pas à raconter des bêtises. De toutes façons, tu ne fais pas le poids face à moi...Et pour répondre à ta question...Il vaut mieux que tu le voies de toi-même.
La nuit commence à tomber. Nous marchons ensemble vers des rues plus sombres. Anto remarque un homme d'une trentaine d'années qui sort de sa voiture. Il l'accoste et lui demande s'il peut nous aider, car notre voiture est en panne. Je suis déboussolée par sa façon de faire, ça a l'air si...simple. L'homme me sourit et me dit de ne pas m'inquiéter. Matt me murmure à l'oreille de regarder les yeux d'Anto et me prend par le bras pour me mener vers une rue perpendiculaire mal éclairée. Il me retient le bras et ralentit l'allure de façon ce qu'Anto et l'homme nous passent devant. A quelques pas de nous, Anto plaque l'homme contre le mur, le regarde droit dans les yeux. L'homme a l'air surpris et, en même temps, fasciné. Matt me glisse le mot « images » à l'oreille et me décale doucement de façon à ce que je puisse voir le visage d'Anto. A moitié éclairé, je distingue ses traits, encore plus fascinants...A la différence que ses yeux ne sont pas...habituels. Je me penche légèrement pour mieux discerner ce qui a changé. J'ai un mouvement de recul et me cogne contre Matt. Les yeux d'Anto sont entièrement noirs, et au fond brille une lueur rougeâtre des plus menaçantes...Je me retourne et enfouis ma tête contre Matt. Je ne veux pas voir la suite. Matt me tient la tête serrée contre lui, en me bouchant les oreilles par la même occasion. Quelques instants après, je sens une main qui frotte mon dos. Je relève la tête. Matt me sourit.
- Eh ! C'est fini, tout va bien...
Tout va bien, tout va bien...Demande ça à l'homme qui...Je me retourne. L'homme n'est plus là. Aucune trace de ce qui s'est passé. Je regarde mes amis. Les garçons me couvent d'un ½il bienveillant. Ils me prennent chacun un bras pour couper court à toute question. Nous rentrons.


Comme le prochain chapitre est encore plus long...
Je reporte ici les coms manquants sur le chapitre précédent
(eh oui, je sais : je suis sadique, lol)
Donc à vos claviers bande de fainéants !!
C'est les vacances !!
Donc...11 (parce que c'est les vacances) + 4 = 15
Je sais, je sais....j'suis trop forte en calcul mental xD
15 et vous aurez la (longue et trépidante) suite...
Lol. Et pas la peine de me dire que j'ai de l'avance
et que par conséquent je peux publier plus,
parce que je ne céderais pas.
Pour la simple et bonne raison que sinon j'aurais plus rien à publier après xD
même si, à ce jour, j'ai 13 chapitres d'avance ^^
(sadisme extrême, vous aurez remarqué...
pas d'insultes svp xD )
^^ @+ !

# Posté le vendredi 27 juin 2008 15:18

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:28

Chapitre 14

Chapitre 14

Bon courage !! lol

- AÏÏEEENNNN !!!
- IL EST SOUS LA DOUCHE !!
Je ris. Ce qu'ils peuvent être gamins des fois...Mais, j'aime bien ça. Krys sort de la salle de détente, salue les autres, me fait la bise, tandis que Matt et Anto se précipitent au premier étage. J'interroge Krys du regard.
- T'inquiètes...Ils vont juste rentrer dans la salle de bain, lui piquer ses affaires et revenir couper l'eau chaude...
J'explose de rire. C'est pas vrai ! Quelle horreur ces mecs !!! Ils redescendent en courant, Anto me lance les vêtements d'Aïen pendant que Matt va couper l'eau chaude. Un cri et une rafle de protestations se font entendre. Je souris et tends le tas de linge aux garçons.
- Na na, rêves pas trop ! On a été lui prendre ses habits, je doute qu'il apprécie qu'on lui rende...
- Ca passera mieux si c'est toi, vas-y !
- Comment ? Mais qu'est-ce que je...
- Vas-y ! Tu vas le faire mourir de froid le pauvre.
Ils me poussent sans ménagement jusqu'à l'escalier. Je me retourne, furieuse, leur tire la langue et monte rapidement jusqu'à la salle de bain. Je toque. Aïen ouvre, la serviette sur la taille. Je lui tends ses affaires, un peu gênée. Il me remercie et pose un rapide bisou sur ma joue. Je descends en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et m'assied sur le canapé, où attendent les autres. Aïen nous rejoint quelques minutes plus tard. Anto se lève brusquement et contourne la table basse côté cuisine, tandis qu'Aïen vient s'asseoir.
- Bon, je crois qu'on va vous laisser, hein...Il fait faim en ce moment, je trouve.
- Euh, c'est vrai, ça ! ajoute Matt en se levant. Krys, tu viens avec nous ?...
L'intéressé les regarde d'un air moqueur et finalement se décide à les accompagner.
- On revient, ne vous inquiétez pas ! lance Anto en poussant Krys et Matt dehors.
La porte claque. On les entend partir en riant. Je souris.
- Tu veux m'aider à cuisiner quelque chose ? me demande Aïen.
- Pourquoi pas ?!!...
Il m'entraîne dans la cuisine et sort du placard et du réfrigérateur quelques mets à préparer. Il coupe les tomates sur le bar, tandis que je me charge de faire cuire le riz. Il se met à chanter comme un tout-joyeux, de plus en plus faux, pour me faire rire. Et ça marche. J'en ai mal au ventre et les larmes aux yeux !!
- Fais attention à la casserole ! me prévient-il en riant de même.
Nous nous calmons. Un silence presque apaisant s'installe. Au bout d'un long moment, je me décide à le rompre.
- Tu sais, j'ai été en ville cet aprèm avec Anto et Matt...
- ...Et ? demande-t-il en levant un sourcil.
- Ils m'ont dit...comment savoir si un vampire va te mordre...
- ... “Dit” ? Comment ça “dit” ?
- Ils m'ont...montré...
- Ils ont pris quelqu'un devant toi ? interroge-t-il en se rapprochant de moi.
- Oui. Mais je ne l'ai pas vu vraiment mordre...Je ne pouvais pas regarder...
- Tu m'étonnes. C'est vraiment malin de leur part de t'avoir montré ça, tu es déjà bien dedans, ils n'avaient pas besoin de te montrer en plus, au point de te dégoûter ! Je me demande ce qui leur a prit de... !
- Non, non, c'est moi qui leur ai demandé !
- Mais...pourquoi ?
- Je voulais juste savoir. Tu sais, je ne peux même pas prévoir si l'un de vous a des...des...pulsions soudaines, des envies de sang. C'était juste pour savoir.
- Je comprends.
- ...
- Ca va ? Pas trop secouée ?
- Je n'ai vu que ses yeux noirs et la lueur, en fait, donc...non.
- Bon, c'est bien alors.
- Et Aïen...Je voulais savoir aussi...Krys m'a dit que vous aviez appris des choses, un peu comme les options de seconde. Comme Anto qui envoie des images...
- Ah ça !
- Oui. Et toi...tu as appris quoi ?
Il me regarda dans les yeux et sourit d'un air gêné. Il retourna vers son assiette de tomates et mozzarella. Je le regardais faire. Il était sûrement vexé. Ou alors il ne voulait pas me le dire. Il releva la tête, posa la main sur le bar et me dit de ne pas bouger. La salière à côté de moi vola et atterrit dans sa main. Je restais bouche bée par ce que je venais de voir. Il prit la salière avec un sourire et sala son entrée. L'assiette alla se ranger dans le frigo, qui s'ouvrit tout seul lui aussi. Encore abasourdie par ce qui c'était passé, je m'assis lentement sur un tabouret haut. Il me tendit un verre d'eau.
- Moi, je sais juste faire ça.
- “Juste” ? Mais attend, c'est pas “juste” ça ! Tu...Tu...
- Tu m'aides à préparer un gâteau ?
- Euh...oui. Mais alors tu...enfin, tu pourrais t'asseoir et tout se ferait tout seul comme ça ?!
- Oui, mais c'est plus marrant quand on le fait à deux et par soi-même. Non ?
J'acquiesçais. Nous préparions un gâteau aux fruits confits. Je me mis derrière lui et lui tenais les bras pour l'empêcher de bouger. Mais il sortit quand même un à un les ingrédients nécessaires, sans bouger le petit doigt. Quand nous eûmes fini de préparer tout le repas, les garçons rentrèrent, réclamant à manger. Nous mangions ensemble. Ils nous félicitèrent pour ces “plats succulents”. Aïen et moi étions en train de laver la vaisselle à la fin du dîner, lorsque Krys déboula dans la cuisine, essoufflé et mort de rire.
- Anto...il a...piqué la chaussure de Matt et il...il veut la mettre dans la fontaine du parc !!! Et là ahaha...Matt lui court après...mais en fait il court pas, il fait du cloche-pied !!!
Nous rions et nous précipitions dehors afin de venir en aide, ou pas, au pauvre Matt. Nous courions à travers le parc en pleine nuit. Il était déjà 22 heures.
Epuisés par notre course-poursuite, nous rentrions chez eux et nous nous affalions sur le canapé, incapables de bouger davantage.
- Pfou, j'en - peux - plus, lâchais-je.
- Normal, répondit Antony, c'est parce que t'es une fille. Et puis, on est plus sportif.
- Et toi très modeste, répliquai-je.
Tous se mirent à rire de ma remarque. Anto et moi nous fixions, lui d'un air grave, cherchant à me faire ciller, moi avec un petit sourire.
- Bon, je vais prendre ma douche rapidement, dit Matt.
Il monte, nous laissant tous les quatre. Je les regarde, effondrés au fond d'un fauteuil ou du canapé, pour Krys. Ils ont l'air de bien se connaître et de bien s'entendre. Enfin, il doit y avoir des clash de temps en temps, comme dans chaque groupement de personnes...comme avec mes parents...Plongée dans mes pensées, je me demande s'ils sont ensemble depuis longtemps.
- Tout est relatif. Si tu veux tout savoir, depuis un peu plus de huit ans, sort Anto.
Je le regarde, les yeux ronds. Il vient de répondre à ma question, que je n'ai pas formulée à voix haute, ou j'étais trop dans la lune pour remarquer qu'ils se parlaient ?
- De...de quoi tu parles ? demandais-je.
Il leva un sourcil, surpris.
- Aïen, tu...lui as pas dit ?
- Euh...non.
- Merde, reprit Anto en baissant la tête.
Pincez-moi, je rêve ! c'est pas possible. C'est quoi encore cette histoire ?!
- Euh...qui veut boire quelque chose ? demande le gaffeur en se dirigeant vers la cuisine rapidement.
- Julia, j'ai...complètement oublié de te le dire, fait Aïen en se grattant la tête, mais, en tant que vampires, on...on entend ce que les humains pensent.
Aaaah ! C'est quoi c't'embrouille ?!!!! J'suis tombée où ?!! P'tin, c'est pas possible ! Je suis en train de rêver, c'est ça ? Ah, la bonne blague !...
- A vrai dire, tu ne rêves pas, c'est pas une blague...dit Krys en me regardant.
Je m'enfonce dans le canapé, les mains sur la tête. Ca fait cinq minutes que je ne dis pas un mot et ils me parlent ! Arrêtez de lire dans mes pensées !!!!
Aïen tousse un peu avant de préciser à mon intention :
- Tu sais, c'est pas aussi facile que tu le crois. Tu es la seule humaine ici, donc forcément... y a que toi à écouter penser.
- En fait, rajoute Krys, tu es pour nous...comme on dit : un livre ouvert !?!
- Non, non, vous déconnez ?! Tous les vampires entendent mes pensées ? Vous quatre ?
- Oui, murmure Anto en revenant avec un plateau sur lequel sont posés des boissons et des verres.
- ...
- Pense à un chiffre, peu importe lequel.
Un chiffre, un chiffre...15 473 ?
- 15 473, me dit Krys avec un sourire.
- Mais...mais tu triches !
- Si tu y tiens! J'ai trouvé ton chiffre, tu m'as pas crue. Pense à quelque chose que toi seule sais.
Euh...j'ai un faible pour Aïen ? Ils sourient tous. Merde ! C'est sorti tout seul ! Aïen me regarde avec les sourcils levés, mi-étonné, mi-heureux. Mais quelle cruche je fais ! C'est ma journée du "c'est pas possible".
- Je...je crois que je vais y aller les garçons. Il...vaut mieux pour aujourd'hui.
Je me lève à la hâte, attrape mon blouson et me dirige rapidement vers la sortie, tête baissée. Je me heurte à quelqu'un. Matt.
- Désolée.
Oh non, pas encore un !
- Beh Julia, qu'est-ce qui se passe ?

[M]


Elle me passe devant. J'ai l'impression qu'elle refoule quelques larmes. Je me retourne vers Aïen, Anto et Krys, assis dans le salon. La porte claque. On l'entend courir sur le gravier de l'allée. Puis plus rien.
- Qu'est-ce qu'elle a ? les interrogé-je en retournant m'asseoir sur le canapé.
- Anto a sorti la réponse à une des questions qu'elle se posait...
- Depuis quand on vivait ensemble ?
- Oui. Mais Aïen ne lui avait pas dit qu'on entendait ces pensées.
- Ah, je comprends mieux. Anto, comme toujours, t'es pas doué !
- Eh, ce n'est pas ma faute ! T'avais qu'à la prévenir Aïen !
- C'est pas aussi facile que tu le crois ! Tu as vu sa réaction quand j'ai dû lui dire, à cause de tes conneries encore, que toi et moi étions des vampires ? Et pour Matt et Krys aussi ? Alors, tu m'excuses, mais j'aurais aimé pouvoir attendre un peu !
- Bon. C'est pas si grave, fais-je. On sait ce qu'elle pense d'un d'entre nous...
A notre grand étonnement, le concerné rougit légèrement. Anto lui fit remarquer et se prit un coussin dans la figure. Et chacun y mit du sien pour défendre ses "positions".


Et voilà !!
J'en ai beaucoup beaucoup, je vous avais prévenus !!!
Donc ça va faire...24 coms lol
je sais ça fait beaucoup, mais vous y arriverez je n'en doute pas une seconde...
ah, et puis, c'est las vacances alors c'est no limit !!!
(prenez-le comme vous voulez....)
Et, info pour la suite, nous avons maintenant 5 personnages et points de vue différents
j'vais pouvoir m'é-cla-ter :D
juste pour vous prévenir que, quand je mettrais des paroles entre le signe "#"
ce seront les pensées que les vampires, et uniquement eux, entendent...
exemple : - je pense qu'il fait froid #en fait il fait chaud#, dixit Julia à Aïen et sa mère.
Dans ce cas, seul Aïen a entendu la phrase "en fait il fait chaud".
Phrase complètement subjective, je vous l'accorde.
Sur ce...@+ !!!!

# Posté le vendredi 27 juin 2008 15:27

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 12:14