__________________________________Chapitre 32_____________________________ ________ Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, ____________________ car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme. ___________Blaise Pascal

__________________________________Chapitre 32_____________________________ ________ Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, ____________________  car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme. ___________Blaise Pascal

[Omniscient]


- Alors vous venez ? lance-t-elle en riant.
Elle s'éloigne à travers les rayons, émerveillée, les yeux brillants, tel un enfant à Noël. Elle passe délicatement ses doigts sur les reliures des vieux livres, les jouets anciens, les figurines fragiles, caresse les boîtes de cd, films, jeux, cassettes...Krys la regarde, attendri. Il s'approche d'elle, glisse sa main dans la sienne et se place derrière elle pour l'enlacer tendrement. Elle tourne la tête pour lui sourire, relâche son corps contre lui. C'est vrai qu'ils vont bien ensemble. Ils regardent sur l'étagère face à eux, les boules de neige et les petites figurines en forme d'elfes, fées et autres créatures de conte...Krys a posé son menton sur l'épaule de Julia, près de son visage, entourant en même temps les épaules de celle-ci avec ses bras. Elle a resserré ses mains sur celles de Krys. Une goutte d'eau salée tombe sur leurs membres liés. Une larme, qui a coulé par inadvertance. Une de celles que Julia retenait depuis presque deux heures. Krys resserre son étreinte, approche son visage du sien, jusqu'à ce qu'il voit son souffle bercer doucement les cheveux de Julia.
- Peu importe ce que tu es pour moi, je te promets que plus personne ne te fera mal...
Elle se retourne et se blottit contre lui. Matt approche doucement, de peur de déranger. Il capte le regard de Krys, qui lui sourit. Il frotte sa main contre le dos de Julia, qui relève la tête, se plonge dans ses yeux bleus comme l'océan. Puis elle tourne la tête et tend la main à Matt. Il effleure ses doigts d'une main, avant de désigner d'un geste large le reste du magasin.
- Vous restez là ? demande-t-il malicieusement.
Elle rit, se détache de Krys.
- Bon...Qu'est-ce qu'on doit trouver ?
- Quelque chose de spécial. Qui lui plaira de préférence...fait Krys avec un sourire.
- C'est pas tout les jours que ça se fête !!! s'empresse d'ajouter Matt.
- On se sépare ? les interroge-t-elle.
Matt et Krys se regardent. Se séparer ? Ils auraient plus de chances de trouver ensemble. Et puis, Matt, sans l'avoir dit aux autres, avait déjà pris quelque chose. Krys avait une idée, mais ne la trouverait pas ici. En fait, ils venaient pour que Julia puisse trouver.
- Eh bien...# J'ai déjà quelque chose, moi.#
- Je sais pas...# Bah, si tu veux tu peux aller faire un tour. Je reste pour l'aider, j'irai chercher ce que j'ai repéré plus tard...#
- ...On se sépare ! lancent-ils ensemble.
Elle sourit et monta à l'étage. Matt en profita pour sortir discrètement du magasin. Krys resta là où il était, laissant vagabonder son regard et ses pensées. Il était heureux, mais il ne le devait pas, et pour bien des raisons...Encore, si ces actes étaient sans conséquences et si faciles...Il monta, le pas lourd, sur la pièce mezzanine et se glissa parmi les étalages d'objets en tout genre. Il la trouva assise sur un pouf, à fixer avec attention une cage en verre où flottaient des papillons qu'on aurait pu croire vrais. Il s'assit doucement derrière elle, collant son torse à son dos. Un léger frisson parcourut son dos. Il le sentit et esquissa un petit sourire. Puis il reposa son menton sur l'épaule de Julia, comme tout à l'heure. Leurs regards se dirigeaient vers le même point, non loin de la cage aux papillons. Elle avait trouvé ce qui lui conviendrait.

[M]


Deux jours plus tard. Le jour décline, je me rends à la fontaine du parc avec Antony. Aïen doit venir nous rejoindre plus tard. Ou du moins, on l'espère tous. Krys et Julia sont déjà là et se lancent de l'eau à la figure. Même si, vu la température de l'air, elle doit être bien froide. Julia ébouriffe les cheveux de Krys, qui râle. Puis elle lève la tête et nous remarque. Elle vient à notre rencontre, nous fait la bise, suivie par Krys.
- Bonne saint Valentin !!! lance-t-elle sans prévenir.
Nous rions.
- Oui, à vous deux ! précise Anto.
Elle secoue doucement la tête avec un sourire et agite son index devant nous, nous laissant perplexes...Krys sourit aussi.
- Alors ? enchaîne-t-elle. On le souhaite maintenant ou...
- Ouuuuiiiii !!! s'exclame Anto.
- Non ! Matt, Aïen et moi, on t'a toujours dit que, tant que l'heure n'est pas passée...
- Mais c'est le même jour !!
- Oui, mais même ! Officiellement parlant, t'es pas encore majeur...
- Pour quelques heures...grogne Anto en boudant.
- C'est quelle heure ?
- Quelques secondes avant minuit. Le jour de la Saint Valentin. Tes parents ont dû a-do-rer !
- Clair, ils étaient au restaurant quand ma mère a eu les premières contractions...
- ...
Un silence pesant s'installe. Vendredi 14 février...est-ce un signe ? Je regarde ma montre. Aïen n'est toujours pas là. Je remarque que Julia fait pareil. Elle nous apprend alors qu'elle ne pourra pas rester longtemps, sa mère venant la chercher dans moins d'une demie heure. S'en suivent les protestations d'Antony, qui refuse de passer son anniversaire avec des timbrés dans “notre” genre, sans qu'elle soit là. Sourires gênés de sa réplique, accolades franches pour y répondre, sans être trop méchants...Finalement, après une dizaine de minutes, une silhouette bien connue se profile à l'horizon. Le col de la veste remonté, la tête rentrée entre les épaules, les mains dans les poches de son pantalon, Aïen arrive près de nous.
- Enfin ! T'es là ! On a bien cru que tu viendrais pas !!! s'empresse de le taquiner Antony.
Aïen répond par un regard noir et un grognement et, sans changement de stature, il salue tout le monde d'une parole.
- 'soir...
Silence.
- Et sinon, pourquoi vous nous avez donné rendez-vous ici les tourtereaux ? Vous n'allez pas passer la soirée en tête à tête ? questionne le presque-majeur de la journée.
Krys et Julia se regardent, s'interrogeant du regard. Julia nous désigne d'un large geste de la main, lui cédant la parole. Il soupire.
- ...en fait, on ne vous a pas tout dit...
- Vous attendez un heureux évènement ? blague Antony.
- Pour c'que ça change...bougonne Aïen.
Personne ne relève. Julia fait un sourire crispé, qui s'efface rapidement. Krys demande son approbation d'un regard. Elle hoche la tête.
- Il n'y a pas de Saint Valentin pour nous.
- Ah ! Euh...comment ça ? demandé-je, l'air d'un beug.
- ...Nous ne sommes pas un couple, lâche-t-il.
- On vous a menti.



YaAAaaaaah the return !!!!! xD
dites-moi ce que vous pensez de la citation !!!! lol
je profite du week-end pour publier un 'tit chapitre...
et je vous en dis pas +...
comme on dit
"je vous laisse sur votre faim"
M.A.

P.S: le prochain chapitre est une fusion de deux chapitres à la base,
donc il sera très long...
2 en 1, comme Sun Power Tablettes xD

600'

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 05:27

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 11:13

__________________________________Chapitre 33_____________________________ ______ La chance, c'est la faculté de s'adapter instantanément à l'imprévu.___________Alfred Capus

__________________________________Chapitre 33_____________________________ ______ La chance, c'est la faculté de s'adapter instantanément à l'imprévu.___________Alfred Capus

[Anto]


J'étais abasourdi. Matt avait la bouche grande ouverte et dévisageait Krys et Julia. Le premier levait les yeux au ciel, ou observait ses chaussures avec attention, tandis que cette dernière gardait la tête baissée, nous regardant à la dérobée ou fixant l'horizon. Quant à Aïen...il semblait totalement indifférent.
- Menti ?!! lâchais-je après quelques instants de silence.
- Bien sûr. C'est logique, fit Aïen d'un air mauvais. Ils s'emballent, ils se pelotonnent, voire plus si affinités...Mais ils ne forment pas un couple.
- Rhaaaa Aïen !!! répliqua Krys.
- C'était...du pipo ? s'enquit Matt.
- Oui.
Tous se retournèrent vers Julia. Le visage d'Aïen se décomposa. L'unique parole de Julia l'avait comme frappé en plein c½ur. Il l'observait sans gêne, cherchant à percer ses défenses, savoir ce qu'elle pensait, pourquoi, comment...Tout. Un grand froid s'abattit sur nous, en même temps que l'envie d'en savoir plus. Une vibration se fit entendre. Julia sortit son téléphone de sa poche, jeta un rapide coup d'½il au numéro.
- Je dois y aller.
Elle nous adressa un signe de la main et partit d'un pas pressé. Aïen la suivit précipitamment. Il saisit son poignet d'une main, elle tourna la tête.
- Pourquoi ? demanda-t-il, soucieux.
Elle lui adressa un sourire gêné. Un coup de klaxon non loin. Elle échappa à son emprise et rejoignit la voiture qui l'attendait. A la fontaine, les autres ne disaient rien.

[J]


« Pourquoi ? ». Je souris. Il ne lâchera pas l'affaire. Même par téléphone...Cette simple question est toujours devant mes yeux, sous forme de message cette fois. Je serais bien tentée de répondre, mais ce serait trop long. Le téléphone vibre dans ma main. Aïen m'appelle. J'hésite un instant puis appuie sur “Refuser”. Une longue pression sur une autre touche éteint l'appareil. J'allume l'ordinateur et, avant même que j'ai pu faire quoi que ce soit, Maman m'appelle pour manger. Donc, à peine allumé, déjà éteint. Et, fait rare, Papa est avec nous. Il nous annonce qu'il a invité des collègues de travail à venir manger le lendemain. Ben voyons ! Je le regarde, perplexe. Apparemment, soit il n'est pas au courant, soit il a complètement zappé. Je préfèrerais que ce soit la première possibilité. Parce que l'impassibilité de ma mère m'indispose comme pas permis.
- Papa...
- Mmh ?
- Tu es au courant que demain je sors ?
- ... ?
- Pour l'anniversaire d'un ami. On va en ville...
- Ah j'avais complètement oublié.
Ca, c'était pas à dire. On avait dit, la première option, pas la deuxième. Je tente de réprimer une grimace.
- Mais de toutes façons, tu seras rentrée pour le dîner...
Oula. Pas sûr qu'il ait tout compris. Non, je rectifie : il n'a strictement rien compris.
- Je vais avoir du mal...
- Et pourquoi ?
- Bah, c'est demain soir que je sors...
- Ah bon ?
- Euh oui.
- Et tu rentres à quelle heure ?
Par chance, ce coup-là, j'ai réussi à me contrôler et je ne me suis pas frappé le front de la main. Je me demande comment il l'aurait pris...
- On a rendez-vous à 19h30. Donc il y a de grandes chances que je ne rentre pas avant minuit. Je ne sais pas où on va aller vraiment.
Il fronce les sourcils.
- Je te rappelle que tu n'as que 17 ans et que tu restes sous notre responsabilité...
- Deux secondes, je reviens.
Je me précipite à l'étage, dans la salle de bain et me mords violemment le poing, en étouffant un cri de rage. Qu'est-ce qu'il m'énerve !!!!! Pfou. Déstresse, tranquille, ça va bien se passer. Ne commettons pas un meurtre, ça serait dommage...Même si c'est pas l'envie qui manque ! Dis-toi seulement que ton père ne t'as pas vu grandir et que, pour lui, tu dois encore avoir dans les 12-13 ans. C'est-à-dire, tu rentres avant 18h30, maximum 19 heures...Zen...Je passe mes mains sous l'eau froide et en passe sur mon visage. Zen, on a dit. Je prends une inspiration, colle mon sourire le plus détendu sur le visage et descends calmement les marches. Je reviens me mettre à table.
- Ca va ma chérie ? s'inquiète mon père.
Zen.
- Oui, oui.
A ce moment, je remarque que ma mère essaye tant bien que mal de dissimuler un petit sourire que je devine être le précurseur d'un grand fou rire. J'explique alors calmement à mon père que ça va bien se passer et que mes amis sont aux trois quart majeurs. Dans le sens où trois des quatre les sont, pas dans le sens où ils sont à un quart d'année de leur majorité. Bon, on va arrêter là avec la logique qui laisse à désirer, et on continue. Je lui promets de rentrer avant deux heures trente du matin, et encore, j'ai négocié. Il m'avait dit minuit pétantes...Le reste du repas se passe bien, la soirée et la journée du lendemain de même. Vers 17h, j'allume l'ordinateur et me connecte à la messagerie instantanée. En attendant, je me regarde dans la glace. Un t-shirt vert pomme, un pantalon...moulant, on va dire, noir, des ballerines blanches. Ca, c'est la tenue de tous les jours. Reste à savoir si je la garde pour ce soir ou si je la change. Un son en provenance de mon ordinateur me sort de ma rêverie.

L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
J'adore ton pantalon
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Tu vas le mettre ce soir ?


Mon visage se décompose. C'est quoi ce bordel !! Je constate alors avec inquiétude, que la caméra reliée à l'ordinateur est allumée.

L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
J'adore la tête que tu viens de faire !!
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Salut !


Je donne un grand coup sur le haut de la caméra pour la baisser et réponds dans la seconde.

Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Krys !!!!!!
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Gros voyeur !!!!
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
T'avais qu'à éteindre ta cam
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
;p
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Grrr !!!
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Oh oui, grogne encore, j'aime quand tu es énervée...
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Ta gueule. J'espère au moins que tu as passé une “bonne” soirée.
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Ca va, ça va. A vrai dire, je crois qu'on les a un peu assommés.
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
C'est-à-dire ?
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Bah...C'est simple, on a été en ville, on s'est séparés. Le froid durant tout le trajet. Je te laisse imaginer l'ambiance...
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Aïen ne tenait plus en place. C'est simple, je l'ai revu que...il y a une petite heure en gros. Il a vraiment l'air fatigué...Mais heureux !
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Et les autres...Matt n'arrête pas de poser des questions existentielles à la con, Anto est revenu de sa, enfin ses nuits “torrides” à dix heures ce matin. Quelle idée de naître le jour de la Saint Valentin aussi...Et moi je meuble le temps.
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
On se voit toujours ce soir ?
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Bien sûr.
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Je te laisse te préparer...
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Merci. A ce soir !
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Oui. Et je maintiens pour le pantalon... :D
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
;p


Je me mets hors ligne, éteins la caméra et me dirige vers la penderie. Après un certain temps à hésiter, j'opte pour une petite robe à bretelle bleu nuit, avec des dentelles légèrement plus sombre en bas, à hauteur des genoux. J'y ajoute une fine ceinture noire avec des strass argentés. Oh, pas beaucoup, juste une dizaine. Et les accessoires qui vont en plus. Dont un pendentif blanc en forme de goutte d'eau. Enfin, je m'habille quoi. Sur le coup de 19h, la sonnerie de l'entrée se fait entendre. J'attrape mes ballerines noires et descends l'escalier rapidement. Ma mère a ouvert et rigole avec Matt et Krys.



[K]


Des bruits de pas se font entendre dans l'escalier, Matt et la mère de Julia se retournent. Je suis déjà face à Julia.
- Ce que tu es belle ma chérie !! fait sa mère.
Ca au moins, ça vient du fond du c½ur. Elle sourit mais je devine qu'elle est un peu gênée...J'ai les yeux qui brillent. Pfffffou...Ca fait beaucoup d'un coup là ! Je me mords la lèvre inférieure et me rattrape immédiatement en affichant un grand sourire. J'espère qu'elle n'a pas vu ce que j'ai fait...Au pire, je dirais que ça me démangeait...Matt aussi a les yeux qui brillent. Il la serre dans ses bras.
- Tu es superbe !
- Eh ! C'était ma phrase ça !!
Nous rions. Je la serre contre moi et lui fait la bise. Pendant quelques secondes, son parfum m'enivre. Je me détache d'elle et nous restons les yeux dans les yeux, à se sourire. Tout simplement. Sa mère nous arrache à notre rêverie.
- Alors, où allez-vous ?
- C'est un secret, on ne peut pas le dire !!! lui répond Matt.
- Mais ne vous inquiétez pas, on va faire attention à elle !
- Et on ne rentrera pas tard...
- Je vous fais confiance. Alors amusez-vous bien !!
Chacun fait la bise à sa maman, puis nous partons. Un vieil ami à Matt a consenti à nous amener en ville, mais il ne pourra pas rester. Une histoire de petite copine qui arrive ce soir, ou un truc dans le genre. Enfin, ça ne me dérange absolument pas. De toutes façons, il n'est pas au courant pour nous. Nous nous rendons donc en ville, où les deux autres nous attendent.

[Aïen]


- T'en veux toujours à Julia ?
Sa question résonne en silence. Non, bien sûr que je ne lui en veux pas.
- Alors ? redemande Anto.
- Non. Et puis je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais...
- C'est clair. Tu la vois avec Krys en train de s'embrasser, tu pètes un câble, tu prends la vie de huit innocents, tu te bats comme un fou avec Krys...et après tu leur adresse plus la parole pendant une semaine, jusqu'à ce qu'ils nous disent que c'est tout du pipo...Non, non, t'as pas la haine, tu lui en as jamais voulu...
Je souris. Ce qu'il peut être con parfois. Et pourtant, c'est criant de vérité.
- C'est fini...C'est bon ?
- Oui. T'as des sentiments pour elle ?...
- De toutes façons...
- Mais, fais pas ton sage Aïen ! Ca se voit comme le nez au milieu de la figure que tu crèves d'amour pour elle !...Seulement, t'es pas capable de faire le premier pas...Vrai ?
Je hoche la tête en le regardant.
- Ca se voit...à ce point ?
- A moins d'être aveugle, borné ou complètement à l'ouest, ça se voit oui. Enfin, après, c'est moi qui te dis ça et je te connais depuis bientôt huit ans, alors...
J'acquiesce. Je suis étrangement calme, serein. Apprendre ça a peut-être été une sorte de...délivrance pour moi. Une voiture s'arrête juste devant nous. Krys en descend, suivi de Julia. Elle est...superbe. Euh je...je...pas de mots là...
- T'as les yeux qui brillent beau gosse...Bave intérieurement, c'est mieux ! me souffle Antony.
Il prend les devants et la serre dans ses bras.
- Waouh !! Tu t'es fait belle pour moi c'est ça ?! Oh c'est trop gentil !! Mais tu sais, ce soir je risque d'être pas trop dispo et...
Elle explose de rire, nous avec.
- Viens voir. Il faut que je te présente quelqu'un !
Il passe sa main sur son dos et l'amène vers moi.
- Julia, je te présente Aïen ! Aïen, Julia.
- Enchantée.
Elle me tend la main d'un air malicieux. Je lui souris et la prend dans mes bras. Tout est oublié. Pour le moment au moins. Nous nous dirigeons vers un restaurant japonais qu'Antony a spécialement choisi. Il fait japonais à la base, mais sert aussi des plats plus européens, genre pâtes, pizza, hamburger...Tout ce qu'on aime en fait !! La table qui nous est réservée se situe un peu en retrait et la majesté du lieu nous tape à l'½il. La table est dans un coin sur une estrade à quelques marches du niveau zéro, le mobilier est en bois poli et les fauteuils rouges et moelleux ne semblent attendre que nous. Les bougies en verre rouges, jaunes et vertes brûlent doucement, apportant une ambiance agréable et douillette à l'endroit. Le parquet sombre est interrompu sur le côté par un soudain amas de végétations basses et exotiques, autour d'un petit cours d'eau qui dévale rapidement la pente pour finir en un lac miniature au beau milieu du restaurant.
- Yaouh, c'est trop bien ! J'adore ce resto !!
Anto se frotte les mains, heureux de son choix et de nos yeux émerveillés. Il décide de nous placer à sa guise. Moi dans le coin, lui à côté, Matt en bout de table, Krys près de lui et à côté, en face de moi, Julia. Non, non, c'est pas fait exprès. Oui, oui, j'ai tout oublié...Il y a des proximités qui font mal... Les plats arrivent sur la table à peine cinq minutes après nous être installés : pâtes bolognaises, pizza marguerita, sushis, frites, riz...On ne va jamais tout manger !!!
- C'est la fête aujourd'hui !!! Servez-vous !
Anto est totalement dans son élément. Et puis, il a bien raison. Après tout, c'est son anniversaire, sa majorité. Il va recevoir des cadeaux...Je me demande si...
- Dis Anto, t'as déjà fait des v½ux ?
Il me regarde les yeux brillants. Un grand sourire s'étale sur son visage.
- Tu sais à quel point 36 heures c'est court ? Bien sûr que oui, j'en ai déjà fait !!
- C'est quoi cette histoire de 36 heures et de v½ux ? demande Julia.
- Un truc qui n'arrive qu'à la majorité...dit Krys d'un air détaché.
- Plus d'entrain Krys !! C'est trop génial !! s'exclame Anto.
- Mouais...
- En fait, explique Matt, quand on atteint 18 ans “officiellement”, en tant que vampires, on a le droit de faire des v½ux pendant 36 heures. Mais pour faire un v½u, il faut une victime à chaque v½u. Et ce pourquoi on attend tous ce moment avec impatience, c'est que, du moment que le corps n'est pas découvert, chaque personne revit après les 36 heures, et ne se souviendra d'absolument rien. Et chacune te permet de faire un v½u. C'est pas top, ça !!
- C'est un peu le temps de toutes les folies, ajouté-je. Je crois que le maximum qui a été fait, c'était...95 non ?
- 108. Un de plus toutes les vingt minutes.
- Oui. Quand même. Par contre, il ne faut pas, après, qu'on vide une personne avec laquelle on a fait un v½u, et ça pour toute l'éternité...
- Le gars qui en a fait 108 a mordu une personne qu'il avait utilisée pour faire le v½u d'être toujours en bonne santé. Ce qui est ridicule parce qu'on ne peut pas être malade ! Résultat : il a chopé plein de maladies aussi insensées et incroyables les unes que les autres, il est devenu complètement fou et s'est enfermé de lui-même dans une forteresse paumée, loin de toute population...
- ...Parce qu'il voulait mourir le plus vite possible. Il a juste oublié qu'on ne peut pas mourir et, à ce qu'il paraît, aujourd'hui, trois siècles plus tard, il est toujours horriblement tourmenté dans sa prison sans rien pouvoir faire...
- L'éternité à mourir à petit feu...murmure Julia, les yeux rivés sur le cours d'eau.
Nous acquiesçons tous en silence. Elle relève la tête et me regarde droit dans les yeux.
- Aïen, tu as bien dit que les vampires ne peuvent pas tomber malade...
- #Oula, ça sent pas bon... !#
Je me retiens de lancer un regard noir à Antony et hoche la tête pour l'inciter à continuer sa phrase.
- Qu'est-ce qui s'est passé alors...au début de l'année ?
- Eh ! Incident de parcours !! s'exclame Anto avant d'exploser de rire.
Krys et Matt ne se retiennent pas et le suivent dans son délire, tandis que je me contente de sourire sous l'½il interrogateur de mon amie.
- En fait, c'est un peu ça...On va dire que...par mégarde...une personne que je visais et avec qui je me suis retrouvé seul...je l'ai mordue en fait et il se trouve que...bah la femme s'est échappée. Et j'ai mis pas mal de temps pour la retrouver...un peu moins pour la faire disparaître...mais du temps aussi, quand même, pour m'assurer que je n'étais pas découvert. Donc ça m'a prit trois ou quatre jours. Et après c'était le week-end. Voilà.
Les garçons affichent un sourire béat, l'air de dire « On se fout de ta gueule »...Merci. Julia m'observe avec soulagement, un petit sourire sur les lèvres, mais je sens qu'une question persiste. Je lève un sourcil en guise de demande. Elle soupire, se laisse retomber au fond de son siège. Je remarque au passage la main de Krys qui vient effleurer la sienne. L'habitude du jeu ?...Je serre les dents, il le remarque et s'empresse de se resservir. Elle, ne semble même pas perturbée. Elle me fixe toujours et demande doucement :
- Tu m'as dis aussi que...tu n'aimais pas le sang...finit-elle dans un souffle.
- Oui, approuvé-je avec un sourire. J'ai horreur du sang cuit...Mais je fais parfois des exceptions...
Je lui tends un sushi, qu'elle accepte avec un sourire. Des conversations des plus diverses germent au cours du repas. Anto ne se gêne d'ailleurs pas pour aller prendre des collations d'un autre genre, au moins cinq fois. Et finalement, vers 23 heures, nous avons vidé tous les plats. L'ambiance est plus que bonne enfant, une entente excellente s'est rétablie entre nous tous, comme avant leur petite blague. Mais la question survit en moi et mon instinct me pousse à lui poser. Alors que nous quittons la table, je saisis doucement le poignet de Julia.
- Pourquoi ? demandé-je dans un souffle.
Elle reste interloquée.
- Pourquoi, avec Krys...vous... ? Tu...tu voulais me rendre...jaloux ? hésité-je.
Elle affiche une moue incertaine, puis m'adresse un sourire. Elle secoue la tête.
- Non. D'ailleurs pourquoi ? Tu ne ressens pour moi que de l'amitié...non ?
Pincement au c½ur. Elle se libère de mon emprise et sort rejoindre les autres.

[K]


Après quelques minutes, Aïen vient nous retrouver. Julia ris à une blague de Matt, alors qu'Anto revient d'une petite pause personnalisée. Je ne sais pas de quoi ils ont parlé, mais autant ne pas trop s'en soucier. Anto m'apostrophe.
- Krys !! C'est l'heure d'aller danser !!
- Et d'aller boire !!! répliqué-je.
Nous rions tous ensemble et nous dirigeons vers une boîte de nuit.


Et voilà !!! Quoi ?
Comment ça c'est trop court ????? xD
Comme vous avez pû le voir, il y a deux musiques sur ce chapitre
et l'endroit où se situe la deuxième était l'ancienne limite
entre les deux chapitres fusionnés...
Ca va, vous suivez toujours ? :p
(Pour la première musique, c'est le seul moment où j'ai regardé TF1
alors hein, pas de "oh tu suis machin, t'aimes qui ????"
parce que...bah que dalle, la plupart sont nuls :p )

Donc j'attends vos impressions !!!
Et pour ceux qui regardent l'image avec un drôle d'oeil...
Je sais, je sais, je suis écolo, je recycle MOI !!! xD
Rendez-vous au chapitre 34 !!

*
Bon alors, il y a quelques incompréhensions xD
Pour le coup des 36h....En fait, quand un vampire atteint ses 18 ans,
Il a le droit de faire un voeu à chaque fois qu'il "mord" quelqu'un
Et l'avantage (je suis à fond dans le truc morbide là xD) c'est que si le corps n'est pas découvert
La personne revit sans se souvenir de rien à la fin des 36h
Kézako ? Compris ? Ou encore besoin d'explication ? xD
Ensuite, je comprends pas certaines réactions vis-à-vis de Julia...
J'vais la planquer xD Et ne commencez pas à vous habituer à de si long chapitres !!! :p
Je tiens à signaler à la personne qui m'a dit que je n'avais pas publié depuis une éternité
Qu'une éternité est difficilement quantifiable, donc théoriquement,
ce mot n'a aucune signification dans ta phrase ^.^
Ce que j'adore avec vous, c'est que vous voyez des nouveaux personnages partout xD
Concernant le resto où ils ont mangé...J'avais trop la flemme de faire le dessin xD
et en plus, vous croyez que j'allais le dessiner, nan mais oh !
Donc euuuuuh
Bah rendez-vous à la prochaine publi xD

# Posté le samedi 04 octobre 2008 08:23

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 11:09

__________________________________Chapitre 34_____________________________ ______ Lorsqu'on songe à tous les emmerdements provoqués par le péché originel ___________depuis que le monde est monde, ___________on est en droit de regretter qu'Adam n'ait point été pédéraste. ___________ Léo Campion

__________________________________Chapitre 34_____________________________ ______ Lorsqu'on songe à tous les emmerdements provoqués par le péché originel ___________depuis que le monde est monde, ___________on est en droit de regretter qu'Adam n'ait point été pédéraste. ___________ Léo Campion

Réponse à certaines questions dans l'édit du chapitre 33 !!
Je publie avant parce que je vais avoir du mal à publier avant la semaine prochaine lol
Bonne lecture !!!

[J]


- Si quelqu'un t'approche ou te colle un peu, délocke et pense que tu as des amis suceurs de sang dans les parages. En général, si c'est des vampires, ils flippent un peu de tenter avec les amis de leurs semblables. Et ils te laisseront tranquilles.
- Et si c'est pas le cas ?
- Tu regarde la personne droit dans les yeux et tu lui dis que t'es réservée.
J'explosais de rire. #Réservée !#
- Oui, réservée. Et si ça marche toujours pas, tu appelles à l'aide dans ta tête. Parce que, de une, si c'est pas un vampire, il n'entendra pas. Et de deux, faut pas crier et casser tous les coups de ce soir, parce que sinon, amie ou pas, ils vont tous te tuer.
Je lui souris. #Merci.#
- De rien ! Moi, j'y vais. Euh...tu peux garder un oeil sur Matt ? Il a l'air d'avoir pas mal siroté déjà, faudrait pas qu'il fasse de conneries. Tu m'appelles si problème.
- D'accord !!! répondis-je en lui faisant un grand sourire.
Aïen pinça ma joue, y posa un bisou et s'éloigna vers la foule. La musique était forte, l'ambiance joyeuse. Je les regardais, tous, en train de danser, de sauter, au rythme de la musique. Je repérais dans un coin la chevelure pourpre d'Antony, penché sur ce que je devinais être une magnifique blonde aux mensurations incomparables...Peut-être une mannequin. La pauvre...Si elle avait su, elle ne serait pas sortie ce soir. Il lui prit la main et ils se dirigèrent vers la sortie. Décidemment, il sait y faire.
Krys était dehors en compagnie d'un groupe de jeunes et revenait de temps en temps voir si tout se passait bien pour moi. Je cherchais des yeux Matt. Il n'était pas loin, en grande conversation avec un jeune homme en cravate, qui essayait en vain de paraître détendu. Je souris et me retournais vers le serveur pour commander de nouveau un cocktail. Non alcoolisé, évidemment : je tenais à avoir les idées claires si je faisais des rencontres peu souhaitables...
Je sirotais distraitement mon verre, quand mes yeux se posèrent sur une jeune fille brune en robe verte. Mignonne. Mais à vrai dire, ce n'était pas la jeune fille qui m'avait interpellée. Mais le jeune homme à ses côtés qui la tenait par les hanches. Aïen. Ils dansaient un slow qui venait de débuter. #Mais qu'est-ce qu'il fait...J'aimerais tellement être à sa place...#. Merde. J'ai oublié de locker. Je me retourne vers le bar, honteuse. Je suis jalouse, je suis jalouse. Et je le sais. Et puis, ce que j'ai dit est faux. J'ai pas envie de finir la soirée comme elle va la finir. A vrai dire, ça m'est égal. Et puis, il y a tellement de personne ici qu'il n'a sûrement pas dû m'entendre.
Je pivote face à l'amas de vies sur le dance floor. Aïen danse toujours, le visage dans les cheveux de la jeune femme. Il est plus grand qu'elle et pourtant, je devine qu'elle est la plus âgée. 25 ou 26 ans. 27 au plus. Mais pas moins de 25. Je soupire et parcours la salle des yeux.
Matt vient vers moi, un peu grognon.
- Qu'est-ce qui se passe ? demandé-je.
- On est trop nombreux...
- C'est-à-dire ?
- Devant toi, fait-il en désignant du bras toute la salle, se trouvent une vingtaine de personnes venues pour exactement la MÊME chose que nous. Enfin, pas toi, mais...
Je frissonne. Vingt ? Vingt vampires rien que dans cette salle ? Et ça fait combien de chance, sur un, de ressortir vivant ou de ne pas se faire repérer ? Je lui fais un sourire mi-gêné, mi-horrifié.
- Vingt ?
- Pfff...Non, pas vraiment. Disons 10 maximum. Mais ça laisse pas beaucoup de marge pour manoeuvrer.
- Mais, et avec la cravate de tout à l'heure ?
- Ah, lui...Il avait un goût de trop peu.
- Déjà ?
- C'est rapide quand c'est dans la poche...Enfin, tu peux faire rapide. Anto, c'est plutôt long. Mais il a une bonne technique, et puis s'il n'en a pas assez, c'est son problème. En attendant, il doit bien m'en manquer 2 ou 3 ce soir...
- Tu veux que je t'aide ?
Quoi ?! J'ai dit ça, moi ? Il me regarde, aussi étonné que je le suis intérieurement...Après tout, je peux l'aider, ça ne m'engage en rien. Et puis, je ne vais pas le laisser crever de faim.
- Tu m'aiderais ?
- Pourquoi pas ?...
- Bah, merci...!
- Je te garantis rien, hein ?! Je vais délocker, essaye juste de te concentrer sur ce que je pense.
- T'as un plan ?
- Non. Peut-être, je sais pas. Reste là pour le moment.
Je me dirige vers la piste de danse. #Reste où tu es pour le moment et essaye de me suivre des yeux, si tu peux.# Je traverse la foule compacte, croise au passage le regard interrogateur d'Aïen. #Ne cherches pas à comprendre pour le moment, s'il te plaît.# Je bifurque et me dirige de nouveau vers le débit de boisson. Je m'installe près d'une jeune femme, en manquant de faire tomber le tabouret. Je pose mes coudes sur le bois et prends ma tête entre les mains. Je soupire et porte ma main à la gorge en suffoquant légèrement. La jeune femme me regarde, pose sa main sur mon épaule :
- Eh, ça va ?
- Je...je sais pas, je me sens pas très bien.
- Tu veux aller aux toilettes ?
- Non, je...est-ce qu'il y a un endroit où on pourrait aller prendre l'air sans sortir par l'entrée ?
- Oui, bien sûr. Suis-moi.
#Suis-nous.# La femme me conduit de l'autre côté de la salle, ouvre une porte en fer. Nous nous retrouvons à l'opposée de l'entrée. A perte de vue, dans la nuit, je devine un peu de forêt, et derrière, autour, des immeubles. Mais personne n'entendra. #Attends derrière la porte. 3.#
- Merci, ça fait du bien. #2.#
- De rien. C'est normal. Faut s'entraider dans la vie.
Je suis prise de remords. Dégoûtée par mon geste. #1.# Comme prise d'une envie de vomir, je me retourne brusquement et me penche. #0.# La porte s'ouvre et se referme immédiatement. J'entends la femme pousser un petit cri, qui s'étouffe dans sa gorge. Je me retourne. Matt a déjà planté ses crocs dans son cou. La peau de la femme devient pâle. Elle regarde droit devant elle...Elle se débat une dernière fois, puis...ses yeux s'éteignent. Matt se recule et la laisse doucement tomber sur le sol, en la retenant par les bras. C'est fini. Il lui a fallu du temps pour bâtir sa vie. Il a suffit de quelques minutes pour lui enlever.
Matt se retourne vers moi. Un peu de sang coule encore de ses lèvres. Je le regarde, hypnotisée, honteuse, avec crainte. Je sens les larmes couler le long de mes joues. Il essuie avec le pouce les traces de son repas et va fermer la porte à clé. Je m'adosse contre le mur et me laisse glisser à terre. Matt s'accroupit face à moi, me demande de lui faire confiance et de fermer les yeux. Je ne me fais pas prier. Fermer les yeux pour oublier. Mais avoir peur tout de même. Oublier. C'est si dur.
Il se rassit près de moi. J'ouvre les yeux. Le corps de la femme a disparu. Les quelques gouttes de sang éclaboussées sur le mur ne sont plus là. Rien ne s'est passé ici.
- C'est dur, je sais. Les garçons et moi, on était comme toi au début. On a bien dû s'habituer. Après tout, quand tu manges de la viande, c'est que quelqu'un l'a tué pour toi, non ? Bah la seule différence ici, c'est que c'est nous qui tuons. Mais...je préfèrerais ne pas trop en parler ce soir. Si ça ne te déranges pas.
Il se relève, me tend la main. Je la prends. Il me serre un instant dans ses bras. Je sais qu'il est désolé que j'aie assisté à tout ça. Mais c'est ma faute. C'est moi qui lui ai proposé. Parce que je voulais...voir. Nous retournions à l'intérieur, il me ramena près du bar. Il cherchait les garçons des yeux.
- Tu veux peut-être rentrer? Si tu veux, je te raccompagne...Je finirais ma ration autre part.- Mais il est quelle heure? demandais-je, surprise.
- Bientôt une heure du mat'.
Une heure déjà...je n'avais pas vu le temps passer. Il me dit de l'attendre et partit se fondre dans la foule. Il revint suivi d'Aïen. Ce dernier me souriait. Il se posta près de moi. Je le regardais, un peu triste. #Bien mangé jusque là ?...#. Il parut surpris un instant, secoua légèrement la tête et prit mon menton dans sa main.
- Tu sais, je fais ça tous les jours. Je ne regarde plus. Ce n'est pas important, ce n'est pas ce que je recherche en premier. Antony, c'est ça qu'il recherche aussi, mais pas moi. Je ne les regarde plus. Toi, ajouta-t-il en me prenant la main, toi, je t'ai regardée. Et je te regarderai tant que je le pourrais...Je ne pourrais jamais te faire de mal, ni même ne serait-ce que le penser un jour...
Je baissais la tête. Comment avais-je pu penser une chose pareille ?...#Désolée...# Je t'aime tant...Il nous offrit, à Matt et moi, un dernier cocktail de jus de fruits, nous discutions gaiement. Oublié, c'était du passé.
- Ah lala, quel dragueur quand même Anto ! s'exclama Matt.
- Je l'ai vu partit tout à l'heure avec une blonde, ils avaient l'air de bien s'entendre...#Je ne préciserais les mensurations qu'il a choisit...#
Ils éclatèrent de rire à ma pensée volontaire, j'en fis de même. Quand nous eûmes fini nos verres, je dis à Aïen que je devais partir.
- J'aime pas que tu sois seule en pleine nuit comme ça...Tu pourrais tomber sur n'importe qui !
- Matt a dit qu'il me ramenait en voiture...
- Ah, parce qu'il a une voiture maintenant ?
- Disons que, glissa l'intéressé, une personne quasi vitale m'a prêté les clés pour la nuit...Je dois lui rendre la voiture à l'aube, près du ravin à une trentaine de kilomètres d'ici...
- Près du ravin ? Ou dedans ? demandais-je en riant.
- Euh, près de dedans ?...lâcha-t-il.
Nous rions de sa petite blague. Il partit chercher la voiture, qui finirait sa vie à la fin de la nuit. Aïen m'accompagna dehors. Il n'y avait personne. Il faisait un peu froid, il me passa sa veste le temps de me réchauffer. Nous convenions de nous voir le lendemain. En ce qui me concernait, je comptais dormir et travailler un petit peu le jour même, dimanche. On se verrait donc dans le bus, demain lundi. Il leva la tête et me dit que Matt m'attendait. La voiture noire, au bout du parking, m'indique-t-il avec la main. Je lui rends sa veste, qu'il enfile. Je lui souris et pivote vers le parking.
- Attends, j'oubliais !
Je me retourne. Il prend ma main et pose ses lèvres sur les miennes. C'est...si doux, si fort. Si inattendu. Je ne sais plus où je suis, à part près de lui. Mon coeur qui bat plus vite réclame encore ce doux miel qui coule dans mes veines. Je souris. Nos lèvres s'écartent. Je passe délicatement mes mains dans son cou. Nous nous embrassons à nouveau, le coeur en liesse, enivrés de ce simple alcool. Encore une fois. Comme pour arrêter le temps...


...

# Posté le mardi 07 octobre 2008 07:47

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 11:01

__________________________________Chapitre 35_____________________________ ______ L'amour, c'est le calme et la confiance. ___________Thérèse Tardif

__________________________________Chapitre 35_____________________________ ______ L'amour, c'est le calme et la confiance. ___________Thérèse Tardif
"Unidos para la musica"
David Vendetta feat. Akram

(et encore, c'est la version courte xD )


[J]


Nous nous séparons, heureux. Ses yeux brillent. Les miens aussi. Nous attendons ainsi, les yeux dans les yeux, savourant chaque seconde...Un klaxon. Nous rions doucement.
- Sois prudente, murmure-t-il.
Je hoche la tête. M'éloigne à reculons. Nos mains se délient. Un sourire aux lèvres, je m'enfuis jusqu'à la voiture.
Durant tout le trajet, je reste silencieuse. Je ne cesse de penser à ce qui s'est passé. Il m'a embrassé. Il m'a embrassé.
- Enfin !...lâcha Matt au bout d'un moment.
- ...Comment ?
- L'amour fait tomber les barrières...Je t'entends penser depuis que t'es montée. Et je n'aurais même pas eu besoin de ça pour le savoir : tu as les yeux qui brillent et tu souris aux anges...
Je hochais la tête. Il me regardait de temps en temps. Puis nous arrivâmes devant chez moi. Il gara la voiture, stoppa le moteur.
- Je vais t'avouer un secret, me dit-il tout bas, mais tu les gardes pour toi, hein ?
Il se pencha vers moi et murmura :
- Je crois qu'Aïen et toi, vous êtes amoureux...
- Je crois aussi...fis-je en lui souriant.
Il me prit la main et déclara:
- Je suis content pour vous ! Vraiment ! Je ne l'avais pas vu aussi heureux depuis des années !
Il me conduit sur le perron, je lui fis la bise et rentrais chez moi, avec une sensation de bonheur infinie.

[Aïen]


- Alors l'amoureux transi ?
- Mmh ?
Krys et Antony explosèrent de rire, Matt secoua la tête en souriant.
- Dis Aïen, t'es au courant que t'as un sourire collé sur le visage depuis deux heure du mat' ? Et qu'il est bientôt vingt-et-une heure ? continua Krys.
- Ah.
Hilarité générale. Pfff, j'en ai rien à faire. Je souris comme un débile depuis deux heure du mat', et alors ? Je suis heureux, ça vous embête ?
- Non, non, pas du tout. On respecte ton bonheur mon pote, fis Anto.
- Ah...t'as entendu c'que j'ai pensé ?
- Quand je disais que l'amour faisait tomber les barrières, se moqua Matt.
Je lui lançais un coussin et retournais à ma contemplation du jardin. Une main se mit à faire de grands gestes devant mes yeux.
- Ouh ouh Aïen ! Ici la terre à la lune !! Vous me recevez ? Rendez-nous Aïen !!! s'exclama Krys.
- Aïen est indisponible pour le moment, rappelez plus tard ! répliqua Anto d'une voix mécanique.
Nouvelle explosion de rire. Je me joignis à eux après quelques secondes à rêvasser.
- Avoue que cette histoire t'a fait réagir !...
Anto se reçu un violent coup de coude dans les côtes de la part de Krys. Je les regardais sans comprendre.
- Quelle histoire ?
- Bah que Julia se fasse embrasser par...
Anto ne put finir sa phrase car Krys s'était jeté sur lui et commençait à le taper avec des coussins.
- C'était pour ça ?
Krys me regarda, l'air paniqué et désolé à la fois. Je lui souris...et lui lançais un coussin en pleine figure. Il riposta mais se trouva attaqué par Antony par derrière. Matt ne tarda pas à se joindre au joyeux remue-ménage et nous nous retrouvions tous à terre.
- Ca suffit, restons calmes ! Vous vous comportez comme des enfants ! fit Matt en se relevant à moitié de la masse et en levant un doigt sévère à notre attention.
- Rien – à – foutre !!! lança Krys.
Les lancés de coussins reprirent encore pendant une dizaine de minutes. Enfin, vers la demie, les cheveux en vrac, les vêtements chiffonnés, nous arrêtions notre petit jeu et montions nous préparer pour aller rôder dans les parcs alentours, les discothèques, la ville et tout endroit susceptible de cacher quelques...réserves.
La nuit consommée, je retournais seul à la maison. Mais je ne voulais pas rentrer. J'avais passé la soirée tel un automate et mes pensées étaient toutes dirigées vers une même personne. Je m'asseyais sur le rebord de la terrasse, les yeux glissant sur le paysage obscur du jardin. Non, non, c'est faux, elle n'occupe pas mes pensées, je ne suis pas du tout amoureux...enfin amoureux, c'est un grand mot pour moi. Je ne sais pas si c'est de l'amour. J'ai envie d'être près d'elle aussi souvent que possible, de la voir rire, de la prendre dans mes bras, de voir ses yeux briller...de lui parler, qu'elle me parle...de poser mes lèvres contre les siennes et de sentir son parfum m'envelopper doucement. Si avec ça, on ne dit pas que je deviens gaga !!... Mais peut-être que je me fais des faux espoirs. Qui me dit qu'elle ne va pas me repousser ? Elle n'a rien dit la nuit dernière, mais peut-être qu'elle avait un peu bu, peut-être qu'elle n'était pas dans son état normal et moi non plus...Et si...Toutes ces questions m'obsèdent et m'énervent. Et si ce n'était que passager ?...Un morceau de charbon se pose dans ma main. Je le presse doucement entre mes doigts et le laisse retomber en poussière sur le sol. Notre baiser me revient en mémoire. J'ai peur sans vouloir me l'avouer. Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose à cause de moi. Comme pour eux, à qui je tenais tant. Peut-être devrais-je lui en parler ?...Le temps me le dira. Un sourire revient sur mon visage tandis que les premières lueurs de l'aube éclairent mon monde. Laissez-nous juste vivre...Carpe Diem.



650' encore toi ! xD

^^ alors ? mes trois rescapées, qu'est-ce qu'elles en pensent ? xD
dernier chapitre avant les vacances (me tuez pas !!!)
j'ai une chanson dans la tête, c'est un truc de fou...
(essaye de faire diversion xD)
et puis, y a l'ordi qui beugue grrrr...
donc voilou, à bientôt ^^

mais en fait, krys et julia sont sortis ensemble juste pr faire chier aïen ???
Oui...euh, non, pour le faire réagir, nuance...

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 06:11

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 11:00

__________________________________Chapitre 36_____________________________ ______ Bonheur : sensation de bien-être qui peut conduire à l'imprudence. _______ Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied. ________Marc Escayrol

__________________________________Chapitre 36_____________________________ ______ Bonheur : sensation de bien-être qui peut conduire à l'imprudence. _______ Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied. ________Marc Escayrol

[J]


Aaah saloperie de stress de mes deux ! Oups...Julia, tu deviens vulgaire. Et puis “mes deux”, j'en ai pas. Et en plus tu te mets à parler toute seule !! Ca ne va pas ça !!! Zen, restons zen. J'ai juste passé une nuit blanche samedi, je n'ai pas réussi à bosser hier, j'ai commencé à douter hier soir, JUSTE quand il fallait se coucher...Et ce matin, il n'est pas dans le bus !! Non, non, je ne stresse pas du tout, je ne me dit pas qu'Aïen m'a peut être embrassée pour ne pas me faire de peine et qu'il voudra repasser au stade “amis” le plus tôt possible...Mon dieu de Saint Petersbourg du Sahara, par les pouvoirs des twins Pokémons mutants techtoniques...C'est pas possiiiiiiiiiiible !!!!!!! Bon, inspire, expire. Fiouuuu...Le portail...la cour...Si je le croise maintenant, je vais mourir pétrifiée sur place...Mais pourtant j'ai trop envie de le revoir et...Aaah, il est làààààà !!!! Fou-fou-fou-fou-fou...non, le coup de la respiration d'accouchement, ça le fait vraiment pas. Ressaisis-toi bordel Julia ! Si ça se trouve, il entend tout ce que je pense...je ne sais pas si j'ai locké...vu sa tête, il ne doit rien entendre...Il est aussi gêné que moi, j'y crois pas ! Il va me dire qu'il s'est trompé, c'est sûr...Je tord mes mains dans tous les sens. Il le remarque et sourit. Je stoppe mon geste. On s'arrête, face à face, assez près pour que nos mains se touchent, mais pas assez pour effleurer le visage de l'autre. Saint Bambou, abrégez mes souffrances !!! Je remarque que le bout de son pied gauche se soulève frénétiquement. Il est stressé ? Il plante ses yeux dans les miens. Je confirme, il est aussi stressé que moi ! Il esquisse un petit sourire en coin.
- Salut...
- Salut...
Ouah, on va aller loin !...Oh, j'avais pas vu la petite cicatrice à gauche, dans son cou, en dessous de l'oreille, juste à hauteur de son menton...Ca a la forme...d'un trait...Mmh, très intéressant...Je me demande comment il s'est fait ça...Et je ne l'avais jamais vu avant...Il met sa main à son cou, sur l'endroit que je fixe intensément depuis au moins deux ou trois minutes. Bravo Julia, t'es douée ! Je baisse la tête et contemple mes chaussures...C'est fou ce qu'elles vont bien ensemble. Sa main gauche se pose sur mon bras ballant. Un frisson de bonheur me parcourt l'échine. Et une bouffée de stress en plus, une ! Sa main vient serrer la mienne. Je lève les yeux vers son visage et fais lentement un pas vers lui. Il approche doucement son visage du mien, colle son front au mien, les yeux dans les yeux. Je sens son souffle sur mes lèvres. Je les pose doucement sur les siennes, comme en attente d'une réponse. Il presse délicatement sa bouche contre la mienne, laisse ses bras entourer ma taille. Tous mes doutes, toutes mes questions, toute cette pression s'évaporent en un instant. Une joie immense m'envahit, encore plus forte quand je vis ses yeux luire de bonheur. Il me décoche un sourire charmeur en penchant la tête sur le côté. Prise d'un élan d'affection immense, je jette mes bras autour de son cou et, en équilibre sur un pied, colle à nouveau ma bouche contre la sienne. J'ai des centaines de papillons dans le ventre tandis qu'il resserre son étreinte. Je ne sais pas combien de secondes, combien de minutes s'écoulent ainsi. A vrai dire, je m'en fiche pas mal. Jusqu'à ce que...
- Euh, j'voudrai pas vous déranger, hein...mais...
Je laisse mes deux pieds retoucher le sol, mes bras redescendre et ma main se loger dans la sienne. Antony nous regarde ravi et un peu intrigué. Je réalise tout d'un coup où nous sommes et lance un regard furtif à Aïen. Apparemment c'est pareil pour lui. Les élèves près de leurs salles de cours nous observent sans retenue, surpris, amusés ou bien indifférents. Je me sens rougir violemment et baisse la tête. Aïen caresse ma paume de son pouce. Je relève la tête.
- On y va ? dit-il doucement.
J'acquiesce. Nous nous dirigeons tous les trois vers ma salle de cours.
- Julia, t'as cours en combien ? m'interroge Antony.
- Bah, en 12...
- Oh, mais c'est magnifique ça ! Moi je suis en 13 ! Je vais pouvoir m'amuser !!!
Il se frotte les mains avec malice. Ca ne présage rien de bon... « M'amuser » ?...Le temps que l'information monte au cerveau, Aïen prend la parole.
- Antony ! gronde-t-il. Tu ne lui envois pas d'image, d'accord ? Nada, rien, aucune ! C'est bien compris ?
- Siiiiiinooooon... ? se renseigne l'intéressé avec un grand sourire.
- Sinon...je te pourris ta semaine.
Anto se met à bouder. Aïen et moi rions. Je lui demande si nous mangeons ensemble le midi, ce à quoi il répond affirmativement avant d'approcher dangereusement son visage du mien.
- Au fait Aïen, tu n'avais pas rendez-vous avec ta prof de sport ?
Une grimace de douleur se lit sur la figure de mon...petit ami ?...
- Oh non...pas elle !
- Pourtant elle est gentille...
- Oui. Tant qu'elle ne te convoque pas pour manquement à la discipline.
- Manquement à la discipline, intervins-je en haussant les sourcils.
- On va dire qu'elle n'a pas trop apprécié le fait que je manque, disons, la quasi-totalité des entraînements...Donc elle a dit qu'elle allait me le faire comprendre.
- Mais comment tu vas manger ?
- T'inquiète pas pour lui Julia. Toi tu vas manger, et après tu ira lui donner la bectée.
Une image assez caricaturale de moi-même en train de nourrir Aïen s'insinue dans mes pensées. Aïen est allongé, sous moi...vision assez...érotique en réalité ? Je sens le rouge me monter aux joues. Et puis, il y a l'image en trop.
- Antonyyyy !!!!! m'indigné-je en lui donnant des petits coups. T'es dégueulasse !!!!
- Mais c'est normal de rendre ce qu'on mange ma cocote !!! fait-il en riant et en tentant de se protéger. Même sur son cher et tendre !!!
Je grimace. Aïen aussi.
- Mademoiselle ? Le cours va bientôt commencer...
- Excusez-moi.
Je lance un regard noir à Antony. Aïen s'apprête à se pencher vers moi, mais l'image revient dans nos têtes. Il me fait un sourire désolé, que je lui rends. Un signe de la main et il s'éloigne. Anto, quant à lui, est déjà en cours...

[M...Omn-]


La sonnerie retentit dans le bâtiment silencieux. En quelques minutes, un brouhaha conséquent envahit l'espace. Les étudiants descendent des allées de l'amphithéâtre. Je m'attarde un peu, range mon carnet de notes dans mon sac et descends en sautillant légèrement. Je ralentis en arrivant près de l'estrade. Le professeur est en train de ranger ses cours. Il lève les yeux et me voit.
- Ah ! Matt !!! s'exclame-t-il. Comment ça va ?! Je ne vous entends pas beaucoup en cours en ce moment. Vous êtes absorbé par votre exposé ? La présidence des Etats latins vous donnerait-elle du fil à retordre ?
- Euh, oui. Non, en fait, je suis venu vous parler du cours de sociologie. J'aimerais avoir votre avis sur un sujet qu'on nous a donné...
- Ah oui ?...
- Est-ce que vous pensez qu'il existe un...ordre préétabli, qui pourrait définir à la base qui sont nos amis ou nos ennemis ? Qui nous attirera ou...nous repoussera...
Monsieur Laynes soupira. Pour sûr, il avait l'habitude des questions farfelues de Matt et ne s'en lassait jamais. Mais il se demandait où son élève pouvait bien puiser son inspiration.
- Ce n'est pas pour la sociologie, n'est-ce pas ?
- Euh...non.
- Bien. Je vais réfléchir un peu. Ca ne te dérange pas...que l'on sorte de la classe ? fit-il en désignant la porte.
Ils sortirent. Les couloirs abandonnés donnaient de l'écho aux quelques brises fraîches qui s'y aventuraient. Ils commencèrent à marcher vers la sortie des enseignants, ou plutôt, le parking.
- Tu vois, Matt. Tu es un élève que j'aime beaucoup. Parce que tu as des questions, mais vraiment... ! Tu es parfois dans la lune, mais je pense que ce sont ces moments-là qui t'inspirent. Toujours est-il que, tu peux le constater, enfin je l'espère, que nos relations sont plutôt bonnes. Après, à savoir s'il y a un ordre qui a définit cela...Je te répondrai franchement que je n'en ai pas une folle idée. Je pense que c'est plus le milieu dans lequel on vit, on évolue, nos fréquentations, notre famille, qui influencent tout ça. Certains diront qu'il existe un être supérieur aux autres qui organise toute notre vie...
Matt baissa la tête pour dissimuler un sourire. Laynes poussa la porte de service qui menait au dehors en continuant son analyse.
- ...Je respecte le choix de ces personnes, mais tu sais quelle est mon opinion là-dessus. Tout comme la tienne je crois, ajouta-t-il en s'arrêtant en bas des escaliers. Et puis après tout, personne ne sait si notre vie est tracée d'avance. Je préfère me dire que non, mais des gens le croient. N'est-ce pas ? demanda-t-il en posant sa sacoche à terre.
- Dans un sens...Mais monsieur...
- Allan, le coupa Laynes avec un sourire. Je t'ai déjà dit, Matt, qu'entre nous, tu peux m'appeler Allan.
- Euh oui...Je pense un peu comme vous, je trouve ça ridicule cette histoire de “classement”... Mais dans un sens plus large...appliqué par exemple à d'autres créatures, comme par exemple le chien et le chat, ou le chat et la souris...
- Ou la sorcière et les vampires... Tu as un goût assez prononcé pour tout ce qui n'est pas naturel et facilement compréhensible, je me trompe ? ajouta Allan en tendant un paquet de cigarettes ouvert à son vis-à-vis.
Matt sourit en prenant une cigarette par réflexe. Il ne daigna pas répondre, pas tout de suite. Allan le fixait, attendant la suite. Matt se baissa, la clope au bec, et prit deux petits cailloux, qu'il fit mine de frotter ensemble près de sa bouche. La cigarette s'alluma. Il fit de même pour Allan. Ils fumèrent en silence. Au diable, les questions existentielles. Ils savaient parfaitement tous les deux qu'il fallait vivre sans rien attendre, profiter de tout ce qui s'offrait à eux. Ils étaient si différents et si semblables. Seule une vingtaine d'années les séparaient. Mais quiconque serait passé à ce moment, aurait cru voir un père et son fils. Même regard vague et préoccupé, même posture, même façon d'apprécier le vent apporté par le soleil couchant...Même façon de donner deux petits coups de pouce sur le filtre de la cigarette, pour faire tomber la cendre. C'est ce qui faisait que Matt se sentait bien avec Allan. Il était comme son propre père. Mais ce n'était pas lui.
- Comment va Sarah ? demanda Allan en regardant l'horizon.
Sarah. Ce prénom, il ne l'avait pas entendu depuis longtemps...Il revit son visage. Le visage de celle qu'il avait aimée. Ses yeux gris, ses cheveux bruns... « Dis, on a les mêmes mon chéri !!! ». Oui. Ils avaient les mêmes...Mais, par sa faute, sa négligence, jamais plus il ne les toucherai...
- Bien...Et votre femme ?
La femme d'Allan...Elle l'avait quittée deux ans plus tôt. Trop de disputes, de jalousie. Parce que leur fils était parti après ses études. A l'autre bout du pays, ou plus loin peut-être. Il n'en savait rien...et ne le saurait jamais.
- Elle va bien.
Petits mensonges sans conséquences, si proches et si lointains. Matt avait une fois confié à Allan une partie de lui, son besoin de sang, ses pulsions. Allan l'avait alors regardé gravement et lui avait dit que, si un jour, il manquait vraiment de quoi survivre, il pourrait venir...et boire son sang. Matt avait été touché par tant d'affection. Mais il avait malencontreusement laissé ce souvenir lui échapper. Et son “maître”de sang, vampire, avait choisi d'effacer la mémoire d'Allan à ce sujet. Matt s'était opposé, même battu, pour qu'Allan ne soit pas injustement exterminé. Et il avait gagné, en cédant ses parts. Mais ça, Allan ne le savait pas, en regardant la cendre voler à ses pieds et près de ceux de Matt. Et il ne le saura aussi probablement jamais. Il écrasa sa cigarette, tendit la main à son élève.
- Tu m'expliqueras un jour...le coup des cailloux...
Matt acquiesça avec un sourire. Il serra la main d'Allan. Celui-ci saisit ensuite sa sacoche, se retourna et partit. Matt posa son mégot au creux de sa main et le laissa se consumer en regardant la silhouette de l'homme s'éloigner. Puis il s'essuya la main, rajusta son sac et se dirigea vers le parking. Ce soir, il rentrait en voiture.


Chapitre 35 (1)
*

# Posté le samedi 25 octobre 2008 07:06

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 14:07

__________________________________Chapitre 37_____________________________ ______ Mais cette nuit, j'ai fait un voeu et j'espère sûrement qu'il se réalisera. ________Train

__________________________________Chapitre 37_____________________________ ______ Mais cette nuit, j'ai fait un voeu et j'espère sûrement qu'il se réalisera. ________Train

[Anto]


J'interrogeais Matt du regard : est-ce que j'avais rêvé ? Il resta un instant impassible, les sourcils froncés, à scruter la silhouette qui s'éloignait. Puis, il entrouvrit la bouche et hocha la tête. Je me mis à courir les quelques mètres qui nous séparaient. Au pire, si je me trompe, je pourrais essayer d'en faire une collation...J'attrape brusquement le bras de la personne que je poursuivais, et la retourne face à moi.
- Aah !...Anto c'est toi ! T'es fou, tu m'as fait peur !
- Moi ? m'offusqué-je. Sache Julia que je ne fais jamais peur à mes amis !!
- Oui, mais j'ai cru que...enfin, je ne t'avais pas vu et...
- T'as cru qu'on te kidnappait ?
- ...
Je suis mort de rire. Elle rigole aussi.
- Qu'est-ce qui se passe ? s'enquiert Matt.
- Oh rien ! Julia a juste cru que...ahahah c'est trop hilarant !!!
- Bon, ça va...Qu'est-ce que vous faites là ?
- On vient de finir la tournée. Anto a eu un gros doute sur ton identité, de loin, on s'est posé la question aussi...
- ...J'avais besoin de...souffler un peu.
Je hausse les sourcils. Qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'elle éprouve le besoin de venir en centre-ville, sachant pertinemment les dangers qui la guettent, un jeudi soir à 21 heures ?...
- Où sont les autres ?
Je me gratte la tête. On va se la jouer cool...
- Oh, en fait, on a décidé de se séparer pour...
- Ouais, ouais, Anto, fais comme si tout était prémédité...Dis-lui que t'as suivi une réserve pendant un certain temps et qu'au bout d'un moment tu t'es paumé !!
- Meuh non !! Je savais parfaitement où j'allais !!!
- Jusqu'à ce que tu dépasses le musée d'art contemporain ! Après, paumé complet !!
Je lance un regard noir à Matt. # Ta – gueule – tu – me – fais... #. Il me fait un grand sourire, qui veut tout dire, puis reporte son attention vers Julia.
- Tu rentres avec nous ?
- On rentre ?! je m'exclame.
- Bah oui. # On va pas la laisser là toute seule #
- ... # Mais j'ai pas fini ma tournée euh... #
Il me regarde de manière sévère. Okay, je capitule. Un haussement d'épaules, un sourire à peine faussement enjoué, et je prends la tête du petit cortège. Matt et Julia me rejoignent rapidement, le premier engage la conversation avec une pointe de malice.
- Alors comment ça se passe avec Aïen ?
Julia rougit et réponds tout bas,mal assurée :
- Ca va, ça se passe bien...
- T'es sûre ?
Elle garde le silence. Nous atteignons la sortie de la ville.
- Il...je le trouve...distant...c'est pas comme avant...
- Pour sûr, vous ne vous embrassiez pas passionnément avant !! répliqué-je.
- Oui...mais on ne s'embrasse pas passionnément maintenant non plus...
- Et lundi matin ?
- C'était la seule fois Antony...Je ne sais pas...j'ai l'impression qu'il a peur, qu'il hésite...enfin, peut-être que je me fais des idées...
- Sa dernière petite copine, ça remonte à quelques années déjà...
- Sept ou huit ans...Hein, Matt ?
- Oui...Pas qu'il soit sorti avec beaucoup de filles...Mais la dernière il devait avoir onze ans tout juste !
- Et puis...Faut pas croire que c'est un problème de confiance mais...Il...Enfin, il veut pas trop s'attacher aux gens...Et avec nous c'est pareil !...Mais il t'expliquera un jour...lâché-je pour clore le sujet. C'est à lui de le faire...pas à nous.
- Et à part ça ? demande Matt, tandis que nous longeons les grilles du parc.
- Pourquoi t'as dit tout à l'heure que tu avais besoin de souffler ?
- Ah ça...Bah, déjà, j'avais besoin de réfléchir à...ce qui se passe en ce moment entre moi et Aïen...et mes parents se sont pris la tête chez moi. Alors je suis allée faire un tour.
- D'accord. Moi, ça va, Matt a une nouvelle copine...
- Ah bon ?
- QUOI ?! ET DEPUIS QUAND JE SUIS CENSÉ AVOIR UNE NOUVELLE COPINE ??? s'époumone l'intéressé.
- Bah, tu m'as pas dit qu'avec Emilie...
- Emilie ?!? La Emilie de mon cours de socio ?
- Je crois oui.
Matt fait une grimace. Apparemment, c'est pas son grand amour...Dommage, il nous aurait foutu la paix un peu !...
- Toujours pas remis de Sarah ?
- ...
- Sarah, c'est sa dernière copine...Malheureusement, elle a...
- Je sais.
- Ah.
Nous continuons en silence jusqu'à la maison. Une voix dans ma tête me sort brusquement de mes pensées. # Vous pensez qu'Aïen...enfin, qu'il restera comme...ça ?...# Je me retourne vers Julia. Elle garde la tête baissée et se mordille nerveusement la lèvre inférieure. Je m'arrête et la prend par les épaules, avant de la serrer contre moi.
- Il t'aime vraiment beaucoup...soufflé-je à son oreille. Et crois-moi, s'il doit changer, il changera. N'en doute pas...
Elle se dégage de mon étreinte après quelques minutes. Au coin de ses yeux perlent quelques larmes discrètes. Elle me remercie tout bas, puis nous reprenons le chemin vers la maison. Une fois rentrés, Matt se dirige vers la cuisine, tandis que je m'écroule dans le canapé. Julia retire sagement sa veste et la pose sur le dossier d'une chaise avant devenir s'asseoir sur un fauteuil. Matt apporte sur la table basse trois assiettes, trois verres, une salade de concombre et crème fraîche et un broc d'eau.
- Je ne sais pas si tu as mangé, Julia...
- Non. Je n'avais pas vraiment faim...Mais si tu m'offres le couvert, je ne peux pas refuser !! ajoute-t-elle d'un air enjoué.
Nous lui sourions. Nous discutons gaiement en remplissant nos estomacs. Un coup de téléphone de Krys nous apprend qu'il va bientôt rentrer, et qu'Aïen est parti finir sa tournée dans une discothèque de la ville voisine...On les attendra pour le dessert. Matt me regarde intensément, penché en avant, les bras sur les genoux, les mains croisées. Julia est au fond du fauteuil et semble attendre.
- Ca vous dirait de continuer la petite histoire ?
Julia se redresse un peu, les yeux de Matt brillent. Je sais, je sais...je suis trop fort pour deviner ce qu'attendent les gens autour de moi...C'est pour ça que je suis tout bonnement irrrrrréééésistible !!! Je leur souris bêtement.
- Où on en était ?
- Quand Krys...enfin quand il t'a mordu et que vous vous êtes endormi dans la maison...
- Ah oui, je vois. Passons donc à Matt...et ce très cher Aïen...


*

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 10:42

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 14:15

OS : Une vie

OS : Une vie

Le soleil. Juste au dessus de nous, qui brille. Chaud, chaud.
- Eh, tu dors ?
Rires. J'ouvre les yeux, relève la tête.
- Ca te va comme réponse ? gentiment.
Sourires. Je repose ma tête sur ses jambes. Allongée sur lui, dans l'herbe. Lui assis. A parler musique et cinéma. Avec les deux autres.
- On va au cinéma demain ?
Sa main caresse mon bras. Doucement.
- Non.
Etonnement. Et pourquoi ? Bah...J'sais pas.
- C'est mieux si on regarde un film à la maison. On pourra mettre des chips partout, faire un bataille de coussins, s'balancer des verres d'eau. Et tout.
- Bon programme !
Sourires. Adjugé. Je referme les yeux. Soupirs. Ils continuent leur baratin.
- ...Non mais de toute façon, les mecs sont plus forts que les filles !
Répète-moi ça.
- Comment ?
- Tiens, t'es réveillée toi ?
Trois regards. Des regards de mecs.
- Ca va, il est beau mon décolleté ?
- Pas mal.
Prends ça. Pichenette sur le nez. Et lui qui me secoue le bras.
- Eh, tu vas nous chercher à boire ? T'y vas ?
Rêve. Je referme les yeux.
- Eh !!!
Secousses plus fortes. On peut même pas pioncer tranquille ici !!!
- QUOI ?
Un peu fort, peut-être.
- Tu vas nous chercher à boire ?
A boire. Attends. Ca veut dire se lever. Marcher. Sortir du parc. Traverser la route. Rentrer dans le magasin. Prendre des bouteilles. Payer. Revenir sur ses pas. Retraverser. Rentrer à nouveau dans le parc. Donner les bouteilles. Se rasseoir. Se rallonger. Se rendormir à moitié...Soupir exagéré.
- ...Non. Trop long.
Secousses plus fortes, continues. Sur le bras, sur la jambe droite.
- Alleeeeeeeeez !!!! Bouge un peu !!
J'ouvre un oeil. Le referme. C'est beau, n'empêche, l'espoir.
- Allez, s'te-plaîîîîît !!!
Réflexion. Parce que j'ai trop la flemme là. C'est vrai quoi. Allongée dans le parc, sur les genoux du garçon que j'aime, avec deux amis fidèles, à se dorer la pilule au soleil. C'est pas mal ça.
- Bougeuh !!!! Sinon....
Des menaces ? Et tout à coup, sans prévenir...Des doigts de partout qui viennent se balader sur mes côtes. Prise de soubresauts, je ris. Tente de me libérer des mains provocatrices. Dans un élan, je me relève et m'éloigne de quelques pas. Sous les yeux et les sourires moqueurs de mes amis. Je leur tire la langue.
- Merciiiiiii !!
Quel ch½ur ! Pfff. Je leur tourne le dos.
- Et mon bisou ?
Sourire qui naît sur mes lèvres. Je lui refais face. Petit sourire.
- Viens le chercher...
Sadique, hein ? Ouais, je sais. Je m'éloigne de quelques pas, à reculons. Les deux autres se marrent. Lui se lève. S'approche. Je m'enfuis en riant. Son rire en écho. Je vais te rattraper, qu'il s'exclame. Mais bien sûr. Cours alors, mon chéri, cours ! La sortie du parc. Ses pas sur le gravier se rapprochent. Son rire, son regard, aussi. Je continue ma course folle. Je tourne la tête vers lui.
- ATTENTION !!!
Appel désespéré. Crissement de pneu à ma droite. Masse rouge. Lourde. Plus de rire. Cris, peut-être. Choc.


C'est fou tout ce qui peut se passer, en une seconde.
C'est fou c'que les gens pensent toujours à plus tard.
C'est fou comme ça s'oublie vite, l'essentiel.
C'est fou comme ça peut tout changer.
C'est fou comme ça passe...une vie.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 07:05

__________________________________Chapitre 38_____________________________ ______ La musique emplissait la salle de sa transparence métallique, en écrasant contre les murs notre temps misérable. _______ Je suis dans la musique. ________Jean-Paul Sartre

__________________________________Chapitre 38_____________________________ ______ La musique emplissait la salle de sa transparence métallique, en écrasant contre les murs notre temps misérable. _______ Je suis dans la musique. ________Jean-Paul Sartre

[M (souvenir)]


Des coups violents sont frappés à la porte. Je descends les escaliers à la hâte et me précipite pour ouvrir. Le poing de mon vis-à-vis frappe un coup dans le vide, surpris.
- Putain Aïen ! T'es fou ou quoi ? Mon père dort !! Et...
- Matt ! Krys a disparu !!
Je porte ma main sur mon front. C'est pas possible ! J'ouvre la porte en grand et invite mon ami à rentrer d'un signe de tête. Je referme doucement la porte et me dirige d'un pas décidé vers ma chambre. Aïen me suit un air inquiet sur sa bouille de pré-ado insouciant. Il a des cheveux blonds comme les blés et légèrement bouclés, des yeux aux cils longs qui posent la question à laquelle je ne veux pas répondre. J'attrape un sac à dos et fourre dedans une lampe de poche, une couverture de survie et le vieux téléphone de mon père.
- Qu'est-ce que tu fais ? demande mon ami inquiet.
- Je ne vais pas laisser mes amis disparaître un à un. D'abord Antony, ensuite Krys...T'es peut-être le prochain sur la liste ! continué-je, la tête toujours baissée, en chargeant mon sac. Je savais que ce n'était pas une bonne idée de laisser Krys rentrer chez lui avec l'envie de retrouver Antony. Je vais aller les chercher.
- Je viens avec toi.
Je lève la tête. Aïen me fait face, les poings serrés, l'air résigné.
- Hors de question, on ne sait même pas ce qui nous attend. Et puis, je veux pas qu'il t'arrive un truc à toi aussi.
- Si ! Je veux venir !
Je sais qu'il est déterminé et qu'il ne lâchera pas prise facilement. A moins que...
- D'accord. Si tu veux, fais-je en fermant mon sac.
Il reste immobile. Je vois des larmes perler au coin de ses yeux et un grand sourire s'étaler sur son visage.
- C'est vrai ? Je peux venir ?!
Je le regarde d'un air sévère et sors de la chambre. Je me rends à la cuisine et cherche dans les placards des barres céréalières et deux bouteilles d'eau. Quitte à être prudent...Puis je retourne dans l'entrée, mets mes chaussures et enfile une veste. J'ouvre la porte. La nuit est tombé il y a à peine une demie heure. Aïen me suit toujours. Je me tourne brusquement vers lui.
- Aïen ! Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je viens avec toi...
- Je t'ai déjà dit : non !
- Mais...
- Ca suffit Aïen ! Tu rentres chez toi et tu attends que je t'appelle !
Des larmes se mettent à couler le long de ses joues. Il est désemparé. J'y suis peut-être allé un peu fort. Il secoue la tête et s'enfuit en direction de sa propre maison. Je soupire. Enfin...Je me dirige vers le parc. C'est l'endroit préféré des deux plus jeunes. Je traverse le bois. Tiens, je n'avais jamais remarqué ce petit sentier. Je m'y engage avec prudence. Une branche craque derrière moi. Je soupire.
- Quitte à faire la route à deux...Sors de ta cachette Aïen.
Mon ami me rejoint avec un air dépité, d'enfant pris en faute qui cherche un peu de compassion dans les yeux de son bourreau. Je lui souris. Je remarque qu'il a aussi un sac à dos. Je sors ma lampe torche et éclaire le chemin délaissé devant nous. Les bois qui nous entourent sont d'une froideur et une noirceur surnaturelles, ce qui ne nous laisse en rien indifférents. Aïen me talonne. Nous sommes éblouis au sortir du petit bois par la clarté de la pleine lune qui baigne le champ sauvage environnant. Je me retourne vers Aïen. Il essaye de se donner une constance, un air valeureux, mais je sais que s'il ne se contrôlait pas, il tremblerait comme une feuille. Je brise le silence par mon rire, à la pensée que, moi aussi, je tremble. Il baisse la tête, un peu honteux. J'arrête de rire et le regarde, faussement compatissant. Il relève la tête vers moi avec un petit sourire. Son visage se fige instantanément, ses yeux grands ouverts de peur. J'ai tout juste le temps d'entendre crier mon nom.
- MATT ! DERRIÈ... !
Un coup violent dans la nuque. Et les ténèbres.

[J]


- Anto...
Je sursautais et ouvris les yeux subitement. Matt dévisageait Antony. Et nous n'étions plus seuls. Krys était assis aux côtés d'Anto, apparemment depuis quelques minutes déjà, et la porte venait de se refermer sur Aïen. Il s'approcha de moi et passa doucement sa main dans mon dos.
- Coucou toi ! souffla-t-il à mon oreille avant de poser ses lèvres au coin de ma bouche.
Je restais les yeux révulsés, comme pétrifiée. Il me dévisagea, inquiet, et reporta un instant son regard inquisiteur sur les autres. Qui me regardaient bizarrement aussi.
- Je pense que tu lui as fait peur Matt...lança Krys.
- Co...Pourquoi ?
- Tu as parlé à un moment où, moi-même, si j'étais plongé pour la première fois dans l'histoire, j'aurais eu la frousse.
- Ah...Désolé Julia. Ca va ?
Je hochais la tête. Aïen partit s'asseoir à la place vide, sur le canapé. C'est-à-dire près de Matt, dans le fauteuil, et Antony. Krys prit ma main dans la sienne et tapota doucement le dessus.
- Eh, ressaisis-toi...
Je déglutis. Sans savoir pourquoi d'ailleurs.
- Anto...fit Matt en me regardant. Tu comptes lui montrer la suite ?
- Euh...Je...oui mais...je n'y avais jamais vraiment réfléchi...
- Fais attention, intervint Aïen. Ce n'est pas quelque chose à prendre à la légère...Surtout si elle a réagit comme ça pour ce qui s'est à peine passé...
- Ce n'est pas pour CA qu'elle a réagit ! Tu as entendu Krys, c'est parce que Matt a parlé au MAUVAIS moment !
- Ca va, ça va, calme-toi !
Un silence pesant s'installa. J'avais l'impression d'être absente, il faisait comme s'il parlait de moi...sans me voir.
- Julia, tu...tu veux voir la suite ? me demanda Anto.
- Tu te rappelle la scène où...quand le “maître” m'a mordu et que j'ai attaqué Antony après ?
- Oui...
- ...Il faut que tu saches que, si tu décides de voir la suite, la scène que tu as vue, c'est comme des enfantillages...Si tu préfères qu'on te la raconte, ce serait peut-être mieux.
- Ca va peut être te paraître TRÈS violent, précisa Aïen en me regardant dans les yeux.
- Je...je veux bien voir, répondis-je, la voix tremblante.
Krys effectua une petite pression sur ma main, de manière à me rassurer. Anto soupira. Aïen ferma les yeux et se laissa tomber au fond du canapé. Matt avala rapidement un verre d'eau avant de se torturer les mains à nouveau. Krys me regardait d'un air qui se voulait confiant et serein. Je resserrais notre étreinte.
- Il faut juste que tu saches...ajouta Antony...que nous ne sommes pas des résidus de sang et de chair. Et que les séquelles ont disparu aujourd'hui. Même si elles restent...là, fit-il en posant son doigt sur sa tempe.



*

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 08:58

EMY


INFO !!!

Je remets Emy en ligne pour ceux qui voudraient (re)lire mais attention uniquement jusqu'au 5 novembre inclus
(sauf si on me demande de rallonger)

Voilà @+ !
M.A.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 13:41

__________________________________Chapitre 39_____________________________ ______ De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent. ________Coluche

__________________________________Chapitre 39_____________________________ ______ De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent. ________Coluche


[M(souvenir)]


Ma gorge me pique. J'ouvre les yeux. Je distingue de la fumée et une forte odeur de cigare. La pièce est plongée dans la pénombre. J'aperçois une silhouette familière, plaquée dos au mur près de moi. Je ferme les yeux. J'ai mal à la tête. Je secoue la tête et tente de me lever. Mais mes membres sont comme ankylosés. Je sens des cordes sur ma peau et une planche de bois derrière moi. En fait je suis assis. Je reprends un peu mieux mes esprits. Aïen, collé au mur, me regarde avec frayeur. Une voix grave s'élève doucement derrière moi.
- Il était une fois...un petit inconscient touché par la grâce. Un petit Antony...Il était une autre fois, un ami borné et fidèle, au point d'en paraître suicidaire. Un ami qui aurait presque pu tuer Antony. Un ami qui s'appelle Krys. Et une fois de plus, deux jeunes en mal d'aventures qui ont cherché les deux premiers. Aïen...
Je sens un souffle sur ma joue. Je ferme les yeux. Non, non, ce n'est pas moi.
- Et Matt.
L'ombre passe devant moi et se dirige vers Aïen.
- Et il était toutes ces fois, un homme qui pouvait TOUS les contrôler...et qui compte bien le faire.
L'homme saisit Aïen à la gorge. Comme s'il avait eu un déclic, celui-ci s'agite, les pieds au dessus du sol et essaye de retirer les mains de l'homme de son cou. J'entends son souffle perturbé, ces cris étouffés. Je veux bouger mais mon corps entier reste comme pétrifié. Des sueurs froides coulent le long de mon dos. L'homme plaque Aïen contre le mur d'une main sur le torse et enfonce doucement ses ongles dans le cou de mon ami. Un cri sort de ma gorge, au prix de nombreux efforts, lorsque je vois un liquide sombre glisser sur la peau de mon ami et les doigts de l'inconnu. Les yeux d'Aïen s'agitent sans cesse, ils deviennent entièrement blancs alors que tout son corps est pris de soubresauts incontrôlables.

[K]


- ARRÊTE !!!
Julia sursaute. PUTAIN, mais il a le don de lui faire peur ou quoi ?!! Elle tremble. Les jointures de ses doigts sont blancs tellement sa main serre la mienne. Son regard est agité, je cherche à le capter. En vain.
- MATT !!! Tu le fais exprès ou quoi ?!! gueule Anto.
Matt se lève, presque paniqué. Sa respiration est saccadée. C'est comme s'il venait de courir un marathon. Il nous regarde, les yeux grands ouverts, sans cesser de secouer la tête.
- Je suis désolé, je...je peux pas...je veux pas qu'elle le voit...pas aujourd'hui, je...je peux pas...
Il s'enfuit tout aussi agité vers les escaliers. Quelques secondes après, on entend sa porte claquer violemment. Toute la maison tremble. Julia compresse toujours ma main entre les siennes. Elle ouvre doucement la bouche.
- On...on...articule-t-elle avec difficulté.
Je lance à Aïen un regard accusateur. #Réagis, bordel !! # Il se lève, prend le bras de Julia.
- On va dehors, prendre l'air. Viens.
Aïen prend leurs manteaux. Ils sortent en direction du parc. Je regarde Antony. Ses yeux expriment sa tristesse, son inquiétude aussi. Un bruit sourd se fait entendre au-dessus de nos têtes, puis plusieurs coups résonnent contre le mur. Antony baisse les yeux. Je ferme les miens et me laisse tomber au fond du canapé, le dos de la main sur le front. Nous soupirons en même temps. Il est parfois des passés difficiles à supporter.

[M]


Je me mords la main de rage. Merde, merde, MERDE !!!! POURQUOI ?!!! Je tourne en rond dans ma chambre, les mains sur le visage. J'entends la porte d'entrée se refermer. Je me saisis d'un ballon de basket à terre, arrivé là je ne sais comment et le lance rageusement contre le cadre de la fenêtre. Il rebondit vers moi et je l'évite de peu. Pourquoi il faut que cette scène revienne me hanter ?!! Je frappe mes poings contre le mur, plusieurs fois de suite. Je m'arrête, les tranches des mains rouges. Une larme coule, je l'essuie doucement. Je m'allonge sur mon lit. Ne pas pleurer non. Se souvenir, c'est parfois si dur. Je hais ce moment de tout mon corps, de tout mon être, toute mon âme. J'ai mis plusieurs années, après être devenu vampire, pour effacer ces instants de ma mémoire. Et la seule fois où cette scène est ressurgit a été quand j'ai vu Sarah étendue à mes pieds. Il a fallu effacer les traces des vampires, et en faire d'autres, pour une mort plus plausible. C'est l'une des seules fois où j'ai demandé de l'aide à ce...vampire. Cet homme horrible qui a changé notre vie en pire...ou peut-être en mieux, je ne sais pas et je ne voudrai jamais me l'avouer. Il a fallu lui demander de contrôler le médecin légiste, pour qu'il authentifie mes dires, mes mensonges. Un accident de voiture. Un putain d'accident de voiture. Je n'avais rien trouvé de mieux pour camoufler le meurtre. Bien sûr, le légiste n'a pas duré plus de quelques nuits après avoir fait sa déclaration. Mais pas par ma faute. La famille de Sarah ne m'en a pas beaucoup voulu. Ils ont été touchés par ma peine et...et ils sont partis. Trop de souvenirs ici. Partis en pleurs, me laissant ici avec l'impression que ma vie était anéantie. Et pour m'en sortir, je les ai cherché. Et je les ai tué. Pour tuer un vampire, il faut qu'il n'ait pas respecté un certain code d'honneur dont je n'ai jamais vu écrit une ligne. Il faut qu'il ait tué sauvagement sans faire disparaître les dégâts, en laissant la victime aux yeux de tous. C'est pour ça qu'à nos débuts en tant que vampires, nous planquions les corps dans des granges ou au milieu d'une décharge abandonnée, ou nous les enterrions dans quelques sols fertiles. Je souris à cette pensée. On a bien changé depuis...Et j'ai retrouvé ceux qui ont tué Sarah. Pour pouvoir tuer un vampire, il faut qu'il mette son âme à nu. C'était des novices, à fleur de peau. C'était pas bien dur de les toucher, sentimentalement. Un simple « Ta vie d'avant doit te manquer, hein ? » et ils se mettaient à pleurer. Et dans leurs yeux, j'ai vu briller cette brèche blanche. Mis à nu. J'allais les soulager. Et après, peu importe le moyen utilisé. Ils sont déstabilisés et ne savent pas comment réagir. Comme beaucoup de monde, ils crient. Jusqu'à n'être plus qu'un tas de cendre. J'ai bien cru qu'ils m'échapperaient sur le moment. J'avais vengé Sarah. J'étais presque en paix. Mais la scène tournait inlassablement dans ma tête, comme un vieux film presque muet. Juste quelques cris, quelques paroles. Celles du soir où je suis devenu vampire. Celles d'où mon éternité à errer a commencé. Je me lève pour ouvrir la fenêtre. J'ai chaud. Le vent s'engouffre dans la chambre, sur mon visage. Une mèche de cheveux retombe sur mon visage. Bleue. Une autre rouge. Je les prends entre mes doigts et lâche un petit rire. Ca, c'est un de mes v½ux : pouvoir changer de coiffure et de couleur de cheveux quand bon me semble. Mes yeux se posent sur la glace de la penderie. Mes cheveux passent d'un long lisse à un court bouclé en quelques secondes, d'un rouge et bleu à un vert flash. Je fais une grimace. Mi-long, brun, ça m'ira pour le moment. Je m'allonge sur mon lit, les mains derrière la tête. Je dois oublier. Je fixe le plafond. Et si demain je faisais court et doré ?

[Aïen]


Je tiens la chaîne dans ma main et la balance doucement. Julia, assise sur la balançoire contre la chaîne dans ma main, se laisse porter les yeux fermés.
- Ca va ?
- Mmh.
Je ralentis la cadence, me place accroupi devant elle. Son genou cogne le mien. Elle ouvre les yeux. Nous restons quelques instants à nous regarder, les yeux dans les yeux. Puis elle approche timidement sa main de ma gorge, l'effleure du bout des doigts. Je souris. Elle fait de même. Je commence à me relever, mais elle m'en empêche, les deux mains sur mes épaules. Son regard est inquiet. Toujours accroupi, je soupire. Elle colle son front au mien, ferme les yeux.
- Pourquoi...Matt...
- ...C'est un moment assez pénible pour lui. Tu comprendras plus tard, mais...il a beaucoup souffert...et je comprends qu'il réagisse comme ça. Quand il sera prêt...
Elle acquiesce. Ses paupières s'ouvrent et se ferment souvent. Elle est fatiguée.
- Dodo ? demandé-je.
Elle secoue la tête en bâillant, passe ses bras autour de mon cou et pose sa tête sur mon épaule. Je me relève, l'entraînant avec moi, et tient ses jambes serrées autour de ma taille.
- Je te ramène...On a cours demain tu sais !
- Non. Je veux pas rentrer, fait-elle en bâillant encore. Je veux pas aller en cours.
Je ris, pose un baiser sur son front.
- Eh, miss feignante ! Tes parents vont s'inquiéter et après ils vont me mettre ton échec scolaire sur le dos !!
- M'en fiche. J'veux pas les voir.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ils se sont engueulés, encore. Ils se sont lancés des objets à la figure. Je suis partie par la fenêtre...
- Quoi ?!? Mais t'es folle !!! Du premier étage !!!
- Aïen, j'veux rester avec toi.
Je la serre contre moi, secoue la tête.
- Je peux pas. Il faut que je te ramène.
- ...
Je la repose à terre, prends sa main. Nous retournons chez elle. Pour les derniers mètres, je la reprends dans mes bras. Elle peine à garder les yeux ouverts. Arrivés sur le palier, je souffle un peu sur son visage. Elle me sourit, pose doucement ses lèvres sur les miennes. Je la resserre contre moi.
- J'ai oublié de te dire...ce week-end j'ai un petit boulot, je dois aller faire des travaux dans une maison...
- Des travaux ? Où ? me demande-t-elle.
- Dans le centre-ville. Essentiellement de la peinture et monter du mobilier.
- Je pourrais venir ? lance-t-elle les yeux pétillants.
- Si tu veux.
- Comme ça je pourrais vérifier que tu fais bien tout toi-même, avec tes mains...
Je tente de prendre un air outré. Elle m'embrasse à nouveau et rentre à l'intérieur avec un sourire. J'entends la porte se fermer à clé. Je m'éloigne. Des voix s'élèvent.
- Non, mais t'as vu l'heure à laquelle tu rentres ! Comment ça se fait que tu sois partie comme ça ?!!
Je me retourne, prêt à justifier son absence à ses parents. Je croise le regard triste et énervé de Julia par la fenêtre. # Vas-t'en. Vas-t'en, on se voit demain. # Je reste plusieurs secondes sans comprendre, puis rebrousse chemin. Oui, on se verra demain. Enfin, dans quelques heures...


J'ai trouvé le métier rêvé de Krys !!! Ici... ou alors
Je vous jure que j'avais pas fait gaffe, j'étais deg' quand j'ai vu les pubs
pfff' moi qui pensais avoir trouvé un prénom original...
bon, je peux toujours me raccrocher à Antony (sans h) ou à la rigueur à Aïen....
dernier chapitre des vacances...
bouh' j'ai pas envie de retourner en cours !!!
dis miss, t'as fait le devoir d'allemand ? et celui d'anglais c'est bien la semaine d'après ?
et, horreur...IL revient demain aaaaaaaaaaaah !!!!!!!! :o %)
et ma mère m'a dit que j'étais trop sérieuse...non mais vous y croyez ça ?
elle veut que je m'éclate c'est-à-dire que je boive, que je fume (légal ou pas),
que je porte des minis-minis-jupes, des hauts méga décolletés
et des talons hauts !!! j'hallucine !! frappez-moi je rêve
j'vais m'habiller comme Katy Perry, tiens...**
et jeudi (oui, oui, c'est bien la reprise), je vais à un concert, de Keziah Jones
bon, ça vole pas haut, et je serai sûrement moins "fatiguée" que pour les...
hein ma 'tite chtrip ? :D on verra bien...j'essayerai de faire des photos ^^
donc voilà gros bisous !!!


700' ;)


mais alors si j'ai bien compris matt a tué les parents de sarah qui été en fait des vampires?!!
et tiens il faudrait lui trouvé un nom à CE vampire qui est venu en"aide " à matt lors de la mort de sarah...

- Non. Les parents de Sarah sont partis suite à la mort de leur fille en laissant Matt seul et paumé, avec juste le soutien de ces amis...Matt n'a pas tué les parents de Sarah, ni Sarah elle-même. Il a cherché et tué les novices (les vampires) qui ont égorgé (tant qu'à rester dans la douceur hein) Sarah.
- Et pour le vampire, les garçons l'appelleront toujours "le Maître" (la première qui dit que j'ai eu la flemme....!)

...Ca y est, vous allez vous réunir maintenant...Faites des réclamations, tant qu'vous y êtes hein ! et j'écrirais pas en + gros 8-p

# Posté le lundi 03 novembre 2008 04:30

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 11:48