[Anto]
J'étais abasourdi. Matt avait la bouche grande ouverte et dévisageait Krys et Julia. Le premier levait les yeux au ciel, ou observait ses chaussures avec attention, tandis que cette dernière gardait la tête baissée, nous regardant à la dérobée ou fixant l'horizon. Quant à Aïen...il semblait totalement indifférent.
- Menti ?!! lâchais-je après quelques instants de silence.
- Bien sûr. C'est logique, fit Aïen d'un air mauvais. Ils s'emballent, ils se pelotonnent, voire plus si affinités...Mais ils ne forment pas un couple.
- Rhaaaa Aïen !!! répliqua Krys.
- C'était...du pipo ? s'enquit Matt.
- Oui.
Tous se retournèrent vers Julia. Le visage d'Aïen se décomposa. L'unique parole de Julia l'avait comme frappé en plein c½ur. Il l'observait sans gêne, cherchant à percer ses défenses, savoir ce qu'elle pensait, pourquoi, comment...Tout. Un grand froid s'abattit sur nous, en même temps que l'envie d'en savoir plus. Une vibration se fit entendre. Julia sortit son téléphone de sa poche, jeta un rapide coup d'½il au numéro.
- Je dois y aller.
Elle nous adressa un signe de la main et partit d'un pas pressé. Aïen la suivit précipitamment. Il saisit son poignet d'une main, elle tourna la tête.
- Pourquoi ? demanda-t-il, soucieux.
Elle lui adressa un sourire gêné. Un coup de klaxon non loin. Elle échappa à son emprise et rejoignit la voiture qui l'attendait. A la fontaine, les autres ne disaient rien.
[J]
« Pourquoi ? ». Je souris. Il ne lâchera pas l'affaire. Même par téléphone...Cette simple question est toujours devant mes yeux, sous forme de message cette fois. Je serais bien tentée de répondre, mais ce serait trop long. Le téléphone vibre dans ma main. Aïen m'appelle. J'hésite un instant puis appuie sur “Refuser”. Une longue pression sur une autre touche éteint l'appareil. J'allume l'ordinateur et, avant même que j'ai pu faire quoi que ce soit, Maman m'appelle pour manger. Donc, à peine allumé, déjà éteint. Et, fait rare, Papa est avec nous. Il nous annonce qu'il a invité des collègues de travail à venir manger le lendemain. Ben voyons ! Je le regarde, perplexe. Apparemment, soit il n'est pas au courant, soit il a complètement zappé. Je préfèrerais que ce soit la première possibilité. Parce que l'impassibilité de ma mère m'indispose comme pas permis.
- Papa...
- Mmh ?
- Tu es au courant que demain je sors ?
- ... ?
- Pour l'anniversaire d'un ami. On va en ville...
- Ah j'avais complètement oublié.
Ca, c'était pas à dire. On avait dit, la première option, pas la deuxième. Je tente de réprimer une grimace.
- Mais de toutes façons, tu seras rentrée pour le dîner...
Oula. Pas sûr qu'il ait tout compris. Non, je rectifie : il n'a strictement rien compris.
- Je vais avoir du mal...
- Et pourquoi ?
- Bah, c'est demain soir que je sors...
- Ah bon ?
- Euh oui.
- Et tu rentres à quelle heure ?
Par chance, ce coup-là, j'ai réussi à me contrôler et je ne me suis pas frappé le front de la main. Je me demande comment il l'aurait pris...
- On a rendez-vous à 19h30. Donc il y a de grandes chances que je ne rentre pas avant minuit. Je ne sais pas où on va aller vraiment.
Il fronce les sourcils.
- Je te rappelle que tu n'as que 17 ans et que tu restes sous notre responsabilité...
- Deux secondes, je reviens.
Je me précipite à l'étage, dans la salle de bain et me mords violemment le poing, en étouffant un cri de rage. Qu'est-ce qu'il m'énerve !!!!! Pfou. Déstresse, tranquille, ça va bien se passer. Ne commettons pas un meurtre, ça serait dommage...Même si c'est pas l'envie qui manque ! Dis-toi seulement que ton père ne t'as pas vu grandir et que, pour lui, tu dois encore avoir dans les 12-13 ans. C'est-à-dire, tu rentres avant 18h30, maximum 19 heures...Zen...Je passe mes mains sous l'eau froide et en passe sur mon visage. Zen, on a dit. Je prends une inspiration, colle mon sourire le plus détendu sur le visage et descends calmement les marches. Je reviens me mettre à table.
- Ca va ma chérie ? s'inquiète mon père.
Zen.
- Oui, oui.
A ce moment, je remarque que ma mère essaye tant bien que mal de dissimuler un petit sourire que je devine être le précurseur d'un grand fou rire. J'explique alors calmement à mon père que ça va bien se passer et que mes amis sont aux trois quart majeurs. Dans le sens où trois des quatre les sont, pas dans le sens où ils sont à un quart d'année de leur majorité. Bon, on va arrêter là avec la logique qui laisse à désirer, et on continue. Je lui promets de rentrer avant deux heures trente du matin, et encore, j'ai négocié. Il m'avait dit minuit pétantes...Le reste du repas se passe bien, la soirée et la journée du lendemain de même. Vers 17h, j'allume l'ordinateur et me connecte à la messagerie instantanée. En attendant, je me regarde dans la glace. Un t-shirt vert pomme, un pantalon...moulant, on va dire, noir, des ballerines blanches. Ca, c'est la tenue de tous les jours. Reste à savoir si je la garde pour ce soir ou si je la change. Un son en provenance de mon ordinateur me sort de ma rêverie.
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
J'adore ton pantalon
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Tu vas le mettre ce soir ?
Mon visage se décompose. C'est quoi ce bordel !! Je constate alors avec inquiétude, que la caméra reliée à l'ordinateur est allumée.
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
J'adore la tête que tu viens de faire !!
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Salut !
Je donne un grand coup sur le haut de la caméra pour la baisser et réponds dans la seconde.
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Krys !!!!!!
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Gros voyeur !!!!
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
T'avais qu'à éteindre ta cam
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
;p
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Grrr !!!
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Oh oui, grogne encore, j'aime quand tu es énervée...
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Ta gueule. J'espère au moins que tu as passé une “bonne” soirée.
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Ca va, ça va. A vrai dire, je crois qu'on les a un peu assommés.
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
C'est-à-dire ?
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Bah...C'est simple, on a été en ville, on s'est séparés. Le froid durant tout le trajet. Je te laisse imaginer l'ambiance...
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Aïen ne tenait plus en place. C'est simple, je l'ai revu que...il y a une petite heure en gros. Il a vraiment l'air fatigué...Mais heureux !
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Et les autres...Matt n'arrête pas de poser des questions existentielles à la con, Anto est revenu de sa, enfin ses nuits “torrides” à dix heures ce matin. Quelle idée de naître le jour de la Saint Valentin aussi...Et moi je meuble le temps.
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
On se voit toujours ce soir ?
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Bien sûr.
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Je te laisse te préparer...
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
Merci. A ce soir !
L'univers au fond des yeux d'une vie expirante dit :
Oui. Et je maintiens pour le pantalon... :D
Il est trop tard pour les regrets, c'est un nouveau jour, une nouvelle vie dit :
;p
Je me mets hors ligne, éteins la caméra et me dirige vers la penderie. Après un certain temps à hésiter, j'opte pour une petite robe à bretelle bleu nuit, avec des dentelles légèrement plus sombre en bas, à hauteur des genoux. J'y ajoute une fine ceinture noire avec des strass argentés. Oh, pas beaucoup, juste une dizaine. Et les accessoires qui vont en plus. Dont un pendentif blanc en forme de goutte d'eau. Enfin, je m'habille quoi. Sur le coup de 19h, la sonnerie de l'entrée se fait entendre. J'attrape mes ballerines noires et descends l'escalier rapidement. Ma mère a ouvert et rigole avec Matt et Krys.
[K]
Des bruits de pas se font entendre dans l'escalier, Matt et la mère de Julia se retournent. Je suis déjà face à Julia.
- Ce que tu es belle ma chérie !! fait sa mère.
Ca au moins, ça vient du fond du c½ur. Elle sourit mais je devine qu'elle est un peu gênée...J'ai les yeux qui brillent. Pfffffou...Ca fait beaucoup d'un coup là ! Je me mords la lèvre inférieure et me rattrape immédiatement en affichant un grand sourire. J'espère qu'elle n'a pas vu ce que j'ai fait...Au pire, je dirais que ça me démangeait...Matt aussi a les yeux qui brillent. Il la serre dans ses bras.
- Tu es superbe !
- Eh ! C'était ma phrase ça !!
Nous rions. Je la serre contre moi et lui fait la bise. Pendant quelques secondes, son parfum m'enivre. Je me détache d'elle et nous restons les yeux dans les yeux, à se sourire. Tout simplement. Sa mère nous arrache à notre rêverie.
- Alors, où allez-vous ?
- C'est un secret, on ne peut pas le dire !!! lui répond Matt.
- Mais ne vous inquiétez pas, on va faire attention à elle !
- Et on ne rentrera pas tard...
- Je vous fais confiance. Alors amusez-vous bien !!
Chacun fait la bise à sa maman, puis nous partons. Un vieil ami à Matt a consenti à nous amener en ville, mais il ne pourra pas rester. Une histoire de petite copine qui arrive ce soir, ou un truc dans le genre. Enfin, ça ne me dérange absolument pas. De toutes façons, il n'est pas au courant pour nous. Nous nous rendons donc en ville, où les deux autres nous attendent.
[Aïen]
- T'en veux toujours à Julia ?
Sa question résonne en silence. Non, bien sûr que je ne lui en veux pas.
- Alors ? redemande Anto.
- Non. Et puis je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais...
- C'est clair. Tu la vois avec Krys en train de s'embrasser, tu pètes un câble, tu prends la vie de huit innocents, tu te bats comme un fou avec Krys...et après tu leur adresse plus la parole pendant une semaine, jusqu'à ce qu'ils nous disent que c'est tout du pipo...Non, non, t'as pas la haine, tu lui en as jamais voulu...
Je souris. Ce qu'il peut être con parfois. Et pourtant, c'est criant de vérité.
- C'est fini...C'est bon ?
- Oui. T'as des sentiments pour elle ?...
- De toutes façons...
- Mais, fais pas ton sage Aïen ! Ca se voit comme le nez au milieu de la figure que tu crèves d'amour pour elle !...Seulement, t'es pas capable de faire le premier pas...Vrai ?
Je hoche la tête en le regardant.
- Ca se voit...à ce point ?
- A moins d'être aveugle, borné ou complètement à l'ouest, ça se voit oui. Enfin, après, c'est moi qui te dis ça et je te connais depuis bientôt huit ans, alors...
J'acquiesce. Je suis étrangement calme, serein. Apprendre ça a peut-être été une sorte de...délivrance pour moi. Une voiture s'arrête juste devant nous. Krys en descend, suivi de Julia. Elle est...superbe. Euh je...je...pas de mots là...
- T'as les yeux qui brillent beau gosse...Bave intérieurement, c'est mieux ! me souffle Antony.
Il prend les devants et la serre dans ses bras.
- Waouh !! Tu t'es fait belle pour moi c'est ça ?! Oh c'est trop gentil !! Mais tu sais, ce soir je risque d'être pas trop dispo et...
Elle explose de rire, nous avec.
- Viens voir. Il faut que je te présente quelqu'un !
Il passe sa main sur son dos et l'amène vers moi.
- Julia, je te présente Aïen ! Aïen, Julia.
- Enchantée.
Elle me tend la main d'un air malicieux. Je lui souris et la prend dans mes bras. Tout est oublié. Pour le moment au moins. Nous nous dirigeons vers un restaurant japonais qu'Antony a spécialement choisi. Il fait japonais à la base, mais sert aussi des plats plus européens, genre pâtes, pizza, hamburger...Tout ce qu'on aime en fait !! La table qui nous est réservée se situe un peu en retrait et la majesté du lieu nous tape à l'½il. La table est dans un coin sur une estrade à quelques marches du niveau zéro, le mobilier est en bois poli et les fauteuils rouges et moelleux ne semblent attendre que nous. Les bougies en verre rouges, jaunes et vertes brûlent doucement, apportant une ambiance agréable et douillette à l'endroit. Le parquet sombre est interrompu sur le côté par un soudain amas de végétations basses et exotiques, autour d'un petit cours d'eau qui dévale rapidement la pente pour finir en un lac miniature au beau milieu du restaurant.
- Yaouh, c'est trop bien ! J'adore ce resto !!
Anto se frotte les mains, heureux de son choix et de nos yeux émerveillés. Il décide de nous placer à sa guise. Moi dans le coin, lui à côté, Matt en bout de table, Krys près de lui et à côté, en face de moi, Julia. Non, non, c'est pas fait exprès. Oui, oui, j'ai tout oublié...Il y a des proximités qui font mal... Les plats arrivent sur la table à peine cinq minutes après nous être installés : pâtes bolognaises, pizza marguerita, sushis, frites, riz...On ne va jamais tout manger !!!
- C'est la fête aujourd'hui !!! Servez-vous !
Anto est totalement dans son élément. Et puis, il a bien raison. Après tout, c'est son anniversaire, sa majorité. Il va recevoir des cadeaux...Je me demande si...
- Dis Anto, t'as déjà fait des v½ux ?
Il me regarde les yeux brillants. Un grand sourire s'étale sur son visage.
- Tu sais à quel point 36 heures c'est court ? Bien sûr que oui, j'en ai déjà fait !!
- C'est quoi cette histoire de 36 heures et de v½ux ? demande Julia.
- Un truc qui n'arrive qu'à la majorité...dit Krys d'un air détaché.
- Plus d'entrain Krys !! C'est trop génial !! s'exclame Anto.
- Mouais...
- En fait, explique Matt, quand on atteint 18 ans “officiellement”, en tant que vampires, on a le droit de faire des v½ux pendant 36 heures. Mais pour faire un v½u, il faut une victime à chaque v½u. Et ce pourquoi on attend tous ce moment avec impatience, c'est que, du moment que le corps n'est pas découvert, chaque personne revit après les 36 heures, et ne se souviendra d'absolument rien. Et chacune te permet de faire un v½u. C'est pas top, ça !!
- C'est un peu le temps de toutes les folies, ajouté-je. Je crois que le maximum qui a été fait, c'était...95 non ?
- 108. Un de plus toutes les vingt minutes.
- Oui. Quand même. Par contre, il ne faut pas, après, qu'on vide une personne avec laquelle on a fait un v½u, et ça pour toute l'éternité...
- Le gars qui en a fait 108 a mordu une personne qu'il avait utilisée pour faire le v½u d'être toujours en bonne santé. Ce qui est ridicule parce qu'on ne peut pas être malade ! Résultat : il a chopé plein de maladies aussi insensées et incroyables les unes que les autres, il est devenu complètement fou et s'est enfermé de lui-même dans une forteresse paumée, loin de toute population...
- ...Parce qu'il voulait mourir le plus vite possible. Il a juste oublié qu'on ne peut pas mourir et, à ce qu'il paraît, aujourd'hui, trois siècles plus tard, il est toujours horriblement tourmenté dans sa prison sans rien pouvoir faire...
- L'éternité à mourir à petit feu...murmure Julia, les yeux rivés sur le cours d'eau.
Nous acquiesçons tous en silence. Elle relève la tête et me regarde droit dans les yeux.
- Aïen, tu as bien dit que les vampires ne peuvent pas tomber malade...
- #Oula, ça sent pas bon... !#
Je me retiens de lancer un regard noir à Antony et hoche la tête pour l'inciter à continuer sa phrase.
- Qu'est-ce qui s'est passé alors...au début de l'année ?
- Eh ! Incident de parcours !! s'exclame Anto avant d'exploser de rire.
Krys et Matt ne se retiennent pas et le suivent dans son délire, tandis que je me contente de sourire sous l'½il interrogateur de mon amie.
- En fait, c'est un peu ça...On va dire que...par mégarde...une personne que je visais et avec qui je me suis retrouvé seul...je l'ai mordue en fait et il se trouve que...bah la femme s'est échappée. Et j'ai mis pas mal de temps pour la retrouver...un peu moins pour la faire disparaître...mais du temps aussi, quand même, pour m'assurer que je n'étais pas découvert. Donc ça m'a prit trois ou quatre jours. Et après c'était le week-end. Voilà.
Les garçons affichent un sourire béat, l'air de dire « On se fout de ta gueule »...Merci. Julia m'observe avec soulagement, un petit sourire sur les lèvres, mais je sens qu'une question persiste. Je lève un sourcil en guise de demande. Elle soupire, se laisse retomber au fond de son siège. Je remarque au passage la main de Krys qui vient effleurer la sienne. L'habitude du jeu ?...Je serre les dents, il le remarque et s'empresse de se resservir. Elle, ne semble même pas perturbée. Elle me fixe toujours et demande doucement :
- Tu m'as dis aussi que...tu n'aimais pas le sang...finit-elle dans un souffle.
- Oui, approuvé-je avec un sourire. J'ai horreur du sang cuit...Mais je fais parfois des exceptions...
Je lui tends un sushi, qu'elle accepte avec un sourire. Des conversations des plus diverses germent au cours du repas. Anto ne se gêne d'ailleurs pas pour aller prendre des collations d'un autre genre, au moins cinq fois. Et finalement, vers 23 heures, nous avons vidé tous les plats. L'ambiance est plus que bonne enfant, une entente excellente s'est rétablie entre nous tous, comme avant leur petite blague. Mais la question survit en moi et mon instinct me pousse à lui poser. Alors que nous quittons la table, je saisis doucement le poignet de Julia.
- Pourquoi ? demandé-je dans un souffle.
Elle reste interloquée.
- Pourquoi, avec Krys...vous... ? Tu...tu voulais me rendre...jaloux ? hésité-je.
Elle affiche une moue incertaine, puis m'adresse un sourire. Elle secoue la tête.
- Non. D'ailleurs pourquoi ? Tu ne ressens pour moi que de l'amitié...non ?
Pincement au c½ur. Elle se libère de mon emprise et sort rejoindre les autres.
[K]
Après quelques minutes, Aïen vient nous retrouver. Julia ris à une blague de Matt, alors qu'Anto revient d'une petite pause personnalisée. Je ne sais pas de quoi ils ont parlé, mais autant ne pas trop s'en soucier. Anto m'apostrophe.
- Krys !! C'est l'heure d'aller danser !!
- Et d'aller boire !!! répliqué-je.
Nous rions tous ensemble et nous dirigeons vers une boîte de nuit.Et voilà !!! Quoi ?
Comment ça c'est trop court ????? xD
Comme vous avez pû le voir, il y a deux musiques sur ce chapitre
et l'endroit où se situe la deuxième était l'ancienne limite
entre les deux chapitres fusionnés...
Ca va, vous suivez toujours ? :p
(Pour la première musique, c'est le seul moment où j'ai regardé TF1
alors hein, pas de "oh tu suis machin, t'aimes qui ????"
parce que...bah que dalle, la plupart sont nuls :p )
Donc j'attends vos impressions !!!
Et pour ceux qui regardent l'image avec un drôle d'oeil...
Je sais, je sais, je suis écolo, je recycle MOI !!! xD
Rendez-vous au chapitre 34 !!
*
Bon alors, il y a quelques incompréhensions xD
Pour le coup des 36h....En fait, quand un vampire atteint ses 18 ans,
Il a le droit de faire un voeu à chaque fois qu'il "mord" quelqu'un
Et l'avantage (je suis à fond dans le truc morbide là xD) c'est que si le corps n'est pas découvert
La personne revit sans se souvenir de rien à la fin des 36h
Kézako ? Compris ? Ou encore besoin d'explication ? xD
Ensuite, je comprends pas certaines réactions vis-à-vis de Julia...
J'vais la planquer xD Et ne commencez pas à vous habituer à de si long chapitres !!! :p
Je tiens à signaler à la personne qui m'a dit que je n'avais pas publié depuis une éternité
Qu'une éternité est difficilement quantifiable, donc théoriquement,
ce mot n'a aucune signification dans ta phrase ^.^
Ce que j'adore avec vous, c'est que vous voyez des nouveaux personnages partout xD
Concernant le resto où ils ont mangé...J'avais trop la flemme de faire le dessin xD
et en plus, vous croyez que j'allais le dessiner, nan mais oh !
Donc euuuuuh
Bah rendez-vous à la prochaine publi xD